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L’ANC condamne la violence policière et la terreur opposées par le régime RPT/UNIR aux revendications légitimes des étudiants
Publié le lundi 26 juin 2017  |  ANC Togo


© aLome.com par Parfait & Edem Gadegbeku
Sept étudiants relaxés pour défaut de preuves au terme d`un procès sous tension après les violences du 14 au 16 juin sur le campus de Lomé
Lomé, le 20 juin 2017. Salle d`audience du Palais de justice de la capitale togolaise. Le procès des étudiants de l’Université de Lomé arrêtés lors des manifestations des 14,15 et 16 juin 2017 sur le campus universitaire réclamant de meilleures conditions d’études s`est achevé sur une relaxe de 7 étudiants pour défaut de preuves, à la grande satisfaction de leur conseil. Le procès s’est déroulé sous une grande tension entretenue par le mécontentement des étudiants venus épauler leurs camarades jugés.


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C O M M U N I Q U E

L’ANC condamne la violence policière et la terreur

opposées par le régime RPT/UNIR aux revendications légitimes des étudiants

Le lundi 19 juin 2017, Lomé notre capitale était sous tension, quasiment en état de siège, avec des pluies de grenades lacrymogènes par endroits. L’ensemble des effectifs de police et de gendarmerie ainsi que des unités des forces armées togolaises en cagoules, étaient déployés autour du palais de justice et à travers la ville pour le déroulement du procès injuste et sans fondement, intenté à la hussarde contre des étudiants de l’Université de Lomé (UL).

Ces étudiants, arrêtés arbitrairement les 14, 15 et 16 juin 2017, au cours de 3 journées de terreur planifiées par le pouvoir RPT/UNIR pour réduire au silence la Ligue Togolaise de Défense des Droits des Etudiants (LTDE), ont dû être purement et simplement relaxés, tard dans la soirée, faute de preuves soutenant les charges abusives retenues contre eux. Cependant, au moins deux étudiants demeurent encore en détention, notamment le leader de la LTDE, le nommé Folly Satchivi, gardé en milieu hospitalier en raison des mauvais traitements qui lui ont été infligés par les forces de répression.

En condamnant avec fermeté la propension du gouvernement RPT/UNIR à utiliser systématiquement les forces armées pour réprimer sauvagement les manifestations pacifiques de citoyens revendiquant leurs droits légitimes, l’ANC demande la libération immédiate et sans conditions du nommé Folly Satchivi et de tous ses collègues, qui ne font que revendiquer et défendre les droits légitimes des étudiants, face à un gouvernement qui ne respecte pas ses propres engagements.

L’ANC dénonce tout particulièrement l’incurie des autorités universitaires qui, sur des présomptions fallacieuses indignes de leurs statuts de sommités académiques et en violation des franchises universitaires, lancent aux trousses de leurs propres étudiants les forces de répression du régime RPT/UNIR, réputées pour leur cruauté.

En effet, le mercredi 14 juin 2017, alors que devait s’ouvrir l’Assemblée générale de la LTDE pour, essentiellement, faire le point de la plateforme revendicative des étudiants, le pouvoir RPT/UNIR, manifestement pour empêcher la tenue des assises, a déployé sur le campus universitaire de Lomé et aux alentours, à la demande du Professeur Dodji KOKOROKO, Président de l’UL, un dispositif de plusieurs centaines d’éléments des forces armées, de police et de gendarmerie, qui s’est appliqué à réprimer avec une barbarie inouïe, cette manifestation pacifique estudiantine.

Cette répression barbare, qui s’est poursuivie les jeudi 15 et vendredi 16 juin 2017, est d’autant plus scandaleuse qu’elle intervient au moment même où le Ministre de la Sécurité, le Col. Yark Damehane, interpellé à l’Assemblée nationale par des députés de l’opposition, cherchait à nier et à couvrir les brutalités policières et les violences meurtrières de la police et de l’armée, qui n’hésitent pas à tirer à bout portant sur la foule, pendant les manifestations publiques pacifiques.

Au cours de ces journées de terreur, ces forces de répression ont pourchassé à cœur joie, traqué et molesté les étudiants, tiré des grenades lacrymogènes dans les amphis et dans les cités, occasionnant de nombreux blessés.

Dans un contexte de faillite totale de la politique gouvernementale de l’éducation en général et de l’enseignement supérieur en particulier, il est inadmissible que des revendications estudiantines tout à fait légitimes, n’aient pour toute réponse que des brutalités policières.

C’est dire que le régime RPT/UNIR continue de priver le secteur stratégique de l’éducation et de l’enseignement supérieur de tout moyen de développement en refusant de placer au rang de ses priorités, la formation adéquate de la jeunesse togolaise. Dans le même temps, ce régime continue d’exposer les ressources nationales à la corruption, à la gabegie et au détournement. Les voyages d’agrément, la collection de villas et de voitures de luxe, le libertinage, toutes les activités inutiles et sans aucun intérêt pour le pays, sont érigées en gouvernance courante, pendant que des sommets coûteux et ruineux sont encore annoncés avec, en perspective, le siphonage des maigres ressources nationales qui devraient aider à répondre aux revendications estudiantines.

L’ANC marque son entière solidarité avec les étudiants en lutte pour l’amélioration de leurs conditions d’études et appelle les populations togolaises à les soutenir dans cette lutte. Elle demande au gouvernement :

de prendre résolument en compte les revendications légitimes des étudiants ;
de prendre en charge tous les étudiants blessés par les soldats, au cours de ces journées de terreur ;
de mettre définitivement fin à toute répression des manifestations pacifiques des citoyens ;
de mettre définitivement fin à l’usage des forces armées togolaises dans le maintien d’ordre de toute manifestation pacifique.


Fait à Lomé, le 21 juin 2017

Pour le Bureau National,

Le Vice-Président



Signé



Patrick LAWSON-BANKU
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