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Shinzo Abe, premier ministre du Japon à Addis-abeba : « L’Afrique est aujourd’hui un continent qui porte les espoirs du monde »
Publié le samedi 18 janvier 2014  |  Xinhua


© Autre presse par DR
Shinzo Abe, Premier ministre japonais


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Joignant le geste à la parole à la suite de son engagement, lors de la cinquième Conférence de Tokyo pour le développement économique de l’Afrique (Ticad V), de fouler le sol de l’Afrique, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a réaffirmé la note d’espoir de son pays à l’endroit du continent et annoncé des financements importants « pour remplir (sa) promesse ».
S’exprimant, mercredi dernier, à Addis-Abeba (siège de l’Union africaine, en Ethiopie), dernière étape de sa tournée africaine qui l’a mené en Côte d’Ivoire et au Mozambique, le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe, a la certitude que l’Afrique « détient dans ses mains les semences fiables du futur ». « Avec le potentiel que lui donnent ses ressources, avec sa capacité de croissance économique, l’Afrique est aujourd’hui un continent qui porte les espoirs du monde », a-t-il poursuivi, en présence du Premier ministre éthiopien, Hailé Mariam Desalegn, et de la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. Après avoir rendu hommage à Nelson Mandela, M. Abe a rappelé aux Africains que « l’être humain ne doit jamais perdre espoir. Sinon il cesse d’encourager le destin et devient son esclave ». C’est justement autour de l’espoir en l’Afrique que le chef du gouvernement japonais a bâti son discours. D’abord, son pays compte tenir ses engagements et faire mieux en soutenant financièrement le continent (lire encadré).
La philosophie et l’organisation du travail, telles que conçues par le peuple japonais, ont été régulièrement rappelées dans son allocution. « La société japonaise est un lieu où l’on génère des profits, mais bien avant cela, c'est un lieu où l'on met en commun l’apprentissage et l’ingéniosité, où l'on partage non seulement la peine, mais aussi la joie », a-t-il fait savoir. Une conception du travail que les entreprises japonaises désireuses de s’établir en Afrique pourraient apporter avec elles, afin de « donner de la force à chacun et faire exprimer à chacun sa créativité », a poursuivi Shinzo Abe. Déjà, la présence japonaise en Mauritanie a permis à ce pays, où s’est implantée la société des moteurs Yamaha, de fabriquer le premier bateau « Made in Mauritania ». Ceci est la preuve que le partenariat entre le Japon et l’Afrique est du « gagnant-gagnant », dans le vrai sens du terme, a estimé M. Abe. A son avis, « s’il arrive que le travail soit perçu comme une corvée dans le pays d’accueil, les rapports qui s’instaurent avec les entreprises japonaises changent cela ». Le lieu de travail peut devenir un lieu de joie si on respecte les efforts de chacun. Il est optimiste que les transformations culturelles que l’on observe dans les pays asiatiques peuvent être vécues par les Africains, grâce aux entreprises japonaises. Aux entrepreneurs japonais, il a lancé ce message : « Vous qui, pendant de longues années, avez tissé la tapisserie de la croissance en Asie, merci de désormais tisser résolument celle-ci en Afrique et d’un fil brillant ».

Miser sur les femmes et les jeunes d’Afrique
Shinzo Abe n’a pas oublié les femmes et les jeunes dans son discours. La diplomatie japonaise compte se focaliser sur les efforts de chaque jeune et chaque femme. Il suffit de montrer à la jeunesse du continent qu’elle a un avenir prometteur pour faire avancer le continent, a-t-il ajouté. Et pour faire jouer à cette frange sa partition dans le développement de l’Afrique, le Japon s’est engagé à créer des centres de formation des ressources humaines pour le secteur de l’industrie. L’Initiative Abe (African business educational initiative for youth) permet à de jeunes africains sélectionnés d’étudier dans des universités japonaises. Déjà, 58 universités de renom du Japon se proposent de les accueillir. Tokyo a aussi un programme « Sport pour demain » visant à aider les jeunes africains dans le domaine sportif. Pour les femmes, il est important qu’elles participent au processus de décision dans les communautés villageoises, que le taux de scolarisation des jeunes filles augmente, de même que le nombre de sages-femmes et d’infirmières. « Lorsque les femmes africaines brilleront, nul doute que l’Afrique sera un flambeau », a dit Shinzo Abe. Il a remercié l’Afrique pour son soutien dans le choix de Tokyo comme ville hôte des Jeux olympiques de 2020. M. Abe a, par ailleurs, annoncé que Tokyo et Addis-Abeba seront reliées par des vols directs.

2 milliards de dollars de Tokyo en appui à l’Afrique
Conformément à ses engagements pris à Yokohama lors de la cinquième Ticad, le Japon compte appuyer l’Afrique financièrement pour son développement et dans la lutte contre l’insécurité. En 2012, nous nous sommes engagés à fournir un milliard de dollars sur cinq ans. Nous avons à présent décidé de doubler le montant des prêts en yens que nous fournirons sur cette même période, c’est à dire d’engager deux milliards de dollars », a déclaré le Premier ministre japonais, Shinzo Abe.

320 millions de dollars pour lutter contre les conflits et catastrophes
Par ailleurs, dans le cadre de sa coopération avec l’Union africaine, Tokyo s’engage à mettre en œuvre 320 millions de dollars d’aide pour lutter contre les conflits et catastrophes dans le continent, a déclaré son Premier ministre, Shinzo Abe. Trois millions de dollars tirés de ce montant seront destinés à aider la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca). Le Japon met aussi en œuvre une aide humanitaire dans ce pays et prévoit, pour le Soudan du Sud, en proie à un conflit, une aide de 25 millions de dollars.

Malick CISS

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