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Augmentation du prix des carburants : Les arguments tirés par les cheveux du ministre Nabagou
Publié le lundi 20 janvier 2014  |  Telegramme228


© Autre presse par DR
Bissoune Nabagou ,le ministre de l’Equipement Rural


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Togo - Doit-on en rire ou en pleurer ? « Nous avons atteint un niveau de subvention à telle enseigne que ça agissait sur les finances publiques », « On ne peut pas continuer de subventionner les prix des produits pétroliers qui ne profitent qu’aux plus nantis ». Tels sont entre autres arguments forces étalés ce lundi par le ministre de l’Equipement Rural, Bissoune Nabagou, au micro de nos confrères de Victoire fm.

Drôle de manière de se soucier des pauvres puisque ce sont ces derniers qui sont encore la majorité écrasante à utiliser aussi bien le pétrole lampant que les autres carburants soit directement ou indirectement. Bref l’usage de ces populations ne s’arrête pas au pétrole lampant dont on se défend de n’avoir pas augmenté le coût.

Dans son développement, le ministre Nabagou a situé les origines de cette augmentation des prix des produits pétroliers à 2011. « Cette décision remonte à depuis deux ans, la dernière augmentation c’était en juillet 2011. Depuis 2009, le prix du baril a commencé par grimper. Parti autour de 45 dollars US, il a atteint son pic en 2011 à plus de 120 dollars US. Et depuis, le prix du baril n’a pas baissé en dessous de 100 dollars US. Alors que l’augmentation des prix en 2011 n’avait pas appliqué la vérité des prix. Ça veut dire que le coût réel n’était pas appliqué. Et depuis le cours haussier du produit, on n’a jamais augmenté le prix des produits pétroliers. Ça veut dire que le gouvernement a continué par subventionner les produits pétroliers pour rendre accessible le carburant à nos populations. Cette subvention en réalité lorsqu’on regarde n’a pas profité à cette population vulnérable », a-il-souligné. « Par exemple, quand vous prenez votre grosse bagnole et que vous allez mettre le plein à un coût amoindri et que l’Etat paie le complément, celui qui est au bout du monde avec son petit vélo où la nuit n’utilise que le pétrole lampant, à quoi ça lui profite ? », s’est-il également interrogé avant de répondre que « ça ne profite finalement qu’aux plus aisés. Et le gouvernement togolais dans sa quête de l’équité, dans sa quête de la justice sociale et pour éviter la lourdeur sur les budgets et les finances de l’Etat et permettre également de pouvoir importer les produits, il a fallu relever les prix pour réduire le niveau des subventions ».
Il n’a en aucun moment accepté qu’on associe l’augmentation de ces coûts à un relèvement des salaires réclamé en vain ces derniers temps par les fonctionnaires togolais.

« Je voudrais que vous me donnez un exemple dans lequel pays, on a augmenté le prix des produits pour dire que demain j’augmente le salaire ou j’ai augmenté le salaire donc demain je vais augmenter le coût du pétrole. Tout simplement pour vous dire que le gouvernement togolais, très sensible à la situation difficile de nos populations et pour rendre le carburant accessible à ces populations là était contraint de subventionner et a toujours subventionné. Même, malgré cette augmentation, ce n’est pas la vérité des prix. Elle est très loin de la vérité des prix. Le coût exact du carburant s’il faut le dire aujourd’hui est au-delà de 700 F cfa, 750 F cfa environ le litre, le coût réel », a aussi informé le ministre de l’Equipement rural qui se fondait selon ses propres dires sur une légère augmentation du coût de baril de pétrole qu’il y aurait eu sur le marché mondial au mois de décembre dernier.

A titre de rappel, il est à noter que le nouveau relèvement du coût des produits pétroliers décidé le 15 janvier dernier par le gouvernement togolais n’a pas touché le pétrole lampant. Il fixe les coûts au litre comme suit : essence sans plomb, 665 F cfa, pétrole lampant, 490 F cfa, Gaz oil, 679 F cfa, Mélange 2 temps, 745 F cfa, et des gaz butane 12,5 kg et 6 kg respectivement à 6500 F cfa et 3120 F cfa.

G.K, Lomé

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