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Plaidoyer de la Commission de la CEDEAO pour l’enracinement de la gouvernance démocratique en Afrique de l’ouest

Publié le jeudi 1 aout 2019  |  ECOWAS
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© aLome.com par Edem Gadegbeku & Jacques Tchakou
Locales 2019: Après avoir accompli son devoir civique, J-P Fabre a dénoncé des velléités de fraudes dans le Golfe 4
Lomé, le 30 juin 2019. Locales 2019. Centre de vote de Kodjoviakopé (Golfe 4). Après avoir accompli son devoir civique, J-P Fabre a dénoncé des velléités de fraudes dans cette commune.
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Abuja, le 30 juillet 2019. La Commission de la CEDEAO plaide pour l’enracinement de la gouvernance démocratique en Afrique de l’Ouest afin d’y instaurer un climat propice à la stabilité et au développement économique.


Dès le début de la conférence régionale de deux (2) jours consacrée à la sécurité électorale dans les États membres de la CEDEAO, le 30 juillet 2019 à Abuja au Nigéria, les participants ont été invités à centrer leur attention sur les nombreux défis liés au processus électoral nécessitant des mesures appropriées des parties prenantes dans le but de redonner à la bonne gouvernance un lustre nouveau.

Prenant la parole au nom du Général Francis Béhanzin, Commissaire chargé des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité de la CEDEAO, ainsi que du Directeur des Affaires politiques, le Chef de la Division de la facilitation de la médiation, M. Ebenezer Asiedu, a affirmé qu’en dépit de la régularité de la tenue des élections dans la région, celles-ci n’ont pas pu se passer sans violence.

Avertissant d'une nouvelle menace à la gouvernance démocratique, il a déclaré que les processus électoraux ayant connu des défaillances constatées ont parfois été caractérisés par des manipulations et un mépris flagrant du droit électoral, au point d’occasionner un rejet des résultats, ce qui a ainsi contribué à saper le développement et la consolidation de la culture démocratique souhaitée.

«Malheureusement, la conduite des élections qui fait partie de nos pratiques de gouvernance démocratique dans les États membres et, par extension, dans la région, s'accompagne souvent d'un sentiment généralisé de peur, de malaise et de panique, ainsi que de la perception d'un risque de violence élevé», a-t-il ajouté.

C'est pour cette raison, a-t-il déclaré, que la conférence régionale avait été organisée pour servir de cadre d'apprentissage collaboratif sur les meilleures pratiques régionales et internationales, ainsi que pour évaluer les incidents passés et les efforts d'atténuation et de prévention, tout en analysant les tendances intra-nationales et régionales de la violence à toutes les phases du cycle électoral.

La réunion des parties prenantes tient également lieu de cadre pour recueillir et diffuser les meilleures pratiques dans la région et sert d'outil pour guider les praticiens du développement, les responsables politiques et les décideurs, dans la promotion d'élections pacifiques et démocratiques.

Dans un message de soutien, le Chef du projet «Reacting to Early Warning and Response Data in West Africa» en français "Réaction aux Données d'Alerte et d'intervention précoces en Afrique de l’Ouest" (REWARD) de l’Agence des États-Unis pour le Développement international (USAID), M. Alimou Diallo, a déclaré que les efforts qui ont abouti à la convergence des parties prenantes "témoignent d'un engagement croissant en faveur de l'amélioration de la culture démocratique et des élections pacifiques dans la région".

Il a souligné que les enseignements tirés en matière d'administration, de gestion et de sécurité des élections sont de nature à favoriser la baisse des tensions et de la violence en période électorale, même si l'Afrique de l'Ouest a été confrontée à de nombreux défis liés à ses processus de démocratisation. La région, a-t-il affirmé, a également "surmonté de nombreux obstacles et réalisé des progrès considérables, depuis que la CEDEAO a adopté la démocratie multipartite comme seule source de légitimité politique en 1991, par le biais de la Déclaration des Principes politiques de la CEDEAO".

La conférence vise à renforcer les programmes régionaux et internationaux d'assistance et de prévention de la violence en période électorale qui ont pris de l'importance depuis la fin de la guerre froide. Selon le chef du projet REWARD de l'USAID, cela renforce également la détermination et les convictions en faveur des valeurs de tolérance, de respect mutuel, d'unité dans la diversité et de coexistence entre toutes les communautés de la région.

Il a invité les participants à la conférence à s’attaquer sérieusement aux défis de taille posés par le terrorisme et l’extrémisme violent dans la région et à essayer de résoudre tout différend susceptible de compromettre la crédibilité démocratique durement acquise de l’Afrique de l’Ouest.

Le représentant de la Commission électorale nationale indépendante du Nigéria (INEC), M. Ifeanyichucku Agoha, a salué les efforts de collaboration entre la CEDEAO et l’INEC et souhaité que d’autres organismes régionaux sur le continent tirent également profit des riches échanges.

Le Directeur exécutif du Réseau ouest-africain pour l’Edification de la Paix (WANEP), M. Chuckwuemeka Eze, a soulevé des questions pertinentes touchant la nature de la sécurité dans la région, le fardeau de l'héritage colonial et la nécessité impérieuse pour les États membres de la CEDEAO de prospérer pacifiquement tout en jouant un rôle avant-gardiste dans la recherche des réponses à leurs besoins réels.

La Vice-Présidente de la Commission électorale nationale autonome (CENA) de la République du Bénin, Mme Geneviève Boco Nadjo, ainsi que l'ex-Président du Réseau des Commissions électorales de la CEDEAO (RESEAO), le Général Sangaré Siaka du Mali ont fait un point sur la situation de leurs pays et exprimé l’espoir que la conférence contribue à l’élaboration de stratégies visant à limiter les manipulations et les violences liées aux élections, entre autres.

Le Conseiller principal en matière d’éducation et d’intégrité électorales de «Creative Associates International» a présenté une communication sur la définition des concepts pertinents ainsi que sur les facteurs sécuritaires, politiques, socio-économiques et contextuels qui entrent généralement en jeu lors des processus électoraux.

Des élections sont prévues dans au moins dix (10) pays d’Afrique de l’Ouest entre 2019 et 2020. Les acteurs présents à la conférence étaient issus notamment du RESEAO, des Organismes régionaux de Gestion des Elections (OGE), du Centre pour la Démocratie et le Développement (CDD) et de la société civile, entre autres.

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