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Gabon : Sylvia Bongo Ondimba lance les travaux du colloque de la Banque mondiale sur les femmes

Publié le samedi 1 fevrier 2020  |  AGP
F.
© Autre presse par PRESIDENCE DU TOGO
F. Gnassingbé s’est rendu ce 08 juin 2019 à Libreville au Gabon, pour la cérémonie de commémoration du 10è anniversaire du rappel à Dieu de feu président gabonais Omar Bongo Ondimba
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La Première Dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a ouvert ce jeudi 30 janvier 2020, à Libreville, les travaux du colloque, organisé par la Banque Mondiale, sous le thème « les femmes, l’Entreprise et le Droit 2020 : Défis et opportunités pour l’autonomisation économique des femmes en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale ».

Durant deux jours, les représentants de 14 pays africains aborderont, entre autres, des questions relatives à des stratégies visant à promouvoir l’égalité homme-femme, à la réduction de la violence, à la prévention des mariages précoces, à l’amélioration de l’accès à l’emploi, à la terre et à la propriété, dans le cadre de 06 panels avec la participation au niveau ministériel de différents pays.

Ouvrant les travaux de ce colloque, rehaussé par la présence des Premières Dames de la République Démocratique du Congo, Madame Denise Nyakeru Tshisekedi, ainsi que du Burkina Faso Madame Sika Kabore, la Première Dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a relevé l’importance de défendre la cause des femmes qui constituent, selon elle, le facteur indispensable pour le progrès social et de développement économique d’un pays.

« En Afrique, plus particulièrement et plus que partout ailleurs dans le monde, les femmes constituent les piliers dans le foyer, mais également les piliers dans le monde de l’entreprenariat et des innovations de talents. En tant que mères et tant que femmes, en tant que tout à la fois, elles influencent au quotidien sur la santé, l’éducation l’agriculture, le commerce. Elles jouent ainsi un rôle essentiel pour le bien-être des membres de leur famille. Ne pas valoriser le talent et le potentiel de cette tranche majoritaire, aux nations, c’est se condamner à ne plus pouvoir prospérer », a-t-elle dit, déplorant par la suite « partout dans le monde le potentiel des femmes est encore trop limité par des mesures discriminatoires qui affecte chaque étape de leur vie ».

Relatant l’œuvre du Gabon dans la promotion de la condition de la femme, la Première Dame du Gabon a profité de cette tribune pour rappeler la participation d’anciens chefs d’Etat gabonais, dans l’émancipation et la promotion de la femme gabonaise en particulier.

« Notre pays s’est démarqué dès l’accès à l’indépendance par son engagement à améliorer la condition de la femme dans la société. Aussi voudrais-je rendre un hommage appuyé aux présidents Léon Mba et Omar Bongo Ondimba, qui ont énormément soutenu les femmes dans notre pays et ont largement contribué à la promotion de leur émancipation et leur inclusion économique et sociale», a-t-elle salué, avant de relater également les actions menées par son époux, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, en faveur des femmes.

« Au niveau législatif, la signature de plusieurs instruments juridiques internationaux en faveur de la femme, a produit comme résultats l’égalité en droit consacré par la constitution, de même que l’égalité à l’accès des mandats électoraux et aux représentativités politiques et professionnelles. Dans les domaines de la santé, la construction d’hôpitaux de dernière génération, totalement dédiés à la femme et l’enfant, témoignent de ce souci constant, de garantir à la femme et sa progéniture des conditions optimales d’une prise en charge qualitative. Dans le secteur de l’éducation, le Gabon peut être fier d’avoir les taux d’alphabétisation au primaire les plus élevés en Afrique, également atteint la parité au niveau de l’accès à l’éducation », a-t-elle fait savoir.

Silvia Bongo Ondimba a exhorté l’assemblée à se mobiliser pour le bien être de la femme : « Ma profonde conviction est qu’il est temps d’agir tous ensemble hommes et femmes, gouvernement et secteur privé, société civile et partenaires internationaux, pour nos filles, pour nos sœurs, nos mères, pour notre pays tout entier. Tous les leviers doivent être utilisés pour obtenir des résultats, faire changer les comportements, afin de voir émerger un monde plus juste, plus égalitaire et plus prospère ».

La ministre gabonaise de la Promotion et l’Intégration de la Femme au développement, chargée de La Lutte contre les violences faites aux femmes, Prisca Koho Lend, s’est, pour sa part ; réjouie de la tenue de cette rencontre enrichissante pour l’Afrique , qui par ailleurs serait pour elle, l’expression de la volonté de l’engagement des plus hautes autorités gabonaises, pour accélérer les progrès en faveur de l’autonomisation de la femme, avec pour missions de défendre et garantir la promotion des droits et l’intégration de la femme au développement.

Selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies, 35% des femmes dans le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime ou des violences sexuelles de la part d’une autre personne (sans compter le harcèlement sexuel) à un moment donné dans leur vie. Au Gabon les femmes représentent 90% des victimes violences sexuelles, 83% des violences économiques.

Cette cérémonie a vu la présence de quelques membres du Gouvernement, de hauts responsables de l’administration gabonaise, de la société civile gabonaise, et des délégations étrangères.

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