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Présidentielle 2020 : Les évêques catholiques convient leurs fidèles à un triduum et admonestent le ministre Boukpessi

Publié le lundi 3 fevrier 2020  |  aLome.com
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© aLome.com par Edem Gadegbeku & J. Tchakou
Prise de possession canonique du siège épiscopal par le nouvel archevêque de Lomé, Mgr Barrigah-Bénissan
Cathédrale de Lomé, le 11 janvier 2020. Prise de possession canonique du siège épiscopal par le nouvel archevêque de Lomé, Mgr Nicodème-Yves Anani Barrigah-Bénissan. Un évènement qui a connu la présence de Faure Gnassingbé, du Gouvernement togolais, de diverses autres autorités et de plusieurs dignitaires de l`Eglise catholique du Togo et d`ailleurs.
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A la faveur de la tenue de la présidentielle du 22 février 2020, les 1ers responsables de l’Eglise catholique au Togo ont de nouveau tenu à adresser un message neutre à tous les Togolais de tous bords politiques ce 02 février. Tout en faisant une série de précisions sur les derniers développements de l’actualité politique au Togo.



«Afin d’implorer la grâce du Seigneur sur la période sensible de la présidentielle 2020», les 6 actuels évêques de l’Eglise catholique du Togo ont convié ce 02 février leurs ouailles «à un triduum de prières du 17 au 19 février». 3 jours d’intenses prières durant lesquelles les catholiques du Togo sont appelés à «offrir le Saint sacrifice du Christ et en faisant l’adoration du Saint Sacrement à cette même intention».
Pour l’essentiel, dans leur sortie, les évêques ont repris à leur compte les 1ers mots phares de l’homélie de Mgr Barrigah-Bénissan lors de sa prise de fonction le 11 janvier dernier. Des mots adressés par l’archevêque métropolitain, en présence de Faure Gnassingbé, à tous les Togolais appelés à opérer un choix le 22 février prochain. Ainsi, dans l’adresse de ce 02 février 2020, ces dignitaires de l’Eglise catholique du Togo ont une nouvelle fois «convié les Togolais à voter le 22 février prochain dans la paix, le respect et en liberté de conscience».

L’Eglise catholique n’a pas digéré la posture du catholique Boukpessi sur la CEJP


La CEJP (Commission épiscopale Justice & Paix) s’est vu refuser sa demande d’observer la présidentielle de 2020 par le ministère de l’Administration territoriale. Une position que les évêques jugent «contraire à un droit reconnu par la Constitution togolaise, l’observation étant une des missions ordinaires de toute CEJP». Les 1ers dirigeants du catholicisme au Togo ont pour ce faire rejeté vigoureusement les «allégations avancées par Payadowa Boukpessi pour refuser l’accréditation électorale à cet organe ecclésial. Les vraies raisons de ce refus sont certainement à chercher ailleurs», font observer les membres de la CET.
Concernant les «allégations de financements obscurs de la CEJP, les évêques expriment leur vive indignation face à des propos discourtois qu’ils considèrent comme une insulte adressée à l’Eglise catholique alors que le ministre Boukpessi avait bien reçu le rapport d’activités de la CEJP dans lequel figurait un bilan clair de ses financements», assène le communiqué de ce 02 février 2020.


Par ailleurs, ce regroupement des patrons des diocèses catholiques du Togo a tenu à préciser que «l’observation électorale que projetait la CEJP était totalement gratuite et volontaire. Nulle part, il n’a été question de payer les bénévoles qui se sont inscrits pour une telle tâche citoyenne». Mieux, soulignent Mgr Barrigah-Bénissan et ses collègues, «la CEJP n’a jamais demandé une contribution financière de la part des fidèles pour une observation électorale et n’entend pas le faire. La démarche de la CEJP n’est donc pas à confondre avec d’autres initiatives appelant les citoyens à mobiliser des fonds en faveur d’autres objectifs».
L’observation neutre de la CEJP lors de la présidentielle de mars 2010 au Togo avait permis à l’opinion nationale et internationale de se faire une idée très précise sur les conditions de la tenue de ce scrutin qui avait vu officiellement la réélection de Faure Gnassingbé pour un second quinquennat. Des résultats officiels contestés dans la rue durant 3 ans sans interruption par l’opposition togolaise via des marches hebdomadaires.



Edem G. & Akoyi A.



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Publié le: 3/2/2020  |  aLome.com Radio

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