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Tribune libre/Quand l’ISESCO oublie l’Afrique…

Publié le dimanche 15 mars 2020  |  aLome.com
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© Autre presse par DR
Avec 54 États membres, l`ISESCO est l`une des plus grandes organisations islamiques internationales, avec comme langues de travail l`arabe, l`anglais et le français.
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L'ISESCO (Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture) est un organisme établi en mai 1979 par l'OCI (Organisation de la Conférence Islamique, actuelle Organisation de la Coopération islamique). Avec comme langue de travail l'arabe, l'anglais et le français, l’ISESCO, avec ses 54 Etats membres, est l'une des plus grandes organisations islamiques internationales. Avec entre autres comme priorité le secteur éducatif sur le continent noir.

Cependant, depuis l'arrivée en mai 2019 d’une nouvelle Direction, l’ISESCO semble dévier de sa trajectoire première. En effet, créée en 1979 à Rabat (Royaume du Maroc) par une assemblée de sages pour venir en aide, dans le secteur éducatif, à un monde musulman malade et une Afrique étranglée par les politiques d'ajustements structurels (imposés par le consensus de Washington), cette honorable organisation qu’est l’ISESCO, jadis impliquée de manière sérieuse et respectable dans l'éducation, les sciences et la culture, semble devenir aujourd'hui l'ombre d'elle-même.

Prise en otage entre guerres d'influence et idéologies hégémoniques, l'ISESCO est entrée de plain-pied dans une logique de simples discours d’annonces, et se fait la caisse de résonance de promesses non tenues, taillées sur mesure pour l'Afrique. Et pourtant, ce ne sont pas les ressources financières et humaines qui manquent pour le rayonnement de cette institution.

Depuis 10 mois, où est passée l’ambitieuse projection de la nouvelle direction de l’ISESCO baptisée «priorité Afrique» et précédée pourtant d’une tournée africaine pour ce faire? Qu’est-ce qui retarde la concrétisation de cette vision ? L'Afrique doit se mobiliser et parler d'une même voix sur ce chantier important pour son secteur éducatif. Les Etats contributeurs en premier. Le temps presse. Comme le dit un proverbe africain, «Épargner le voleur, c'est perdre l'honnête homme »! A bon entendeur, salut.


Une contribution de SAMIR GEORGES
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