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Confinement : des retombées économiques dramatiques en Afrique

Publié le lundi 6 avril 2020  |  Jeune Afrique
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© aLome.com par Parfait et Edem Gadegbeku
Un supermarché phare dans le nord-ouest de la capitale togolaise, La CONCORDE
Lomé, le 20 mars 2016. Quartier Atikoumé.
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Dans un rapport intitulé « Le coronavirus et l’Afrique », le groupe de conseil Finactu estime que le confinement généralisé de populations qui manquent de filets sociaux (assurances maladie, assurances chômage, retraites…) entraînera une crise économique majeure.

Sous la pression des médias et de l’opinion publique, les gouvernements africains ont choisi d’éviter la crise sanitaire, mais ils vont le payer cher, car ils n’ont pas les moyens de parer l’effondrement économique que provoquera la mise à l’arrêt de l’économie par le confinement généralisé. Cette analyse originale est le fait du groupe de conseil Finactu, basé au Maroc, en Suisse, en France, à Dubaï et à Maurice.

Dans un rapport intitulé Le coronavirus et l’Afrique – crise sanitaire et crise économique aggravées par la faiblesse des filets de sécurité sociale africains et publié le 31 mars, il se risque avec « humilité » à analyser aussi bien la pandémie – avec le concours de l’Institut Pasteur – que ses retombées en matière d’économie, son domaine de prédilection.

Pourquoi les gouvernements ont-ils choisi, pour l’instant, de privilégier la lutte contre le Covid-19 ? Quoique bénigne puisque 81 % des personnes infectées ne développent pas une forme grave, l’infection, très contagieuse, risque de submerger les capacités d’assistance d’un pays pour les 19 % restant

La crise sanitaire évitée ?
Pays le mieux équipé avec 3 000 lits de réanimation, le Maroc avec ses 36 millions d’habitants ne doit pas dépasser le seuil de 15 789 personnes hospitalisées s’il veut pouvoir soigner les affections pulmonaires les plus graves et éviter une explosion de la mortalité. Au Burkina Faso (19 millions d’habitants), on ne compte que 15 lits de réanimation et il ne faudrait pas dépasser 79 cas hospitalisés… Il est donc impératif de ralentir la propagation du virus pour être sûr que les cas les plus aigus seront soignés. D’où la nécessité de confiner la population pour réduire la contagion. « Pour le moment, l’Afrique choisit d’éviter la crise sanitaire », constatent les auteurs du rapport.
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