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Togo : JVE plaide pour une gouvernance partagée du secteur de l’eau et une mobilisation des investissements publics en faveur de l’ODD 6

Publié le mercredi 2 decembre 2020  |  Societe civile Media
Rencontre
© Autre presse par Societe civile Media
Rencontre entre l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) et le ministre Bolidja TIEM
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(Société Civile Médias) – L’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) plaide pour la mise en place d’un véritable cadre de concertation entre le ministère en charge de l’Eau et les organisations de la société civile impliquées dans le secteur. Ceci, en vue de l’atteinte de l’ODD 6. C’est l’un des messages forts portés par cette organisation à l’endroit de Bolidja TIEM, ministre de l’Eau, au cours d’une rencontre d’échanges avec celui-ci mardi 1er décembre 2020 à Lomé. Une rencontre dont les discussions ont également porté sur plusieurs autres préoccupations liées au secteur de l’eau et de l’assainissement.

La rencontre a été pour l’ONG JVE, accompagnée du Conseil de Concertation pour l’Eau et l’Assainissement de Base au Togo (CCEABT), l’occasion de porter plusieurs messages à l’endroit du ministre en charge de l’Eau, nommé à la tête de ce département il y a deux mois.

Il s’agissait surtout de voir dans quelle mesure ce ministère et les OSC intervenant dans le secteur de l’eau peuvent collaborer et travailler en synergie pour l’atteinte de l’ODD 6, qui entend garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.

«Nous avons donc attiré l’attention du ministre sur la nécessité de relancer le Partenariat nationale de l’eau du Togo (PNE-Togo) afin d’avoir un meilleur cadre de collaboration entre son département et les OSC intervenant dans le secteur», explique Sena ALOUKA, Directeur exécutif de JVE.

Instrument fort promu par le Global Water Partnership (Partenariat Mondial de l’Eau), le PNE-Togo, créé en novembre 2006, est un cadre permanent de dialogue, de partage d’informations d’expertises et de conciliation qui regroupe des acteurs intervenant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au niveau national.

Il est composé de structures étatiques, d’organisations privées et de la société civile, ainsi que des structures de recherche. Son objectif est de promouvoir la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE). Les OSC impliquées dans cet instrument sont celles dont les activités se rapportent à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène et salubrité publique.

Un autre point abordé avec le ministre TIEM au cours de cet échange porte sur les éléments clés qui ont fait l’objet de discussions au cours de la dernière réunion des ministres en charge de l’Eau et des Finances. Une réunion virtuelle organisée par Sanitation and Water For All (SWA) le mois dernier. JVE a livré au ministre les grandes conclusions de cette rencontre, notamment les voies nouvelles de mobilisation des ressources pour l’accès à l’eau et le plaidoyer fait aux ministres des finances pour l’augmentation du budget alloué au secteur. Elle a également attiré l’attention de M. TIEM sur la gouvernance partagée du secteur de l’eau, comment améliorer la participation citoyenne ainsi qu’une meilleure implication des collectivités territoriales, et comment assurer une plus grande redevabilité et l’accès à l’information.

« Aujourd’hui il est difficile d’avoir les rapports annuels de la Togolaise des Eaux parce que ces informations ne sont pas disponible sur le site web de la société. Le citoyen ne peut donc pas y avoir accès. Nous avons attiré l’attention du ministre sur comment améliorer la gouvernance pour qu’il y ait davantage de redevabilité », indique Sena ALOUKA.

Les deux parties ont par ailleurs échangé sur la lutte contre les inégalités dans le secteur de l’eau. Sur ce point, JVE a fait part de ses préoccupations concernant la prise en compte, par les infrastructures nouvelles en construction, de l’accès à l’eau des personnes vulnérables (handicapés, les femmes, personnes âgées etc.). Elle a également tenu à attirer l’attention du ministre sur la nécessité d’améliorer le cadre de gouvernance et de cohérence dans les actions de l’Etat, notamment s’assurer que l’Anasap (Agence national de salubrité publique), le district de Lomé, la mairie et tous les ministères (Urbanisme, Santé et environnement) puissent parler d’une même voix. Elle n’a pas manqué d’évoquer la dimension de l’assainissement en milieu scolaire.

Tout en se réjouissant des discussions « riches et constructives » eues avec les responsables de l’ONG JVE, le ministre en charge de l’Eau estime que l’accès des populations togolaises à l’eau potable est une affaire de tous, même si le gouvernement en porte la plus grande responsabilité.

«Ce que nous recherchons, c’est de fédérer les efforts et créer une synergie pour mieux avancer ensemble. Nous sommes disposés à collaborer avec chaque partenaire pour qu’ensemble, nous puissions atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés», a souligné le ministre Bolidja TIEM, d’après qui les propositions de JVE cadrent bien avec la vision du gouvernement pour le secteur de l’eau. Il espère compter sur l’expertise de cette organisation et le soutien des partenaires comme le SWA et le Global Water Partnership pour faire bouger les lignes et honorer les engagements pris devant le Premier ministre après sa nomination.



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