Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Togo    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Autre presse N° 001 du

Voir la Titrologie

  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Société

Des éléphants du parc Malfakassa-Fazao abattus dans l’indifférence du ministère de l’Environnement
Publié le mercredi 26 fevrier 2014  |  Journal Hara Kiri


© Autre presse par DR
Famille d`éléphants


 Vos outils




Togo - La protection des animaux menacés tel que l'éléphant fait la fierté de notre pays le Togo. Il n'y a plus de mois qui passe sans que des tonnes d'ivoire ne soient saisies au port autonome de Lomé ce qui force l ' admiration d e l a communauté internationale et des organisations en charge de la défense des animaux. Mais d'où proviennent toutes ces cargaisons d'ivoire ? Du Togo ou d'autres pays d'Afrique ? On ne saurait le dire à l'étape actuelle des enquêtes.

Cependant une chose est sûre, c'est que des éléphants sont abattus au Togo aussi au vu et au su du ministère de l'Environnement et des forces chargées de la protection des forêts togolaises. Des essences d'arbre sont exploitées illégalement avec la complicité de certaines personnes chargées de la protection de ces forêts. De quoi parlons-nous?

Au mois de décembre 2013, il a été rapporté au journal Hara-Kiri le cas d'un éléphant abattu à Kona à la source de la rivière Katandjra, localité proche de la brigade forestière de la Fondation WEBER de Bounako. Une partie de la forêt qui est supposée être sous la surveillance de la fondation WEBER.

Pire encore, c'est que l'incident a été gardé secret et les coupables laissés libres de leur mouvement. Que font alors les responsables de la Fondation WEBER et le gouvernement ? Depuis les années quatre-vingt-dix avec la destruction de la faune togolaise, le pays peine à repeupler ses forêts. Doit-on s'attendre a un abattage désordonné des quelque 60 éléphants vivant encore au Togo, dans les régions de Bounako et de Koui au sud du Parc Fazao ? C'est la question que l'on se pose.

Il est évident dans ce cas de figure que la responsabilité du ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières est mise en cause. Que fait ce ministère pour lutter contre le braconnage au moment où le Togo se positionne comme un pays à la pointe de la lutte contre le trafic des animaux ?

Des arbres coupés avec la complicité des forestiers

Il est également rapporté que le parc Fazao-Malfakassa est devenu un haut lieu de trafics d'arbre de tout genre. On y scie en toute tranquillité des tecks au nez et à la barbichette de la brigade forestière de Bounako. Pour se justifier, les coupeurs d'arbres avancent que cela est autorisé par l'ODEF (Office de Développement des Forêts). Mais l'ODEF a-t-il le droit d'exploiter les arbres se trouvant à l'intérieur des limites du seul Parc naturel encore viable au Togo ou son rôle est de protéger et de défendre cette forêt ? L'ODEF a-t-il le droit de priver ainsi l'une des deux plus grandes populations d'éléphant du Togo et des animaux qui reviennent petit à petit dans cette forêt de leur habitat ? Et quel est le rôle du Directeur de ce parc KOSSI Amewou dans ce phénomène inquiétant et déplorable ?

D'aucuns l'accusent de complicité dans ces actes de banditisme contre les ressources forestières du Togo parce qu'il en achèterait lui-même les planches de teck aux commanditaires. Quel est donc sa réelle implication dans la protection de l'environnement ?
C'est au gouvernement et aux autorités compétentes de fouiller dans ça; le rôle de la presse étant de tirer la sonnette d'alarme.

Nous avons appris de sources proches du parc que des riverains sont allés jusqu'à « tabasser » des éléments de la brigade de Boulohou à la fin du mois d'avril 2013. Ceci fait suite à une certaine frustration grandissante du côté des villageois qui regardent les forestiers piller la forêt alors qu'il leur est interdit d'en profiter. Dans ce cas, ces forestiers ont-ils encore la crédibilité nécessaire pour faire respecter les lois ? Comment ces bois arrivent-ils à circuler dans le pays alors que les postes forestiers de la Fondation WEBER sont situés tout autour du Parc et ceux du ministère de l'Environnement, tout le long de la route principale (N1) et que
fait-on quand le bois est saisi ?

 Commentaires