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Sanctions contre le Mali: L’ANC dénonce, rappelle que des pays tels que le Togo continuent de vivre une crise politique permanente connaissant des développements tragiques électoraux

Publié le jeudi 20 janvier 2022  |  aLome.com
Cérémonie
© Autre presse par DR
Cérémonie d`ouverture du 60è Sommet ordinaire de la CEDEAO
La cérémonie d`ouverture du 60 ème Sommet ordinaire de la Communauté économique des États de l`Afrique de l`ouest (CEDEAO) s`est déroulée ce dimanche 12 décembre 2021, à Abuja, la capitale du Nigéria.
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L’ANC de J-P Fabre se montre solidaire du peuple et des autorités de la Transition malienne, après les sanctions infligées collégialement par la CEDEAO et l’UEMOA le 09 janvier dernier au Mali. Tout en critiquant de nouveau avec véhémence les manquements de la CEDEAO dans la limitation de mandats présidentiels en Afrique occidentale, l’ANC souhaite vivement un réexamen du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, décidé par le Sommet extraordinaire du 16 septembre 2021 à Accra, «afin de renforcer la démocratie, la paix, et la stabilité dans notre région».
Ci-dessous, l’intégralité de cette nouvelle sortie médiatique du parti orange.


"Déclaration/L’ANC soutient le peuple malien et invite la CEDEAO, l’UEMOA et les partenaires à lever leurs genoux du cou de ce pays !

L’ANC exprime son plein soutien et sa pleine solidarité au peuple malien en lutte pour la conquête de son émancipation et de sa dignité.

L’actualité sociopolitique en Afrique de l’Ouest reste dominée par les lourdes sanctions politiques, économiques et financières décidées à Accra, le dimanche 09 janvier 2022, par l’UEMOA et la CEDEAO contre de la République du Mali, pour contraindre les autorités de la Transition en cours dans ce pays à organiser des élections dans la précipitation.

L’ANC estime que de telles sanctions, disproportionnées et inappropriées, sont de nature à asphyxier ce pays, déjà confronté à de nombreux défis, notamment sécuritaire, sanitaire, institutionnel et de gouvernance. Défis pour lesquels le Mali a plutôt besoin du plein soutien de ses partenaires et de la pleine solidarité de l’ensemble des Etats de la CEDEAO et de l’UEMOA.

L’ANC appelle les organisations sous régionales à geler les décisions prises à Accra et à poursuivre avec les autorités de la Transition malienne, des discussions ouvertes, sereines et constructives, en vue de convenir d’une Feuille de route de sortie de crise qui prenne en compte les préoccupations bien comprises de la junte au pouvoir ainsi que les aspirations abondamment exprimées par le peuple malien souverain.

L’ANC exhorte la CEDEAO à se préoccuper davantage des situations telles que les modifications constitutionnelles antidémocratiques, le déverrouillage de la limitation du mandat présidentiel, les fraudes électorales, les emprisonnements arbitraires d’opposants, qui sont génératrices de crises politiques graves.
Il est déplorable que la CEDEAO prétende condamner les coups d’État et prenne des sanctions intempestives, après avoir observé en amont, un silence complaisant et incompréhensible sur les dérives de gouvernance dont se prévalent les armées pour intervenir dans le débat politique.

En plus du chantier sécuritaire et du rétablissement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire, la situation au Mali appelle indubitablement des réformes. Des réformes politiques profondes, institutionnelles, constitutionnelles et électorales qu’il est nécessaire de mener à bien et de manière consensuelle, dans des délais appropriés et sans précipitation, avant toute élection, pour garantir un scrutin honnête.
L’ANC rappelle que sa position a toujours été que les élections ne sont pas une fin en soi. Encore faut-il qu’elles soient libres, équitables, transparentes et démocratiques.

Il convient de rappeler que faute d’avoir exigé des réformes politiques et électorales consensuelles et pris le temps nécessaire pour leur mise en œuvre, la CEDEAO a failli à sa mission inscrite dans son Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. Ainsi, de nombreux pays africains tels que le Togo, continuent de vivre une crise politique permanente qui connaît des développements tragiques à l’approche et pendant les périodes électorales.

Voilà pourquoi, tout en ayant encore à l’esprit le refus en 2015, des Présidents Faure Gnassingbé et Yahya Jammeh d’inscrire la limitation des mandats présidentiels dans le Protocole de la CEDEAO, l’ANC en appelle à la Conférence des chefs d’État, pour que la Commission de la CEDEAO donne une suite diligente et conséquente au réexamen du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, décidé par le Sommet extraordinaire du 16 septembre 2021 à Accra, «afin de renforcer la démocratie, la paix, et la stabilité dans notre région».

Fait à Lomé, le 18 janvier 2022

Pour le Bureau National

Le Vice-Président

Patrick LAWSON-BANKU"
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