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Le CST va remettre sa manif le 10 mai prochain
Publié le dimanche 27 avril 2014  |  Togo Breaking News


© aLome.com par Parfait
Me AJAVON ZEUS, coordonnateur du CST


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La manifestation à laquelle le Collectif Sauvons le Togo (CST) a appelé samedi n'a pas réellement tenu. Cette manifestation publique qui devrait contraindre le gouvernement togolais à mettre sur pied un cadre de dialogue concernant les réformes constitutionnelles et institutionnelles exigées par l’Accord Politique Global de 2006 a été tout simplement réprimée.


En effet, le gouvernement togolais a interdit la manifestation du CST par un communiqué officiel, au motif de ce que l’Etat a prévu des manifestations officielles dans le cadre de la célébration du 54e anniversaire de l’indépendance du Togo.

La manifestation a été dispersée par des tirs de gaz lacrymogène qui ont plu durant une bonne partie de la matinée de samedi et jusque tard dans la soirée, les quartiers Kodjoviakopé, Nyékonakpoé. Déjà tôt dans la matinée, les forces de sécurité ont pris positionné autour du point de départ de la marche. En face, les militants de l’opposition se sont regroupés de parts et d’autres de l’hôtel Ahodikpè, point de départ de la marche et les affrontements ont démarré dès l’arrivée de certains responsables du CST dont le Coordonnateur, Me Zeus Ajavon et son adjoint Komi Wolou sur les lieux de la manifestation.

En conférence de presse dans l’après-midi, le Collectif Sauvons le Togo (CST) a dénoncé une militarisation du pays et une déclaration de guerre par les autorités togolaises en réprimant une manifestation pacifique. L’autorité n’avait pas trouvé d’obstacle pour la manifestation. Son coordonnateur Me Zeus Ajavon a dénoncé une répression aveugle et l’utilisation des balles en caoutchouc. Pour lui, le CST a fait tout ce qu’il fallait pour éviter les affrontements et pour que tout se passe bien.

Pour Zeus Ajavon, il s’agit d’une interdiction illégale qui ne repose sur aucune base juridique. « Une manifestation doit être interdite par un arrêté municipal… Nous avions tout fait pour que tout se passe dans de bonnes conditions. Nous avons différé la marche pour éviter les affrontements. Le gouvernement et le président de la délégation de la ville de Lomé ont délibérément décidé de ne pas respecter la loi sur les manifestations publiques », a déclaré Zeus Ajavon.

Pour sa part, le Professeur Komi Wollou, coordonnateur adjoint du CST a déclaré que le gouvernement et le président de la délégation spéciale de la ville de Lomé sont responsables de ce qui se passe et le CST prend le peuple togolais à témoin.

Pour ce qui concerne le bilan, ce regroupement politique annonce des dizaines de blessés avec une rafle de personnes et de motos dans les quartiers Nyékonakpoè et Kodjoviakopé. Il précise que la manifestation avait une importance capitale, sensibiliser les togolais sur leurs droits et les appeler à réclamer le pouvoir qui leur appartient.


Ainsi, le CST compte organiser une nouvelle manifestation publique sur le samedi 10 mai 2014 pour rattraper l’échec de ce jour et ses responsables appellent les togolais à se lever pour répondre à l’appel du 10 mai.

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