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Tout se complique pour Faure Gnassingbé
Publié le mardi 2 septembre 2014  |  togo.infos


© Autre presse par DR
Faure Gnassingbé, président de la République Togolaise


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Le fils du père aura-t-il encore des oreilles pour entendre raison avant qu’il ne soit trop tard pour lui et pour le Togo?

En l’état actuel des choses, il est évident que la folie du pouvoir, le goût immodéré des privilèges et l’immaturité politique dont lui et son équipe souffrent, font qu’ils ont du mal à percevoir le danger qu’ils sont en train d’en courir, malgré la tension palpable qui est en train de monter à une vitesse supersonique dans le pays.

En effet, il suffit d’avoir un œil d’observateur pour se rendre à l’évidence que plus le temps passe, plus les choses se compliquent à tout point de vue pour le Prince-héritier.

Et pour cause, il a trop multiplié et surmultiplié des erreurs de gouvernance et des fautes morales très graves qui ressemblent de près à des bévues. Tout cela est naturellement lié à son désir inextinguible et même à sa prétention sans mesure de s’éterniser au pouvoir alors même qu’il présente des faiblesses et traine des casseroles impardonnables qui jouent largement contre sa personne.

Si son ministre des affaires étrangères est honnête et veut bien parler, il pourrait révéler au peuple togolais tout le mal qu’il éprouve pour faire passer l’image de Faure Gnassingbé dans le monde diplomatique international. C’est pénible.

Sa récente aventure en Turquie tient bien du fait qu’aucun autre pays leaders d’Europe ne veut encore de lui, et donc à partir du moment où l’une de ses compagnes a établi de solides relations d’affaires en Turquie, il s’est vu ouvert les portes du palais pour le cérémonial d’investiture du nouveau Président.
Au final, l’horizon s’obscurcit graduellement devant lui, et qui sait bien observer pourra aisément deviner que son mal a à peine de commencé.

Déjà demain mercredi, son demi-frère Kpatcha Gnassingbé retourne à la Cour de Justice de la CEDEAO pour réclamer auprès de cette cour l’exécution pleine et entière de l’arrêt qui avait clairement établi que le procès qui l’avait condamné au Togo était inéquitable et donc réclamer sa libération ainsi que celle de ses codétenus.

Il en sera de même pour Pascal Bodjona dont les droits ont été littéralement violés depuis le début de cette rocambolesque affaire d’escroquerie dans laquelle le Prince et ses collabos ont eu la maladresse de plonger leur champion en politique.

Au même moment, la requête de ce dernier est encore en souffrance auprès du juge d’instruction qui, soumis à d’intenses pressions et menaces des politiques, a du mal à communiquer le dossier au procureur de la République qui devrait à son tour l’envoyer au procureur général. Quel pays !!!

Certes, ils ont tout forcé pour remettre Pascal Bodjona en prison de la façon la plus arbitraire et la plus injuste possible, mais combien de temps auront-ils encore cette force brute de continuer ce forcing ridicule et lâche dans ce dossier qui ne tient aucunement aux yeux des togolais ?

Pendant ce temps, d’autres dossiers extrêmement sensibles sont sur le point de refaire surface. Déjà ce mardi, à l’hôtel Eda Oba, l’ANC sort un document grave sur les transferts illicites d’argent au Togo. Les Togolais observeront que des milliards de fcfa ont été évaporés par nos dirigeants sur les cinq dernières années. Des crimes économiques sérieux qui n’ont d’ailleurs pas été sanctionnés jusqu’à ce jour.

Sur le plan syndical, la STT et les autres organisations syndicales sont très loin de rester dans l’ombre. Tout ce monde a été bien servi et bien averti des faux-fuyants du Prince et de ses acolytes face aux revendications légitimes des travailleurs.

Sur le plan politique, les indices concordants d’un projet de vol et de triche au cours de l’élection présidentielle de 2015 ont déjà commencé à fermenter sérieusement l’atmosphère politique dans le pays.

La conférence de presse tenue la semaine dernière par les deux regroupements de partis politiques a fait mal, très mal.

Voilà pourquoi Gilbert Bawara qui a d’ailleurs été pointé de doigt s’est vu obligé de marmonner sur RFI en début de semaine, tout comme Akpotsui Extase de la CENI, le plaisantin de président de parti IDEE qui a vite fait de vendre son âme au pouvoir, est sorti pour lui aussi ânonner un peu sur les radios privées de la place.

Mais cela ne règle guère les multiples et immenses problèmes majeurs qui minent ce pays et qui, naturellement vont être mis à la place publique. Le Prince sait très bien que ceux qu’il est entrain de torturer et tricher actuellement détiennent des bombes sérieuses qu’ils pourraient à tout moment mettre à la place publique.

Le gong que sonne Loïck Le Floch-Prigent en France n’est qu’une alerte, le pire est en route. Tout cela va immanquablement saper et ronger une bonne partie des 30% des suffrages qu’UNIR avait engrangé en 2013 lors des législatives.

Que restera-t-il à Faurevi pour qu’il ambitionne de s’incruster encore au pouvoir ? Il fait peut-être bien de duper l’armée avec son fallacieux projet de sa réforme, mais qu’il ne se trompe guère que cette armée est naïve au point de le soutenir dans l’insoutenable. Les nombreuses intelligences qui émergent aujourd’hui dans cette armée sont bien averties. Elles ne tomberont pas dans la bestialité si jamais il venait à être « chaud » comme ce fut le cas en 2005 où des milliers de togolais ont trouvé la mort sans que ces crimes ne soient punis jusqu’à ce jour.

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