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Interview/Sylvanus Olympio, précurseur du Panafricanisme: Zeus Aziadouvo s’explique : "J’ai décidé d’écrire cet ouvrage sur Sylvanus Olympio, un grand homme, dont l’histoire est méconnue de beaucoup"
Publié le mardi 9 septembre 2014  |  L’Union


© Autre presse par DR
Zeus Aziadouvo, Directeur de publication du quotidien togolais LIBERTE


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Togo - Zeus K. Aziadouvo, Journaliste togolais, défenseur des Droits de l’homme a publié aux éditions Harmatan depuis quelques mois son premier ouvrage et cela porte sur un des Hommes oubliés dans l’histoire du panafricanisme, le père de l’indépendance Togolaise Sylvanus Olympio.


Dans son ouvrage intitulé "Sylvanus Olympio, panafricaniste et pionier de la CEDEAO", le directeur de publication du quotidien d’informations et d’analyses "Liberté" met la lulière sur la vie du Père de Gilchrist Olympio, son histoire politique et les grandes idées qui, selon lui, fait de M. Sylvanus Olympio un "panafricaniste" fin alors que l’ancien premier ministre Edem Kodjo nous dira qu’il n’en sait rien absolument selon toujours l’auteur. Preuve de plus que dans l’histoire du Togo et de l’Afrique, on a délibérément écarté ce nom attaché à la nation togolaise et à toute les valeurs africaines qu’on défend aujourd’hui dans l’espace de l’UA.


Zeus Komi Aziadouvo : Bonjour !

Vous êtes défenseur des droits de l’Homme, journaliste, directeur de publication du quotidien Liberté. Vous ajoutez un titre à tout ce que vous savez faire. Vous devenez écrivain, vous sortez aux éditions L’Harmattan votre premier ouvrage que vous dénommez « Sylvanus Olympio, panafricaniste et pionnier de la CEDEAO ». Au-delà de tout ce que vous écrivez au jour le jour, que voulez-vous démontrer au monde entier ?


Zeus Aziadouvo Komi : D’abord, il faut dire que, le journalisme, c’est être déjà sur le chemin d’un écrivain. Donc, les deux métiers se rejoignent quelque part. Nous, nous avons opté pour la presse écrite, ce qui signifie que l’écriture n’est pas quelque chose de nouveau pour nous. Déjà, moi-même quand j’étais en classe de quatrième, j’écrivais des pièces de théâtre, et puis après j’ai laissé tout tomber, parce que, il n’y avait pas de moyens pour accompagner tout ce que je faisais, et puis après, j’ai embrassé le métier de journaliste, et arrivé à un moment, je me suis dit, il faut commencer à écrire des livres, faire comme les autre journalistes des autres pays en France, en Côte d’Ivoire. Au Sénégal, il y a des journalistes qui écrivent sur des hommes politiques qui ont marqué la vie de leur pays, c’est ce que j’ai décidé de faire, en écrivant cet ouvrage sur Sylvanus Olympio qui est un grand homme, dont l’histoire est méconnue de beaucoup de togolais. Même si, comme un être humain, lui aussi a commis des erreurs de la gestion des affaires du pays, il faut reconnaître quand même qu’il a posé des actes qui honorent notre pays, qui méritent d’être connus.

Histoire de dire que, vous avez maintenant la possibilité de s’étendre plus sur les sujets que vous développez, peut-être peu, dans votre journal au quotidien.

Zeus Aziadouvo Komi : Oui, c’est ce que j’ai décidé de faire. J’ai d’autres projets d’écriture, mais le premier projet, c’est sur Sylvanus Olympio, à tout seigneur tout honneur. C’est parce que il y a beaucoup de choses qui ont été dites sur son régime, et il faut reconnaître que, c’est quelqu’un qui a quand même participé aux débat sur le panafricanisme, sur l’organisation de l’Unité Africaine, la défunte OUA. Il a également jeté les bases de la constitution d’une organisation régionale ouest-africaine, c’est depuis 1956, mais qu’il parlait d’une possible organisation régionale ouest-africaine, maintenant après son assassinat, c’est également un togolais qui a repris le flambeau, je veux parler du Général Eyadema, avec le concours du Général Gowon, ils ont crée la CEDEO. Mais il faut quand même reconnaitre que les premières idées venaient de Sylvanus Olympio.

Est-ce que, quelque part, vous voulez dire que vous voulez ressusciter cet homme, qui d’une manière ou d’une autre, n’est pas cité quand on parle du panafricanisme aujourd’hui ? Si non, les premiers hommes qui ont émis l’idée du panafricanisme ?

Zeus Aziadouvo Komi : Effectivement, c’est cela. Quand même vous écoutez les chansons sur les héros pour la lutte pour l’émancipation des peuples africains, quand vous lisez certains ouvrages, quand vous écoutez certaines émissions, vous constatez qu’on ne cite jamais le nom de Sylvanus Olympio, alors qu’il a joué un rôle très important dans la mise en place de l’organisation d’une unité africaine. Au départ, lui était plutôt pour le développement de la coopération économique entre les Etats africains, avant d’aller peut être à un regroupement politique, mais arrivé à un moment, il était obligé de s’aligner sur la position des autres, en faisant parti de ce qu’on a appelé, le groupe de Monrovia, parce que, à l’époque, il y avait deux groupes. Le groupe de Casablanca, qui était la ligne dure incarné par Kuame N’Kruma, qui voulait qu’on aille tout de suite à des organisations politiques, que supranationales, avec un gouvernement continental etc., alors que, il y a le groupe de Monrovia qui dit que, on vient d’accéder à l’indépendance, il faut aller étape par étape, et finalement, quand vous voyez un peu les choses, c’est le groupe de Monrovia qui a beaucoup influencé la naissance de l’organisation de l’Unité Africaine qui deviendra plus tard, l’Union Africaine, et les principaux acteurs du groupe de Monrovia, c’est Sylvanus Olympio, le président Senghor, l’ancien président du Libéria, et ce sont les partisans du groupe de Monrovia qui ont beaucoup inspiré la charte de l’Organisation de l’Unité Africaine qui deviendra plus tard, l’Union Africaine. Donc, nous avons quand même recueilli beaucoup de témoignages, on a eu recourt à des ouvrages, à des archives, on a découvert des choses incroyables.

Donc, quoi qu’on dise, il a beaucoup participé aux débats sur le panafricanisme, et il a également jeté les idées sûr pour la mise en place d’une organisation, régional, ouest-africaine. On a même eu à rencontré certaines personnalités qui ont travaillé même avec le Général Gnassingbé Eyadema, il y a le doyen Vouley Frititi, l’ancien ministre Komlan Alipui, l’ancien ministre Oratio Freitas, Maître Djovi Gally, des gens qui ont connu un peu le général Eyadèma, qui connaissent également l’histoire du Togo, avec Sylvanus Olympio.

Maintenant, moi je suis un jeune, il faut recourir à ces témoignages, pour démontrer, soutenir mon hypothèse qui concerne le rôle qu’à jouer Sylvanus Olympio tant sur le plan continental qu’au niveau de l’Afrique occidentale. Donc, à l’époque, il faisait ce travail là, avec également, le premier ministre nigerian, Tafawa Baléwa. Après Eyadema a continué avec le Nigeria, lui aussi a commencé avec le Nigeria. Donc, on peut dire que, Sylvanus Olympio avait les idées, Eyadema les a concrétisé, maintenant il est normal qu’on rende des hommages à Sylvanus Olympio, mais souvent, on a tendance, quand on veut parler de la CEDEAO, on n’oublie ceux qui ont jeté les bases.

Et la grande question est de savoir, si c’est à dessein qu’on oublie dans les témoignages sur les questions de panafricanisme, ici vous faites bien de citer dans votre ouvrage, cette phrase de Sylvanus Olympio, qui démontre qu’au départ il était à la base de l’idée, il ne faut pas oublié que si l’Afrique a été divisée, c’est par les Européens, et non par les Africains, je cite. « Tout ce que nous demandons, c’est la réparation des injustices, telle que la séparation imposée à nos peuples.

Alors, nous, pourront déterminer le temps venu, et selon la volonté librement exprimée de notre peuple, ce que seront nos relations ». C’est Sylvanus Olyumpio qui disait ça, la preuve qu’il était à l’origine. Je reviens sur la question, est-ce que c’est à dessein? Est-ce que vous avez pu trouver dans vos recherches, pourquoi ce homme a été oublié, si non ignoré dans toutes les questions liées au panafricanisme?

C’est que le problème après le coup d’état, il faut reconnaître que, on a voulu salir l’homme. Il y a beaucoup de choses. Nous qui sommes venus au monde après ce coup d’état de 63, on a l’impression que le Togo a commencé à existé qu’après 1967. Alors que, depuis plusieurs années avec le traité de protectorat, le Togo a existé, il y a des mouvements qui ont suivi jusqu’à l’arrivé de Sylvanus Olympio, de Nicolas Grunitzky et les autres qui ont quand même continué la lutte jusqu’à l’émancipation du peuple togolais, avec l’accession à l’indépendance en 1960. Donc, on fait croire aux gens que l’ancien président n’a rien fait pour le Togo. Je crois que ça proviens, également de la malhonnêteté de certains intellectuels togolais.

Et vous venez faire un réveil de conscience?

Zeus Aziadouvo : Je fais un réveil de conscience parce que, c’est en lisant plusieurs ouvrages de lui, que j’ai constaté que, il y a beaucoup de choses qui ne sont pas dites sur lui. Donc, il revient à quelqu’un de notre époque, d’honorer la mémoire d’un grand homme qu’est Sylvanus Olympio. Mais moi je le dis toujours, lui aussi il est humain, il a commis des erreurs, il faut le reconnaître, mais, il faut également reconnaître qu’il a beaucoup fait pour le Togo et pour l’Afrique, surtout pour l’Afrique de l’Ouest, parce que, imaginez-vous quelqu’un qui était le responsable Afrique de l’Ouest de la Compagnie Unilever, qui va jusqu’à abandonné ce poste pour se consacrer à la lutte pour l’indépendance du Togo, il faut dire que cet homme a aimé ce pays. Même si, comme je l’ai toujours dit, il a commis des erreurs avec l’euphorie de 1960, qui est l’accession à l’indépendance.

Sylvanus Olympio, panafricaniste et pionnier de la CEDEAO aux éditions l’Harmattan, plus de cent cinquante pages, Monsieur Zeus Aziadouvo, est-ce que vous avez tout dit sur Sylvanus Olympio ici en tant que panafricaniste ?

Zeus Aziadouvo Komi : Non. Le débat est ouvert. Il revient à d’autres personnes aussi, de continuer le travail, je ne sais pas si, je vais encore aborder un autre pan de son règne, mais pour le moment, c’est ce que moi j’ai trouvé à dire sur l’Homme. Je suis quand même content que ce soit un jeune comme moi qui l’a fait, parce que, c’est important qu’on parle de cet homme. Si d’autre aussi ont des choses à écrire sur lui, libre à eux de le faire. Bon, il faut dire que ça a été une entreprise passionnante, mais ce n’était pas facile parce qu’il faut allier tout ça là, écriture de l’ouvrage, le journal, la gestion quotidienne de l’entreprise, tout ça, c’était………, mais bon, je peux dire que, j’ai réussi à faire quelque chose. Maintenant, comme l’a dit Sdindal, c’est une bouteille que je jette à la mer, maintenant, quiet à chaque togolais de chercher à prendre cette bouteille, de voir ce qu’il y a dans la bouteille.

Une nouvelle aventure qui commence avec déjà des visions?

Zeus Aziadouvo Komi : Oui, j’ai déjà terminé mon deuxième livre. C’est en phase de relecture. Ca aussi, c’est sur un grand homme togolais, si tout va bien, ça va sortir avant la fin de l’année, et puis, aujourd’hui également j’ai commencé à m’initier aux films documentaires. J’ai déjà réalisé deux documentaires, je suis sur le troisième actuellement. Donc, c’est une passion, quand on est jeunes il faut tout essayer, donc c’est pourquoi je le fais.

Zeus Komi Aziadouvo, bonne chance dans cette nouvelle aventure. Merci!

Zeus Aziadouvo Komi : Merci pour le soutien.

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