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Togo : Les magistrats du Bénin donnent des exemples de conduite aux moutons de panurge du Togo
Publié le mardi 2 juillet 2013  |  Togosite


© Autre presse par DR
Le palais de justice de Lomé


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Le droit, nous l’avons maintes fois écrit, est l’une des sciences les plus exactes possibles. Les juges, les magistrats ou même les avocats n’ont rien d’autre à faire que de dérouler simplement ce que le législateur a déjà prescrit.

Ils ont pour vocation sacerdotale de n’appliquer que les différentes dispositions du code pénal, du code de procédure pénale ou du code civile. Rien d’autre.

Un juge n’allègue pas, il ne s’émeut pas, il ne suppose pas. L’homme de droit ne fait pas d’incantations, ni de déductions malhabiles et malsaines. Il dit le droit un point un train.

Cette mission sacerdotale, les magistrats du Bénin l’ont compris et l’assument. C’est aussi le cas de ceux du Ghana qui le démontrent à maintes reprises à travers divers dossiers des plus sensibles aux plus anodins.

Au Bénin voisin, un premier juge d’instruction avait donné la preuve, en février dernier, que la justice n’a vraiment rien à voir avec les cabales politiques.

Dans la fameuse affaire Patrice Talon, du richissime homme d’affaires béninois que le Président de la République du Bénin, Dr. Thomas Boni Yayi accuse personnellement d’avoir tenté de l’empoisonner avec des pilules dont les composantes chimiques avaient été modifiées à cette fin, les juges sont en train de donner la preuve que les politiques, si puissants soient-ils, ne peuvent modifier les règles du droit.

Le juge d’instruction était le premier à rendre un non-lieu en bonne et due forme dans cette affaire sur la base d’un développement juridique frappant. Et pourtant.

La nièce du Président a reconnu avoir reçu les produits en question, les produits eux-mêmes sont effectivement là, un certain nombre de rencontres entre l’homme d’affaires et les protagonistes impliqués dans le coup ont été avérées, mais il existait encore certains doutes sur l’intention réelle d’assassiner le président du Bénin.

Juste à cause de ce détail, juste au nom de ce doute qui naturellement profite toujours à l’accusé, le juge d’instruction a rendu un non-lieu malgré les effarantes pressions du palais.

La décision avait déchiré le ciel politique béninois qui a considéré cette audace du juge comme un affront. Les avocats de l’Etat béninois ont immédiatement interjeté appel près la chambre d’accusation de la cour d’appel du Bénin.

Lundi, cette chambre a, elle aussi, rendu son arrêt confirmant le non-lieu pour six personnes.

Pour ce qui concerne patrice Talon lui-même et son ami Olivier Boko, qui étaient déjà hors du pays lorsque l’affaire a déclenché, la chambre a estimé ne pas disposer suffisamment d’éléments pour les envoyer devant une cour d’assise surtout que ces derniers n’ont pas encore eu l’occasion de s’expliquer devant un juge.

Qui dit mieux ?

Voilà donc une justice qui s’assume et qui fait la fierté du peuple béninois. Aujourd’hui, le plus pauvre des béninois a au moins cette confiance que même s’il ne profite de rien de la gouvernance de ses dirigeants, il peut tout de même jouir d’une justice équitable…

Mais au Togo, c’est plutôt le festival en matière de violation systématique des droits de la défense et des droits élémentaires des accusés. Des exemples en la matière sont vraiment légion. Le cas Agba Bertin, celui de Pascal Bodjona, de Loïk Le Floch-Prigent ou celui des incendies sont des preuves frappantes de la légèreté et de la démission quasi-totale des hommes de droit dans notre pays.



La plupart des magistrats du Togo, depuis la première instance jusqu’au sommet, se sont réduits au rôle de simples béquilles d’appui du pouvoir moribond. C’est pitoyable.

Ils sont devenus, depuis un bon bout de temps déjà, moins que des moutons de panurge prêts à toutes les basses besognes pourvu que l’ordre vienne d’en haut, principalement de Tchitchao Tchalim, le fameux garde de sceaux.

Le Togo n’a point de justice, la majorité des magistrats du parquet comme ceux du siège sont plus que des abrutis, incapables d’appliquer les règles élémentaires du droit.

C’est un véritable scandale lorsque, par peur, par lâcheté ou par mauvaise foi, ceux qui sont chargés de protéger les faibles par leur métier en viennent à descendre sans honte dans une telle bassesse qui plonge immédiatement le pays dans l’abîme !

Oh pauvre Togo qu’as-tu fait pour mériter des gens aussi piètres et légers ?

De quoi les magistrats du Togo ont-il réellement peur pour qu’ils se réduisent à ce point aux rôles de simples exécutants des consignes politiques ?

A quoi sert leur serment ? Pourquoi abdiquent-ils devant le doit pour se plonger dans le parjure et la forfaiture ? C’est vraiment inquiétant et dangereux pour la paix sociale dans notre pays.

Si les magistrats du Togo ne se ravisent pas à temps, ils porteront à jamais la lourde et historique responsabilité de l’implosion sociale qui guette notre pays.

VIA TOGO INFOS

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