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TOGO : Les soldats assassinés par le régime dictatorial et sanguinaire du père au fils
Publié le mardi 23 decembre 2014  |  La Nouvelle




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La violence militaire au Togo s’apparente plutôt à la barbarie ou la sauvagerie pratiquée sur un champ de bataille.
L’histoire du soldat togolais est une relation à la violence et à la mort. Il est dressé pour tuer et il est payé pour cela. Et à quel salaire ? S’il refuse, il peut être fusillé de même que toute sa famille, c'est-à-dire qu’on peut arracher sa vie à la place de celle qu’il refuse d’arracher.

Depuis des décennies le clan Gnassingbé ôte la vie des citoyens sans inquiétude, sans gêne et sans remords. Pourquoi cela ? Nous nous sommes posé des questions sans avoir trouvé de réponses à ces exécutions, assassinats, fusillades et autres sur son semblable.

Soldats togolais, si vous ne décidez pas et vous ne prenez pas les dessus des choses et dire non à cette famille Gnassingbé Eyadéma et son clan, ils finiront avec vous comme ils l’ont fait à vos frères d’armes, dont voici les noms et photos :

Au premier trimestre de l’année 1993, des hommes en tenue (militaire, gendarme et policier) comme :

- Le général Mawuliplimi AMEYI, chef d’Etat-major particulier de Eyadéma a été fusillé par une rafale d’arme automatique qui l’atteint en plein ventre. Le tireur, un certain caporal-chef Ali AYENAM qui déclare « Je l’ai eu ! Mission accomplie ! »

- Le colonel Eugène Koffi TEPE, chef d’Etat-major adjoint des Forces Armées Togolaises, a été tué après l’exécution du général AMEYI. Le colonel a été exécuté au camp RIT dans des circonstances atroces et insupportables. Son corps est traîné depuis la devanture de sa maison jusqu’au terrain en plein soleil où il est resté des heures avant d’être enlevé. Puis, ils ont commencé à appeler tous les soldats issus de sa région en leur disant : « Allez-y voir votre grand frère, il est sous le soleil là-bas ! » Après la mort de Eugène TEPE, les femmes des soldats kabyè du camp RIT lançaient des pierres sur son cadavre lorsqu’elles passaient. Le colonel TEPE, son fils et deux de ses neveux ont tous été exécutés par un certain sous-lieutenant SIMEZA de Pya.

- Le colonel Gnandi AKPO, aide de camp de Eyadéma et commandant du Régiment Commando de la Garde Présidentielle est atteint à l’épaule, côté coeur d’une rafale tirée par le caporal-chef Ali AYENAM. Le colonel a été évacué par une ambulance familiale des FAT sur le pavillon militaire de l’hôpital de Tokoin. On connaît la suite.

- Le colonel Koffi KONGO, inspecteur général des Forces Armées Togolaises. Un officier de 49 ans très doué, brillant et intelligent, a échappé plusieurs à tentatives d’assassinat et de guètapand par Eyadéma. Il a été assassiné par des commandos alors qu’il était aux arrêts de rigueur dans sa maison du camp RIT où il purgeait sa peine depuis quelques jours.
Il est a noté que c’est Kpotivi Djidjgbé Laclé (Fo lona), que le Général Eyadéma avait utilisé pour arrêter Koffi Kongoh.

-Antoine MENSAH, gendarme. Il est le petit frère de Sabine MENSAH la mère de Faure Gnassingbé EYADEMA. Antoine étant un gendarme, par sa prise de position contre la situation dans laquelle sa grande sœur Sabine avait eu des enfants avec feu Président Etienne Gnassingbé EYADEMA il sera abattu. Car il devenait un élément dangereux, son assassinat fut planifié. Ce qui fut un grand choc à Papa Tata MENSAH, leur père jusqu'à sa mort.
-

- Le Capitaine Gaston Charles GNEHOU, un officier hors pairs de l’armée togolaise. Beau-frère de EYADEMA,il était le grand frère de Hubertine épouse du président. Un fidèle du régime à l’époque et tortionnaire au service de Etienne EYADEMA. Pour une discussion et un malentendu entre les deux hommes, le capitaine sera mitraillé dans sa voiture dans la rue de l’OCAM par un commando. Transporté pour des soins à l’hôpital de Tokoin, il sera achevé quelques jours plus tard sur son lit d’hôpital par un groupe de militaires déguisés en infirmiers.

- L’Officier de police Jean-Alexandre OSSEYI, assassiné en détention. Arrêté avec d’autres camarades, comme Laurent DJAGBA dans le montage d’un complot dit du 8 août 1970, il fut accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat avec Clément KOLOR. Ils avaient été jugés par la Cour de Sûreté de l’Etat qui les avait condamnés à 20 ans d’emprisonnement. En janvier 1971, on annonça son décès ainsi que celui de certains de ses camarades en détention.

-L’Officier de police Georges Bayessem PANA, accusé d’avoir tenu des propos injurieux envers Etienne EYADEMA, pour cela il fut arrêté et subit un interrogatoire musclé à la présidence de la République à Lomé. L’instruction de cette affaire fut renvoyée à Kouméa au nord du Togo, où il devait être interrogé en présence de ses parents et des chefs traditionnels de sa région d’origine. Suite à l’accident de Sarakawa le 24 janvier 1974, PANA a été déporté au Camp Landja de Kara où il était détenu en attendant d’être fixé sur son sort. Par la suite l’Officier de police a été abattu sur ordre du Colonel Janvier CHANGO par ces deux gardes du corps.

- Le Commandant Paul COMLAN, Officier de l’armée togolaise. L’amitié qui le lie à l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique de l’époque au Togo (une femme) lui aurait coûté la vie. Etienne EYADEMA le considérait comme un ennemi cherchant à s’assurer la protection et le soutien des autorités américaines pour le démettre du pouvoir et de prendre sa place à la tête de l’Etat. Par manigance, un faux rapport de l’armée togolaise à Témédja, le mit en accusation sans preuve. EYADEMA ordonnat son arrestation et déporter à Lomé où on l’enferma dans une cellule des sous-officiers au camp. Quelques jours après son arrestation, un commando de tueurs de la garde présidentielle dirigé par le Commandant ADEWI fut envoyé dans sa cellule la nuit. Ils l’assassinèrent en le roulant de coups jusqu’à ce que mort s’en suive. Il avait eu les côtes brisées, les testicules écrasés et le cou tordu.

- Le Brigadier-chef Clément Kokou KETEMEPI, ancien militaire démobilisé de la guerre d’Algérie et compagnon d’armes d’ Etienne EYADEMA. Clément à son retour d’Algérie au Togo, a été recruté dans les services de la douane. Alors qu’il était de garde un soir à la douane de Hilacondji, un de ses subordonnés laissa passer des marchandises, ignorant sans doute que c’était interdit par ces temps-là. Il fut dénoncé par un de leurs compagnons, qui fit un rapport de l’incident. Clément et quelques collègues de service furent arrêtés et envoyés à la demande d’ Etienne au camp de redressement militaire de Témédja. Là, ils furent torturés à mort. De Témédja, la dépouille mortelle de Clément fut ramenée à Lomé pour être rendue à sa sœur. Cette dernière, qui déclara aux convoyeurs ne pas être en mesure de recevoir le corps, leur demanda de le transporter plutôt dans la maison familiale qu’elle leur indiqua. Arrivés au lieu indiqué les convoyeurs déposèrent le cercueil fait d’un assemblage de planches devant la maison, puis s’en allèrent sans en aviser qui que ce soit.

- Joseph Latévi LAWSON-BALAGBO, gendarme en poste au secrétariat du groupement n° 1 de la gendarmerie nationale togolaise. Il venait d’enregistrer le nom d’un collègue qui allait être envoyé dans ce camp de redressement militaire de Témédja d’où on ne revient jamais vivant et aurait alerté son collègue qu’il allait être arrêté. Ce dernier mobilisa ses relations et parents pour aller demander pardon à Etienne EYADEMA qui exigea de savoir qui avait informé de son arrestation. Le nom de Joseph Latévi fut été ainsi livré. Le Général décida qu’il serait envoyé au camp militaire à la place de son ami, étant donné que lui veut se montrer plus intelligent. « Qui t’a dit de dire quoi, c’est ça le travail pour lequel tu es payé » rétorque le Général. Latévi fut expédié à Témédja dans la nuit du dimanche au lundi 11 février 1980. Son corps affreusement torturé, fut rendu à sa famille dans un cercueil deux jours plus tard.

- Le Capitaine AZOTE, abattu par un militaire le 27 janvier 1996.
C’est alors qu’il était en train de faire son jogging matinal, aux environs de 6H du matin, que ce capitaine de gendarmerie a été abattu par des éléments des FAT en faction au quartier Aflao-Avédji à Lomé. Interpellé par ces derniers, il se serait présenté à eux mais, à peine leur avait-il tourné le dos, que ceux-ci lui tiraient plusieurs balles et il succomba à ses blessures.
Selon la version officielle présentée sous forme de message lu le 30 janvier dans toutes les casernes, le Capitaine AZOTE aurait « été pris pour un terroriste du fait qu’il portait son arme sur lui ».
Mais, fait exceptionnel pour un officier de l’armée togolaise, il était membre de la Ligue togolaise des droits de l’Homme (LTDH). Renvoyé de l’armée à la suite de l’annonce d’une attaque d’« assaillants » le 23 septembre 1986, il avait été réintégré dans les rangs de l’armée en 1991.

- Kokou AGBEGNA soldat, battu à mort au centre d’entraînement des troupes aéroportées (CETAP), à l’escadrille de l’aviation sur les ordres du commandant de l’unité, le Capitaine Atcha TITIKPINA l’actuel Général de Brigarde et chef d’état major de l’armée togolaise.

Les membres de la garde présidentielle de Etienne EYADEMA fusillés au champ de tir :

- Komi EHO 1ère classe
- Yabayo LALLEY 1ère classe
- Kokou DIALOR 2ème classe

- Le sergent Kifalang TCHAA du régiment blindé de reconnaissance et d’appui (RBRA), son corps avec des impacts de balles et ligoté a été retrouvé à la morgue de Lomé après des tirs intenses d’armes de guerre durant plusieurs heures au domicile de Kpatcha Gnassingbé la nuit du 12 au 13 avril 2009, par les éléments de la force d’intervention rapide (FIR) basé au camp militaire d’Agoè-Nyivé conduit par le Colonel Félix KADANGA beau-frère de Faure et Kpatcha Gnassingbé.

La non-républicanité des FAT (Forces Armées Togolaises) tient au fait qu’elles ne sont soumises à aucune loi et qu’aucune loi ne les gouvernes, si ce n’est la volonté du régime RPT/UNIR et du clan clanique.

La FAT sont bien équipées mais mal formées, mal éduquées, surtout maternées et conditionnées à défendre une seule famille, au lieu de toute la nation togolaise.
Celui qui ne recule devant aucune effusion de sang, prendra l’avantage sur son ennemi, si celui-ci ne fait pas de même.

Nous y reviendrons sur le reste des crimes du père au fils.
La Nouvelle

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