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Alioune Sall /Afrique: «L’émergence n’est ni un plan, ni un produit»
Publié le lundi 18 mai 2015  |  Golfe News


© aLome.com par Parfait
1ère édition du AFRICA BEST PRACTICES FORUM à Lomé
Lomé, les 26 et 27 février 2015, Salle des Conférences d`Ecobank. Divers experts du développement de l`Afrique ont planché sur les solutions innovantes, multisectorielles et concertées à mettre en route pour hâter la croissance à portée de main sur le continent noir. Un évènement organisé par Ellipse Communication et Afric Search.


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Alioune Sall est un des grands noms de la prospective en Afrique. En Afrique du Sud, où il est le directeur exécutif de l’Institut des futurs africains, un think tank panafricain qu’il a fondé en 2003 à Pretoria, ce docteur en sociologie de 64 ans appuie en tant qu’expert les programmes de prospective lancés sur le continent, de la Zambie au Togo. Son principal ouvrage, «Africa 2025: What Possible Futures for Sub-Saharan Africa?», (Unisa Press, Pretoria, 2003), préfacé par Thabo Mbeki, successeur de Nelson Mandela à la présidence de l’Afrique du Sud.

Pourquoi avoir quitté le PNUD, le programme des Nations unies pour le développement, pour lancer un think tank à Pretoria ?
Après avoir dirigé de 1997 à 2003 à Abidjan un projet régional du PNUD d’appui aux pays souhaitant se lancer dans la prospective, cofinancé par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, la BAD, qui étaient censées être partenaires, j’ai pensé qu’il serait utile de pérenniser la démarche hors des institutions… Je cherchais à ne pas être victime des effets de mode en cours dans les agences de développement. Je sentais venir d’autres « flavor of the day » [« goûts du jour », ndlr]. Il me semblait aussi que l’Afrique devait avoir une capacité d’anticipation et de prospective qui lui soit propre. Avec le PNUD, sans lui ou contre lui si nécessaire.

Pourquoi « contre le PNUD si nécessaire » ?
Le think tank s’est construit sur les actifs intellectuels du projet régional du PNUD, au départ très axé sur l’économie. En créant l’Institut des futurs africains, j’ai voulu explorer des champs plus larges, aussi bien dans la culture que dans l’environnement, la technologie, la politique et les aspects sociaux. L’objectif est de tenter de comprendre les dynamiques de transformation à l’œuvre, en repérant les invariants, les facteurs de changement, les acteurs, leurs stratégies et les incertitudes qui y sont liées. Ensuite, on construit des scénarii pour identifier les « familles » d’avenir possibles.

Combien d’employés avez-vous à Pretoria ?
Sept permanents, mais notre institut se trouve au cœur d’un réseau panafricain de plus de 2000 experts qui se préoccupent d’économie, de démographie, de sociologie, de politique, de géographie et de statistique. Nous formons des cadres dans tous les pays où nous intervenons. L’Institut sert de support à ce réseau et fonctionne comme un secrétariat sans bureaucratie pérenne. Les cadres que nous formons ne sont pas seulement gouvernementaux. Ils appartiennent aussi à la société civile et au secteur privé. Car la nation, c’est plus que le gouvernement !

Que peut-on attendre de la prospective ?
La démarche entraîne un débat d’où peut naître un appétit pour le futur et la volonté de sortir de la dictature de l’urgence qui a longtemps servi de planification au développement. Quel est notre projet ? Nous agissons tous en fonction de projets ou de représentations de l’avenir, qui sont rarement formulés de façon explicite et mis sur la table pour faire débat. Notre objectif, au final, est de participer à la démocratisation des sociétés africaines, en proposant des lectures du présent et des dynamiques par lesquelles nous en sommes arrivés là. Nous allons au-delà de la photographie, de l’instantané que produisent les rapports annuels de nombreuses institutions, pour comprendre le mouvement de fond qui produit les vagues, derrière l’écume des flots. La prospective, c’est se demander ce qui change et ce qui va changer, en pointant les acteurs possibles du changement. Et surtout, en espérant qu’il en sortira quelque chose !
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