Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Togo    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



Liberté N° 2048 du 14/10/2015

Voir la Titrologie

  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Politique

TOGO : Le p’tit vraiment soucieux de la bonne gouvernance et de la transparence ?
Publié le jeudi 15 octobre 2015  |  Liberté


© aLome.com par Parfait
Le PM Ahoomey-Zunu a passé la main à Selom Klassou en fin de matinée ce 10 juin. Le sortant s`est dit disposé à servir à nouveau le plus tôt possible l`Administration de son pays.
Lomé, le 10 juin 2015. Primature. Passation de service entre les sieurs Ahoomey-Zunu et Selom Klassou, en attendant la formation du nouveau Gouvernement


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Désormais, l’administration publique togolaise jusque-là hermétiquement fermée à plusieurs tours, sera désormais grandement ouverte aux journalistes en tout temps. Ceux-ci peuvent donc avoir toutes les informations qu’ils souhaitent sans restriction aucune. C’est ce qu’a décidé le conseil des ministres le 17 septembre dernier. Cette décision, selon le gouvernement, est destinée à lever tous les obstacles qui entravent l’accès à l’information dans les administrations publiques. « Elle contribuera, cette mesure, à renforcer les exigences de la bonne gouvernance que sont la transparence ainsi que la reddition des comptes », ajoute le gouvernement.

La bonne gouvernance, la transparence, voilà des valeurs universellement admises que veut promouvoir le pouvoir de Faure Gnassingbé. Les Togolais étant devenus des Saint Thomas, ils attendent de voir avant de croire. Il ne suffit pas seulement de proclamer la transparence et la bonne gouvernance, mais de les traduire dans les faits. Et c’est là où on attend le gouvernement dans sa capacité à se mettre aux pas.

Et puis, cette transparence que prônent Faure Gnassingbé et ses apparatchiks sera-t-elle désormais gage d’élections justes, équitables, transparentes et démocratiques dans notre pays ? Le souhait partagé des Togolais est que cette transparence commence par les élections, domaines dans lesquels l’opacité et les tripatouillages sont les choses les mieux partagées. On espère que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui est un véritable moulin à fraudes, ouvrira dorénavant ses portes aux journalistes pour qu’ils puissent voir clair dans l’organisation des fraudes électorales auxquelles ils ont habitué les Togolais. Transparence oblige, on espère qu’il n’y aura plus de vol ni de bourrages ni de substitution d’urnes, que les procès-verbaux ne seront plus falsifiés, qu’il n’y aura plus détournement de voix des Togolais, que les résultats sortis des urnes seront « textuellement et sexuellement » proclamés, que le perdant ne se substituera pas au vainqueur…

La charité bien ordonnée commençant par soi-même, on espère que la Présidence de la République communiquera régulièrement sur l’agenda du N°1 togolais et que celui-ci ne se comportera plus comme un OVNI au point de susciter de folles rumeurs à son endroit. En outre, on espère que quand on soumettra un protocole d’interview à la présidence, elle daignera y répondre favorablement et que cela ne servira pas de papier hygiénique…

La transparence, c’est aussi la déclaration des biens

La bonne gouvernance et la transparence passent aussi par la déclaration des biens et des avoirs des sommités du pays. Sur la question, la Constitution togolaise est formelle : « Le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du Gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les Directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction ». Le respect de cette disposition sur la transparence financière des institutions de la République participe au renforcement de la bonne gouvernance au Tog. Faure Gnassingbé lui-même a avoué qu’une minorité a fait main basse sur les richesses du pays. « Lorsque le petit nombre accapare les ressources au détriment du plus grand nombre alors s’instaure un déséquilibre nuisible qui menace jusqu’en ses tréfonds la démocratie et le progrès », avait relevé le N°1 togolais.

Sauf que dans notre pays, certains se considèrent comme au-dessus de la loi. Même si selon la loi fondamentale, tous les citoyens sans d’origine, de race, de sexe, de condition sociale ou de religion sont égaux devant la loi, ceux qui trônent au sommet n’ont que faire de ces dispositions de la Constitution. Bref au Togo, c’est la loi du plus « faure » qui est la meilleure. Maitenant que Faure et les siens décident de jouer la transparence quand vont-ils rendre public leurs patrimoines et de leurs comptes à l’étranger ???

Un projet d’accord stupide ?

La révolution conquise de hautes luttes par le vaillant peuple burkinabé est-elle sodomisée par les médiateurs de la CEDEAO, Macky Sall et Boni Yayi? Le sentiment qui anime l’écrasante majorité des Burkinabé le lendemain à la suite du projet d’accord politique de sortie de crise proposé par les facilitateurs, est la colère. Colère contre la CEDEAO d’avoir légitimé le coup d’Etat, mais aussi d’avoir mis en orbite les « terroristes » comme les qualifie l’UA, de leur faire une place au soleil. Le projet d’accord prévoit en effet de restaurer le président Kafando et d’amnistier les putschistes. Toutes les revendications des putschistes ont été acceptées par les médiateurs. Dans certains milieux, on trouve cet accord tout aussi stupide que le putsch perpétré par le Régiment de la sécurité présidentielle (RSP). Certains vont jusqu’à le comparer aux farfelus accords Marcoussis.

La société civile burkinabé, elle, ne décolère pas. « Les chefs d’Etat de la Cédéao voudraient relégitimer des coups d’Etat dans notre sous-région. (…) Désormais dans la sous-région, toute personne qui n’est pas d’accord, qui sent que le pouvoir peut lui échapper, fait un coup d’Etat et on vient entériner tout ce qu’elle demande. C’est aussi simple que cela », s’emporte le porte-parole du Balai Citoyen, Guy Hervé Kam.

« Imaginons : la garde républicaine investit l’Elysée en plein conseil des ministres, arrête le président, le Premier ministre, les membres du gouvernement. Son chef déclare prendre la direction de l’Etat. Les manifestations de républicains sont réprimées à balles réelles. Il est avéré que le coup est lié à des affaires criminelles en cours qui mettent en cause la hiérarchie de ce régiment. Au nom de l’Union Européenne, Angela Merkel et Jean-Claude Junker viennent négocier avec les mutins. Ils acceptent un retour à la vie constitutionnelle normale si on leur accorde l’impunité et si toutes les poursuites engagées contre eux sont annulées. Merkel et Juncker endossent le marché. Ça peut se faire une chose comme ça, dans un pays de droit ? Dans une République ? », a caricaturé un internaute. Jean-Louis Sagot-Duvauroux, un philosophe et dramaturge français enfonce : « Ce qui n’est pas possible ailleurs, l’est malheureusement sous les tropiques ».

Liberte

 Commentaires