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Décentralisation et élections locales: Le plan Faure se heurte à la contestation Fabre
Publié le samedi 2 avril 2016  |  L'Alternative


© aLome.com par Parfait
9ème jour de campagne à Lomé : Santé du peuple mobilise au profit du CAP 2015.
Lomé, le 18 avril 2015. Au nom du CAP 2015, Santé du peuple remobilise les populations du centre-ville de la capitale togolaise autour de la cause de l`Opposition du Togo


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Après s’être assuré de son plan machiavélique, le pouvoir Rpt-Unir parle enfin et de la décentralisation des élections locales. Mardi 29 mars, au palais de Lomé II, Faure Gnassingbé a échangé avec les chefs traditionnels sur l’esprit et les modalités de mise en oeuvre du projet de la décentralisation. « Si vous regardez autour de nous, les autres pays ont déjà mis en oeuvre cette décentralisation.

Et compte tenu des problèmes que nous avons connus, nous sommes restés un peu en marge de la réforme. Il y a eu une hésitation de notre part parce que les gens estiment que les infrastructures ne sont pas à la hauteur, mais s’il faut attendre de tout régler avant d’aller à ces élections locales, on ne les organisera jamais. Aujourd’hui ce que nous voulons tous, c’est de faire reculer la pauvreté dans notre pays et la décentralisation permettra d’améliorer les choses et à mieux vivre », a déclaré le prince.


Mais la réplique du chef de l’opposition, Jean-Pierre Fabre a été systématique. En rencontrant, au détriment des partis politiques, les chefs traditionnels pour recueillir leurs « observations », «suggestions » et « critiques » « pour mieux avancer », Faure Gnassingbé ne s’est-il pas trompé d’interlocuteurs ? Sans doute ! Selon Jean-Pierre Fabre, ce ne sont pas les têtes couronnées « qui vont appeler à des élections locales puisqu’ils n’évaluent pas la manière dont les élections sont organisées ».

«C’est avec nous les partis politiques qui allons participer aux élections locales qu’il faut s’entretenir. On fait toujours les choses à l’envers. Au Togo, on préfère procéder par la ruse alors qu’on oublie que ça ne marche pas tout le temps. Nous sommes de l’opposition et nous allons faire notre travail en tant qu’opposition et rappeler au chef de l’Etat que nous sommes concernés au premier chef par l’organisation des élections locales. Je ne dis pas que les chefs traditionnels ne sont pas concernés, mais ce sont les partis politiques qui sont les premiers concernés », a-t-il ajouté.


Le pouvoir en place s’est donné à une opération de balkanisation à relents ethniques des préfectures. Il vous souvient qu’au cours du Conseil des ministres du 24 mars dernier, il a été adopté un avant-projet de loi portant création de quatre nouvelles préfectures, à savoir les préfectures de Mô, d’Agoè-Nyivé, de l’Oti-sud et de Naki-est. Le nouveau découpage des communes a fait réagir le chef de file de l’opposition Jean-Pierre Fabre. Le leader de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et candidat malheureux à la récente élection présidentielle sous la bannière du CAP 2015 a dénoncé un processus vicié et unilatéral destiné à conserver le pouvoir.

A plusieurs reprises, la communauté internationale, à travers les représentations diplomatiques accréditées au Togo, a relancé le pouvoir sur la tenue des locales et la mise en oeuvre effective des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

« Nous sommes convaincus que le moment est venu pour relancer les chantiers des réformes politiques et de la décentralisation », avait déclaré le chef de la délégation de l’Union européenne, Nicolàs Berlanga-Martinez, le 20 novembre 2015 lors de la 16ème session du dialogue politique entre le gouvernement et l’Union européenne. Le pouvoir qui, malgré la pression des partenaires en développement, s’est muré pendant longtemps dans un mutisme, aurait peaufiné son plan macabre pour conquérir le Grand Lomé et s’attribuer frauduleusement, comme il sait le faire, des scores staliniens lors des prochaines élections locales et législatives.

Oui aux locales, mais tout doit se dérouler dans l’esprit et la lettre de l’Accord Politique Global (Apg) signé en 2006 et dont le régime Rpt-Unir se refuse de mettre en oeuvre les reliquats, à en croire Jean-Pierre Fabre. « Nous demandons les élections, mais ce ne sont pas les conditions dans lesquelles elles doivent être organisées. Ces élections doivent être organisées de manière consensuelle; tout ce qui doit être organisé comme élection au Togo, normalement après la signature de l’Accord politique global qui existe toujours, doit être organisé de manière consensuelle si on ne veut pas qu’il y ait des problèmes après. Mais on a l’impression qu’au Togo, les élections sont organisées pour le maintien de certains au pouvoir. Nous aurons à en parler bientôt et vous allez voir ce qui va se passer, notamment à l’Assemblée nationale. Selon la Constitution et suivant le rapport du comité technique relatif à la feuille de route sur la décentralisation, la majorité [Unir] ne sera peut-être pas suffisante. Je dis simplement que la démarche dans laquelle le gouvernement s’est engagé va se heurter à la contestation de l’opposition », peste-t-il.

Pendant longtemps, la classe politique de l’opposition s’est laissé faire. Pendant que l’UE insistait sur la tenue des locales et se disait prête à accompagner le Togo dans ce sens, les leaders de l’opposition se complaisaient dans le laxisme. C’était avec une timidité inouïe qu’on abordait la question. Voilà l’opposition aujourd’hui devant les manoeuvres de la dictature familiale. On attend donc de la voir faite front contre le plan inique du pouvoir Rpt-Unir.

PCK

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