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Togo: l’opposition ne croit plus au dialogue et appelle encore ses militants dans la rue
Publié le lundi 11 septembre 2017  |  AFP


© aLome.com par Gadegbeku Edem & Parfait
La manifestation de l`opposition campe à Deckon
Lomé, le 07 septembre 2017. Au lieu du "Bas Fonds du Collège Saint Joseph", la manifestation de la coalition de l`Opposition chute à Deckon, carrefour commercial, contre toute attente.


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Lomé - L’opposition togolaise, qui avait massivement mobilisé la semaine dernière, a appelé lundi ses "militants et la population" à de nouvelles manifestations dès mardi pour demander la démission du chef de l’Etat, ne croyant plus aux promesses de réformes constitutionnelles du gouvernement.

La plupart des partis d’opposition du pays réclame depuis plus de dix ans des réformes pour limiter à deux le nombre de mandats présidentiels et un scrutin à deux tours. La Constitution togolaise de 1992 a été modifiée à plusieurs reprises, notamment par le général Gnassingbé Eyadéma, qui, en 2002, avait supprimé la limite à deux mandats présidentiels.

Le pouvoir n’a jamais officiellement refusé de discuter avec l’opposition sur le sujet. Mais, depuis l’arrivée au pouvoir en 2005 de Faure Gnassingbé à la mort de son père, et deux présidentielles contestées, les revendications de l’opposition sont toujours restées lettre morte.

Plus récemment, sentant la pression de la rue monter, le gouvernement togolais a annoncé qu’il avait finalisé un projet de loi de modification constitutionnelle qu’il proposerait au Parlement.

En réponse, l’opposition a appelé la population à manifester mardi matin devant le Parlement réuni pour une session extraordinaire, mais au cours de laquelle le texte ne sera sans doute pas étudié.

"On ne sait pas trop" si le Parlement va examiner le projet de réforme mardi, explique Nathaniel Olympio, représentant du Parti des Togolais.

"On entend tout et son contraire de la part des ministres, ou des députés de la majorité. Mais de toute façon, ce n’est plus ce qui nous intéresse", confie l’opposant à l’AFP, soulignant que les manifestants demandent désormais la démission du chef de l’Etat.

- calendrier -

"Il n’existe pas un pays au monde où les partis d’opposition ont autant dialogué avec le pouvoir", déclarait Tikpi Atchadam, l’un des leaders les plus radicaux du mouvement, à la veille des manifestations qui ont rassemblé plus de 100.000 personnes dans les rue de Lomé.

"UNIR (le parti au pouvoir) demande de dialoguer, dès qu’il se sent acculé", expliquait-t-il à l’AFP. "Je ne crois plus au dialogue."

Depuis l’accord politique global de 2006, signé au lendemain de l’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir avec l’appui de l’armée, le gouvernement a mis en place de nombreuses commissions ou instances de dialogue auprès de la population, et a déjà soumis un projet de loi au Parlement, où l’opposition ne détient pas les 4/5ème nécessaires à l’Assemblée.

Les deux camps se reprochent mutuellement de retarder les procédures légales. La dernière commission de réflexion sur les réformes en date, mise en place l’année dernière, visait à recueillir les impressions de la population à travers le pays.

"Elle n’a pas pu finir son travail", tranche Gilbert Bawara, ministre de la Fonction Publique. "Mais nous avons contasté une forte attente au sein de la population et nous avons décidé d’accélérer la procédure", sans donner aucun calendrier concret.

- ’bonne foi’ -

"Rien n’a jamais abouti (depuis 2006)", constate le politologue spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, Gilles Yabi. "Donc dire qu’il (le projet de loi) est de bonne foi cette fois-ci me parait difficile."

"Nous allons continuer à maintenir la pression jusqu’à ce que Faure Gnassingbé s’en aille", a déclaré lundi Eric Dupuy, porte-parole de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), parti historique de l’opposition. "Désormais, nos revendications sont claires, nous n’avons plus besoin de parler à mots couverts".

Des mots que l’opposition historique n’avait en effet jamais prononcé clairement jusqu’aux manifestations de la semaine dernière. C’est le peuple, dans la rue, qui a pris la responsabilité de brandir des pancartes "Faure dégage", et le nouvel opposant, Tikpi Atchadam a fondé son succès sur ses demandes radicales.

Le reste des partis -même s’ils ne s’accordent pas tous sur la méthode- n’avait plus d’autre choix que de le suivre s’ils ne voulaient pas rester à la marge de la contestation.

Les 14 partis de la coallition ont également prévu un meeting vendredi matin "pour expliquer droit dans les yeux aux militants ce que nous demandons", assure Eric Dupuy. Puis, mardi 20 et mercredi 21 septembre, les leaders de 14 partis espèrent rencontrer un succès similaire à la semaine dernière, en appelant de nouveau leurs supporters dans les rues pour des marches de contestation.

ek-spb/cl/jpc



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