Nous vous informions de l’arrêt aux allures d’enlèvement du président du REJADD (Réseau des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement), Assiba Johnson, par des individus cagoulés et en civil. Il s’agit finalement des agents du SRI. Puisque, quelques heures après son arrestation, le premier responsable du REJADD a été conduite au siège de cette OSC à Tokoin Gbossimé par une équipe des agents du SRI, composée de plus de 6 agents accompagnée des éléments de renseignement positionnés, dans des coins dans le quartier. A l’absence des clés, les portes ont été forcées pour procéder à une perquisition. Ce qui a été fait sans avocat, ni huissier. En fin de compte, les ordinateurs de travail ont été emportés.
Pour rappel, le REJADD est co-auteur du rapport selon lequel il y avait plus de 100 morts lors des répressions des manifestations de l’opposition déclenchées depuis Août 2017.
Décidément, les mesures d’apaisement ne sont pas au bout des doigts et risquent de ne pas être effectives pour sitôt. Alors que l’opposition togolaise a à nouveau inscrit cette exigence dans les points de revendication de la marche qu’elle projette pour les 11, 12 et 14 Avril prochains, c’est un autre fait qui vient ainsi s’y ajouter.
Il est à noter que cette arrestation que d’aucuns ont assimilé dans un premier temps à un enlèvement vient justifier une nouvelle fois que les acteurs des OSC au Togo sont décidément en danger et dans le viseur des auteurs des actes qu’ils dénoncent. Après Nubuéké, le Front citoyen Togo Debout, et aujourd’hui le REJADD qui sera le prochain dans l’oeil du cyclone ? On attend de voir.