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Récit d’un samedi difficile pour Gerry Taama à Bruxelles

Publié le lundi 25 juin 2018  |  GLOBAL ACTU
Conférence
© aLome.com par Edem Gadegbeku & Jacques Tchako
Conférence de presse du parti NET sur le prochain type de régime politique au Togo
Lomé, le 22 février 2018. Hôtel «Hez’Ai», dans la banlieue nord de la capitale togolaise. Conférence de presse du parti NET. Gerry TAAMA, un des candidats malheureux à la présidentielle de 2015 au Togo et président du parti Nouvel Engagement Togolais (NET) propose pour le Togo un régime présidentiel avec un Président tout-puissant et des postes de vice-président. L’information est contenue dans une déclaration rendue publique. N’étant pas partie-prenante aux actuelles assises intertogolaises, le président du NET souhaitait faire connaître sa position sur les points débattus à l’Hôtel 02 février par le parti au pouvoir UNIR et la Coalition des 14 partis de l’opposition.
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C’est avec des œufs que le président du Nouvel engagement togolais (NET), Gerry Komandéga Taama a été chassé de Bruxelles (Belgique) ce samedi soir par les Togolais de la diaspora venus assister à sa conférence sur la crise politique togolaise.

Atteint par les 2 premiers œufs lancés et protégé des autres qui pleuvaient dans tous les sens, M. Taama n’a eu pour solution que de sortir précipitamment de la salle de conférence pour se mettre à l’abri. C’est sans compter avec les compatriotes de la diaspora qui l’ont poursuivi.

«J’ai été agressé par des militants se réclamant d’une certaine opposition. Jets d’œufs, de chaises et tentatives d’atteinte à mon intégrité physique. D’autres patriotes togolais, ne partageant pas forcément notre approche politique, se sont interposés», a posté le candidat malheureux à la présidentielle de 2015 sur sa page Facebook, comparant ceux qui ont agi à des ‘pequenots’.

Il a poursuivi en disant que « l’intolérance d’une certaine opposition est la meilleure arme de propagande du pouvoir». Selon lui, l’alternance ne peut pas s’obtenir au prix de ‘l’obscurantisme’.

Que s’est-il véritablement passé ? Selon les informations recueillies par Global Actu, l’ancien officier des Forces armées togolaises (FAT) est venu à la conférence avec presque 3 heures de retard. Il semble que dans la salle, certains compatriotes l'ont contacté pour lui dire d'annuler son déplacement. Finalement présent malgré les avertissements, il a fait un exposé dans lequel il a présenté sa solution à la crise, une solution que les participants à la conférence n’ont visiblement pas aimée.

On parle d’une solution à deux (2) volets. Selon le président du NET, la rue peut chasser l’actuel chef de l’Etat. Mais encore faut-il s’attendre à une réaction de l’armée, à la mort de beaucoup plus de Togolais pour atteindre la ‘masse critique’ sur laquelle l’international peut s’appuyer pour se pencher du côté du peuple et demander à ce que Faure Gnassingbé s’en aille.

Sur RFI quelques instants avant la conférence, Gerry Taama disait ceci : «C’est bien de demander le départ de Faure Gnassingbé mais en réalité, à la fin de la journée, il est toujours au pouvoir. Aujourd’hui, pour sortir du pétrin, il faut aller à des élections législatives crédibles et transparentes qui vont donner à l’opposition un premier ministre pour préparer l’élection présidentielle de 2020 et modifier toutes les lois pour battre à la régulière l’actuel chef de l’Etat».

La 2ème solution, selon les Togolais de la diaspora qui ont été présents à la conférence qui a tourné court, l’acteur politique propose d’aller aux élections avec des observateurs dans tous les bureaux de vote, même des observateurs recensés par la diaspora.

Pour toute réponse, les œufs ont commencé par pleuvoir.

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