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Togo/Mobilisation populaire contre le régime Faure Gnassingbé : Après Togo Debout, la C14 samedi prochain

Publié le mercredi 7 novembre 2018  |  L'Alternative
Marche
© aLome.com par Edem Gadegbeku et Jacques Tchako
Marche en noir des femmes de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise
Lomé, le 20 janvier 2018. Marche en noir des femmes de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Partie de trois points, cette marche a chuté à Casablanca devant le "Grand collège du Plateau" où s’est tenu un meeting d’information. Les manifestantes ont menacé de faire usage de leur «ultime arme contre les hommes» si les choses continuent à piétiner. Elles étaient des milliers à répondre à l’appel de leurs leaders, toutes de noir vêtues. Les hommes étaient là pour soutenir et assurer l’encadrement de la manifestation. Ce fut une occasion pour la coordinatrice de la coalition, Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON, de faire le point sur la tournée de la délégation de la Coalition en Guinée et au Ghana pour rencontrer les deux médiateurs dans la crise togolaise.
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Le régime de Faure Gnassingbé s’entête. Le projet de conservation à tout prix du pouvoir le rend sourd à toutes les tentatives de sortie de crise. Face à la situation, les organisations de la société, la Coalition des 14 partis de l’opposition et le peuple n’ont d’autre choix que de reprendre l’arme ultime : la pression populaire. C’est ainsi qu’à l’appel du Front Citoyen Togo Debout (FCTD), des milliers de citoyens étaient descendus dans les rues samedi dernier à Lomé. Objectif, exiger la libération immédiate et sans condition des détenus politiques, la cessation des violences, menaces et intimidations à l’endroit des responsables politiques et de la société civile, le retour des réfugiés et des personnes déplacées, l’arrêt du processus électoral unilatéral en cours et la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles avant toute élection au Togo.


«Universitaires et intellectuels, que faites-vous dans un système si inique et dictatorial ? », « Messieurs les juges, soyez courageux et dites le droit. Libérez les prisonniers politiques », « Citoyens togolais, ta détermination est la seule arme pour la liberté », « CEDEAO, G5, soutenez le peuple qui lutte pour sa liberté. Arrêtez la complaisance à l’égard du dictateur au Tog » sont, entre autres, les messages qu’on peut lire sur les pancartes brandies par les manifestants samedi dernier.

Etaient également présents à cette manifestation les leaders de la Coalition des 14 partis de l’opposition qui n’ont pas pu arriver jusqu’au point de chute, parce que tenus par l’obligation de se rendre à Conakry (Guinée) où l’un des Facilitateurs, le Président Alpha Conde les attendait pour la troisième réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO. « Nous souhaitons participer à toute la manifestation, parce que c’est notre manifestation à tous.

Malheureusement, nous sommes obligés de partir, parce que nous avons reçu une invitation du président Alpha Conde à prendre part à une réunion du Comité de suivi de la feuille de route à Conakry. Donc nous souhaitons bonne chance à Togo Debout. Nous prions pour que tout se passe bien », a déclaré Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, juste après le démarrage de la manifestation.

Tour à tour, les responsables du Front Citoyen Togo Debout ont entretenu la foule sur les derniers développements de l’actualité sociopolitique, surtout les activités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

«Je crois qu’aujourd’hui, en dehors du fait que nous demandions que ceux qui sont arrêtés soient libérés, nous demandons aussi que ce processus électoral soit arrêté, parce que c’est un processus qui a été engagé unilatéralement, sur fond de tension et de division. Alors qu’en réalité le 23 septembre 2018, le Comité de suivi a demandé une CENI paritaire. Nous en appelons à la responsabilité entière de la CEDEAO. Le peuple togolais n’est pas sorti pour demander les élections. Le peuple est sorti pour demander les réformes et je crois que le mot d’ordre est qu’il faut nécessairement mettre en œuvre les réformes avant de penser aux élections qui ne seront que le point d’achèvement des réformes », a indiqué Me Raphaël Kpande-Adzaré, 2e porte-parole du FCTD. Il se dit étonné que la CEDEAO ait permis à ses experts de commencer l’audit du fichier issu d’un simulacre de recensement électoral.

«Nous avons été surpris d’entendre que malgré que la CENI n’est pas effective, que l’Etat viole la feuille de route, que la CEDEAO ait commis des experts pour auditer le fichier électoral. Nous nous posons la question de savoir ce fichier électoral a été établi par quelle CENI. En tout état de cause, nous réaffirmons aujourd’hui que sans les réformes, on ne peut pas parler d’élection », a-t-il souligné. Malgré tout, Togo Debout tient à sa trilogie transition-réformes-élections. C’est la transition qui se chargera d’opérer les réformes nécessaires favorables à des élections transparentes, crédibles et acceptées par tous.

Au cours du meeting, Dr François Kampatib, Conseiller au bureau de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), membre de la Coalition des 14, a annoncé une grande marche pacifique qu’organise ce regroupement de partis le samedi prochain à Lomé et dans d’autres villes du pays. « Préparez-vous pour le samedi 10 novembre prochain. Nous allons soulever tout le peuple togolais. Il faut que tout le monde sorte pour que nous montrions à ceux qui nous gouvernent de manière bizarre qu’il y a des gens qui peuvent sauver ce pays », a-t-il lancé.

A la fin du meeting, Togo Debout a adressé un message (ci-dessous) à la CEDEAO, à Faure Gnassingbé, aux Facilitateurs et à tous les Togolais.

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