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Togo: Quand la C14 tacle la Facilitation

Publié le jeudi 27 decembre 2018  |  Togo Scoop
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© aLome.com par Edem Gadegbeku & Jacques Tchako
1ère marche en 2018 de la Coalition des 14: elle a servi à rendre hommage au feu Président Sylvanus Olympio
Lomé, le 13 janvier 2018. 1ère marche en 2018 de la Coalition des 14: elle a servi à rendre hommage au feu Président Sylvanus Olympio. Ce fut également l`occasion pour différents leaders de l`opposition d`encourager les militants et sympathisants de l`opposition à croire aux vertus de la lutte pacifique.
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La 54ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui s’est tenue le 22 décembre dernier à Abuja, au Nigéria, a été consacrée en partie à la crise togolaise. Au cours de ce sommet, la CEDEAO s’est félicitée de la tenue des élections le 20 décembre au Togo et a salué les efforts déployés par les deux facilitateurs afin que les parties prenantes au dialogue inter-togolais respectent la feuille de route édictée lors de la 53ème session tenue à Lomé.

Si la CEDEAO a décerné un satisfécit à la facilitation tel n’est pas le cas de l’une des parties à ce dialogue inter-togolais. Devant la presse ce matin, la Coalition a été très critique envers la communauté régionale.

La C14 a déploré « la scandaleuse » gestion de la crise togolaise faite par la CEDEAO. Elle s’est dérobée à ses responsabilités en laissant le pays dans une situation pire que celle qui prévalait au moment de son intervention, ont constaté les leaders de la C14. Plus incisif, l’avocat Paul Dodji APEVON, n’a pas été tendre avec la facilitation.

«Ce qui s’est passé au cours de notre dernière rencontre à Accra nous a montré véritablement qu’il n’y a pas eu de dialogue parce que lorsqu’un facilitateur désigné pour régler une crise et qui est venu à plusieurs reprises ici et qui a interrogé les parties et a vu comment les choses se passent. Un facilitateur à qui on envoie des rapports, à qui on a demandé des rencontres et qui nous a finalement reçu à deux jours des élections et que ce facilitateur nous pose la question en ce moment là alors que c’est nous qui avions demandé à maintes reprises à le rencontrer et quand il nous rencontre enfin il nous demande : « pourquoi vous n’avez pas envoyé les gens à la CENI, pourquoi vous n’avez pas voté la loi lorsque la loi a été envoyée au parlement… », a déclaré le président des FDR qui se demande s’il y a réellement un facilitateur dans la crise togolaise.

Il continue en disant que le bon sens voudrait que quand un facilitateur constate un manquement dans l’exécution de la feuille de route, la moindre des choses c’est que ce dernier interpelle la partie en cause pour lui faire part. Mais se taire et que c’est nous-mêmes qui avions demandé à le rencontrer et c’est en ce moment il nous dit : « pourquoi vous n’avez pas fait ça et ça alors que tous les jours, il rencontre les gens du pouvoir. Tous les jours ils se rencontrent en eux, c’est là où nous avons constaté effectivement ce n’est pas une CEDEAO des peuples comme ils l’annoncent mais un syndicat des chefs d’Etat », regrette l’avocat.

«Cela fait mal à dire mais lorsque dans une crise comme celle là, une crise récurrente qui est en train de ruiner notre pays, des gens s’investissent pour nous aider à la régler mais si le comportement est bizarre comme on l’a constaté de la part de la CEDEAO, nous devons prendre notre destin en main », a conclu Me APEVON.

Jean-Pierre FABRE a de son coté déploré le fonctionnement de la facilitation.

La dernière fois à Conakry, dit le président de l’ANC, les 5 et 6 novembre, lorsque nous avons fini d’exposer nos positions au facilitateur Alpha Condé, nous avons attiré son attention sur la date des élections, et le président nous a répondu que : «C’est moi qui ai parlé du fétichisme des dates. Les élections n’auront lieu que lorsque toutes les conditions seront réunies et que vous vous serez mis d’accord sur la date».

Après le communiqué qui a été rendu public après cette rencontre n’a pas fait état de cette position importante. « C’est une des raisons pour lesquelles nous nous sommes dits, il faut qu’on soit ferme. La manière dont les choses vont ne nous convient pas», note-t-il.
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