Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Togo    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Économie
Article




  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Économie

TOGO: Ouf ! Le spectre de Maman a enfin quitté les impôts
Publié le lundi 3 fevrier 2014  |  togosite.com


© Autre presse par DR
Ingrid Nana Awadé, Directrice des impôts


 Vos outils




La dame aura suffisamment terrifié l’ensemble des cadres et agents du service des impôts. Pendant sept bonnes années, elle a régné en vraie patronne des lieux, toute puissante.
Ingrid Nana Awadé, impose tout, décide de tout, règle tout toute seule. Elle n’aime pas des hommes et femmes éclairés, qui voient clair et connaissent bien papier.
Elle préfère les petits hommes, prêts à se confondre en courbettes, à ramper pour avoir le foin.
C’est ainsi que pendant 7 ans, l’ensemble des cadres et agents des impôts ont fonctionné à son rythme, la peur au ventre.
Pour un oui ou un non, la dame de fer mute, affecte, humilie ses agents comme de simples moutons de panurge. Elle use et abuse de tout, des primes, des postes, de l’argent, du code des impôts…vraiment de tout.
Mais oui, chaque chose a vraiment son temps. Vendredi donc, le glas a sonné pour elle, son sort a été très facilement déterminé par « Mon Mari ».
Au détour d’un décret pris vendredi nuit, une cachette lui a été toute trouvée dans le secteur informel… Désormais ses faits et gestes restent justement informels sans incidences sur les performances des impôts, encore moins sur celles de l’administration en général.

L’ère Ingrid Awadé est donc terminée du moins sur les impôts. Les cadres et agents de cette régie financière pourront enfin sortir la tête de l’eau pour travailler en toute indépendance mais surtout aussi pour réclamer leurs multiples primes qu’elle a bloquées volontiers des années durant.

Et pourtant, ces primes ont été instaurées par décrets présidentiels pour stimuler et inciter les agents à donner de meilleurs rendements.

Mais la fillette de Lassa n’a que faire des décrets, elle a décidé du sort de ces primes comme bon lui a semblé. Et aucun agent si audacieux soit-il ne pourrait songer lui rappeler qu’elle doit les payer.

Mais oui, dame Ingrid a fait des impôts sa propriété privée qu’elle a gérée comme une épicerie sans autre forme de ménagement.

Très portée sur l’argent, la gloire, le pouvoir, cette fille endurcie est très susceptible, grincheuse, impulsive et particulièrement réfractaire à la critique. Elle a d’ailleurs étendu son emprise au-delà des impôts pour engloutir tout le ministère de l’économie et des finances ainsi que l’environnement immédiat du prince charmant.

Il a fallu que ce dernier use de la ruse, de la duplicité pour tromper sa vigilance et monter Adji Otèth Ayassor contre elle pour pouvoir éclore le projet de l’OTR dont la mise en place progressive a fini par l’emporter de façon irrésistible et irrévocable.

Ingrid Awadé, enfin, se trouve dans l’informel et de façon quasi informelle. Qui l’aurait cru ? Qui a dit que Faure a des sentiments quand il s’agit d’œuvrer pour préserver son fauteuil ? Que les gens se détrompent.

Que tous ceux qui ont l’ambition de rester longtemps à leurs postes de Dg ou de ministres se fassent petits, suffisamment effacés, disciplinés et sans ambition si minime soit-elle.

Mais sinon, quand le prince se rendra compte de ce que vous commencez à avoir de l’aura, par conquérir un espace de règne, il vous arrache sans ménagement.

Comme quoi il n’y a jamais deux capitaines dans un même bateau. En tout cas sur ce plan Faure Gnassingbé ne badine pas.


A la suite de beaucoup d’autres grosses pontes du régime, Ingrid Awadé en a eu pour son compte.

Il reste que l’héritier d’Eyadema donne la preuve de la même vigilance dans la gestion de l’ensemble des affaires de l’Etat pour convaincre les togolais de sa vision mais surtout aussi de son efficacité et de sa capacité à mener le pays vers le bon port.

Mais tout compte fait, le départ de la dame de fer, celle qui l’a longtemps embrigadé dans ses entrailles intimistes, est un bon point pour le prince.
Attendons juste de voir s’il saura marquer d’autres points dans d’autres secteurs où règnent la gabegie, la corruption, la légèreté, les détournements, l’amateurisme, la délation, la démence, l’hésitation etc…..

C’est à cette seule condition qu’il pourra donner un souffle réel à son pouvoir ne serait-ce que pour les un an qu’il lui reste pour finir son second mandat à la tête du pays.

 Commentaires