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Nigeria : Muhammadu Buhari réélu pour un second mandat

Publié le mercredi 27 fevrier 2019  |  Jeune Afrique
Session
© aLome.com par Edem Gadegbeku & Jacques Tchakou
Session d`ouverture du 53e Sommet ordinaire des chefs d`Etat de la CEDEAO à Lomé
Lomé, le 31 juillet 2018. Address Hôtel 02 Février. Session d`ouverture du 53e Sommet ordinaire des chefs d`Etat et de Gouvernement de la CEDEAO en présence des délégations des 15 pays membres. Au menu de cette session: examen de plusieurs rapports axés sur la création d`une monnaie unique, la situation politique au Mali, en Guinée-Bissau et au Togo. Cette session d`ouverture a connu la prestation de serment de Kassi Brou et de 5 juges de la Cour de justice de la CEDEAO. Le Président Buhari du Nigeria.
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Muhammadu Buhari a été réélu président du Nigeria avec 56% de voix, selon les résultats communiqués par la commission électorale (INEC) dans la nuit de mardi à mercredi.


Le scrutin s’annonçait serré, mais Buhari a réussi à maintenir une large avance sur son adversaire. L’annonce officielle de sa victoire n’avait pas encore été faite par l’INEC, mais en comptabilisant les résultats de 36 États du pays ainsi que de la capitale fédérale Abuja, le président sortant menait avec une avance de près de 4 millions de voix.

Son principal rival, Atiku Abubakar, candidat du Parti Populaire Démocratique (PDP), est quant à lui crédité de 41% de suffrages.

Quelques centaines de personnes s’étaient rassemblées dans le quartier général du parti au pouvoir, le Congrès des Progressistes (APC) à Abuja, pour sabrer le champagne au son de l’afropop. Toutefois, en raison de l’heure tardive de l’annonce, il y avait peu de ferveur ou célébration populaire dans le pays. Y compris à Kano, l’un de ses fiefs, où ses partisans étaient sortis en masse en 2015 pour célébrer sa première victoire.


Soutien du Nord

Depuis lundi, au fur et à mesure que l’INEC annonçait les résultats, État par État, parti par parti, le suspense se réduisait. Les écarts entre les candidats, tout deux haoussas du nord et musulmans, étaient certes moins prononcés que lors du scrutin de 2015, entre Buhari et Goodluck Jonathan, chrétien du Delta, mais Buhari a conservé une large avance.


Le Nord ne l’a pas trahi. Après un premier bilan très mitigé et critiqué sur les questions économiques et sécuritaires, Buhari gardait une large avance dans ses bastions où il dépassait les 70%, mais a perdu près de 435 000 voix dans l’immense ville de Kano (nord), l’un de ses fiefs.

Atiku Abubakar n’a de son côté pas réussi à faire l’unanimité dans la région yorouba du sud-ouest, où le parti au pouvoir a gardé la majorité des votes, ou dans le sud-est igbo, malgré le choix de Peter Obi, ancien gouverneur de l’État d’Anambra, comme vice-président.

Contestation de l’opposition

L’opposition a dénoncé des fraudes massives du parti au pouvoir pour maintenir Muhammadu Buhari à la tête du pays, et avait demandé l’interruption des résultats mardi soir. Toutefois, cette demande ne peut se faire que par voie de justice.


«Situation Room appelle les partis politiques et les candidats qui ont des griefs avec le processus électoral à utiliser les recours légaux pour le faire« , a annoncé le groupe de surveillance de la société civile dans un communiqué, après avoir dénoncé des manquements graves dans l’organisation du scrutin.

Retards à l’ouverture des bureaux de vote, intimidations d’électeurs, destruction de matériel électoral : la société civile et les observateurs ont dénoncé de nombreuses irrégularités et recensé au moins 53 morts dans des violences électorales.

Faible taux de participation


La mobilisation des électeurs nigérians a été faible lors de ce scrutin, avec un taux de participation d’environ 40%. L’affluence a ainsi reculé dans quasiment tous les États du pays, notamment dans le sud-est. Dans l’État d’Abia par exemple, où les mouvements séparatistes pro-Biafra ont une forte assise populaire, le taux de participation n’a été que de 18%.


À Lagos également, capitale économique de l’Afrique de l’ouest et réservoir très important de voix avec plus de 6 millions d’électeurs enregistrés, le niveau de participation ne dépassait pas les 20%. Les observateurs s’inquiètent de cette « faible mobilisation » qui « pourrait affecter la crédibilité du vainqueur de cette élection », déjà entachée par des accusations de fraudes.
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