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Forte restriction de la liberté de manifester au Togo

Publié le vendredi 9 aout 2019  |  DW AFRIQUE
La
© aLome.com par Edem GADEGBEKU & J. TCHAKOU
La C14 conteste toujours la tenue des législatives 2018 et projette la tenue d`une nouvelle journée "Togo Mort" le 04 décembre
Lomé, le 1er décembre 2018. Quartier Bè. La C14 projette une opération "Togo Mort" sur le 04 décembre prochain (début programmé de la campagne électorale pour les législatives 2018) et annule sa journée de manifestation du lundi 03 décembre 2018.
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Les modifications apportées par l'Assemblée nationale togolaise restreignent clairement la liberté de manifester dans le pays, notamment en interdisant tout rassemblement avant 11h du matin ou après 18h.



Les députés ont modifié une dizaine d’articles de la loi en vigueur depuis 2011 au Togo, et en ont créé deux nouveaux, qui concernent des axes et des zones exclues des manifestations.

Les manifestations sont interdites désormais sur toutes les routes nationales, les axes et zones où se déroulent de fortes activités économiques, dans les centres urbains, les axes ou encore les zones proches des institutions de la République, des chancelleries et résidences des ambassadeurs et représentants d'organisations internationales, ainsi que dans les zones proches des camps militaires et camps de service de sécurité.

"L'objectif est de parvenir à un meilleur encadrement des manifestations pacifiques publiques afin d'offrir la sécurité aux riverains et offrir surtout la sécurité aux manifestants", Payadowa Boukpessi, ministre de l'Administration territoriale. Des raisons sécuritaires évoquées

Au sein de la société civile togolaise, on déplore un recul et un coup porté à la démocratie. "Je crois que ça va être très difficile d’obtenir maintenant l’autorisation. C'est devenu un régime d'autorisation de manifester et ce n’est pas une bonne chose pour la démocratie que vous voulons construire dans notre pays", s'inquiète Spéro Mahulé du CACIT, le Collectif des associations contre l'impunité au Togo.

Les autorités togolaises évoquent des raisons stratégiques, économiques et sécuritaires pour justifier ces modifications. Pour Yark Damehame, ministre de la Sécurité, "ce projet de loi permettra au gouvernement de renforcer l'arsenal sécuritaire déjà existant dans notre pays pour mieux assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens."
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