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La politique foncière en Afrique : Un groupe d’experts appelle à une «gestion des terres juste et efficace»

Publié le vendredi 29 novembre 2019  |  CEA
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© aLome.com par Edem Gadegbeku & Jacques Tchakou
Localité de Djagblé dont des terres sont sujettes à de multiples conflits fonciers ces derniers mois
Préfecture du Zio. Localité de Djagblé dont des terres sont sujettes à de multiples conflits fonciers ces derniers mois.
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Abidjan, Côte d’Ivoire, le 27 novembre 2019 - Les experts participant à la conférence 2019 sur les politiques foncières en Afrique appellent à une gestion juste et efficace des terres pour soutenir les efforts de transformation du continent.

La troisième édition de la conférence sur les politiques foncières en Afrique, se déroulant actuellement dans la capitale ivoirienne, Abidjan, est co-organisée par l’Union africaine, la Commission économique pour l’Afrique et la Banque africaine de développement.

Chaque orateur a partagé ses réflexions sur les défis auxquels le secteur foncier fait face et ses connaissances sur la gestion juste et efficace des ressources naturelles dans les États africains. Le panel était composé de Angela Thokozile Didiza, Ministre de l’agriculture et de la réforme foncière de l’Afrique du Sud ; Michael Lipton, Professeur d’économie à l’Université de Sussex ; Bitange Ndemo, Professeur à l’Université de Nairobi et Ali Mufurui, Fondateur et PDG d’Infotech Investment Group.

Angela Didiza déclare : « Il est tout simplement essentiel que les femmes aient accès à la terre. Des politiques claires doivent être mises en place pour assurer la mise en œuvre des recommandations en matière de gestion des terres ». Dans ses remarques, le Professeur Lipton appelle à « une approche démocratique » afin d’éviter l’arbitraire dans la gestion des terres et de protéger également les intérêts des propriétaires.

Bitange Ndemo souligne la nécessité d’adopter des choix technologiques appropriés pour une gestion efficace des terres. «Nous ne pouvons pas rendre les petites exploitations agricoles productives. C’est pourquoi nous devons trouver le moyen de les transformer en grandes exploitations. Nous devons décentraliser le système de gestion des terres et définir clairement ce dont nous avons besoin au cours des dix prochaines années ; c’est la bonne façon d’améliorer le système».

«Nous avons aggravé le système en émettant des titres de propriété. Donner un bout de terrain avec un titre de propriété n’est pas le moyen de résoudre le problème ; le véritable problème est de savoir à quoi il servira. La terre a une durée de vie et nous devons travailler à bien l’utiliser pour fournir le maximum d’avantages à l’ensemble de la communauté. Le besoin le plus urgent à présent est de repenser cette façon de gérer le problème foncier», affirme Ali Mufurui.

Le thème clé du dialogue de cette année est : «Remporter la lutte contre la corruption dans le secteur foncier : voie viable pour la transformation de l’Afrique».

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