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Togo: des journaux d’opposition suspendus après une plainte de l’ambassadeur de France

Publié le jeudi 26 mars 2020  |  RFI
Locales
© aLome.com par Edem Gadegbeku & Jacques Tchakou
Locales du 30 juin 2019: La HAAC organise un séminaire d’information et de formation sur les textes réglementaires de la couverture de la campagne
Lomé, le 07 juin 2019. Hôtel Concorde. Elections locales du 30 juin 2019. La HAAC organise un séminaire d’information et de formation sur les textes réglementaires de la couverture médiatique de la campagne électorale. La HAAC a initié ce séminaire d’information et de formation au profit des professionnels des médias et de la communication afin de leur expliquer et rappeler le rôle qu’ils sont appelés à jouer pendant cette période, sur la base de l’article 75 du Code électoral. Des textes qui exigent des journalistes le respect de la déontologie et de l’éthique. L’ouverture dudit séminaire a été personnellement présidée par Pitalounani TELOU, président de la HAAC.
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Au Togo, deux journaux d’opposition ont été suspendus le 23 mars par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication suite à une plainte de l’ambassadeur de France. Le quotidien Liberté et le bihebdomadaire L’Alternative avaient respectivement publié des articles à charge contre l’ambassadeur et contre Franck Paris, le conseiller Afrique d’Emmanuel Macron.


Six jours après l’élection présidentielle, alors que la France n’a pas réagi au résultat contesté du scrutin, le bihebdomadaire L’Alternative accuse Franck Paris, le conseiller Afrique du président français de « connivence incestueuse» avec le pouvoir togolais. «Il se charge de ripoliner l’image et rendre lisse la dictature togolaise auprès de son patron Emmanuel Macron, en contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes», écrit le journal.

Quatre jours plus tard, un autre journal d’opposition, Liberté, s’en prend vertement à l’ambassadeur de France cette fois. «Marc Vizy, l’autre ennemi de la démocratie au Togo», attaque en une le journal, qui écrit : «Pour les générosités dont il jouit régulièrement du régime, il se range du côté de la dictature».


Accusations «graves, infondées et calomnieuses»

Face à ces accusations qu’il juge « graves, infondées et calomnieuses », fait inhabituel, l’ambassadeur de France décide de porter plainte, non pas devant la justice mais devant la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).





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