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Lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’ouest: WANEP-Togo lance deux projets financés par les USA

Publié le mercredi 14 octobre 2020  |  Agence de Presse Togolaise
Débat
© aLome.com par Edem Gadegbeku & Parfait
Débat public en pleine crise sur les réformes politiques et institutionnelles au Togo
Lomé, le 06 octobre 2017. Hôtel SARAKAWA. Débat public organisé par WANEP-Togo en collaboration avec le PNUD autour du thème "Réformes politiques au Togo: quelles solutions pour une sortie de crise"? Ce débat a vu la participation de plusieurs hommes politiques togolais de divers bords.
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Lomé, 13 oct. (ATOP) – Les projets «Techcamp sur la cohésion sociale et la lutte contre la désinformation en Afrique de l’Ouest» et «Renforcement de la résilience du Togo face à l’extrémisme violent dans un contexte d’insécurité sous régionale», ont été lancés le mardi 13 octobre à Lomé.

Ces projets ont été initiés par le Réseau ouest africain pour l’édification de la paix au Togo (WANEP-Togo) et financés par le département d’Etat des Etats Unis d’Amérique (USA).

Le projet sur la cohésion sociale, financé à 94 mille dollars soit environ 47 millions de FCFA, couvre une période de onze mois à partir de septembre 2020 et cible 40 jeunes acteurs du web de la sous-région, notamment de la Côte d’Ivoire, du Bénin, de la Guinée Conakry et du Togo.

L’objectif est de contribuer à la réduction des fake news, afin de renforcer la cohésion sociale en Afrique de l’Ouest avec l’implication des jeunes acteurs des médias et des réseaux sociaux.

Les activités inscrites dans ce projet sont des rencontres d’échanges et de formation sur, entre autres, le traitement des informations, la détection des fausses informations dans le but de lutter contre la désinformation qui est une menace à la sécurité et à la stabilité des Etats.

Le second projet relatif au renforcement de la résilience du Togo face à l’extrémisme violent dans un contexte d’insécurité sous régionale s’étale sur une durée de trois ans à compter de septembre 2020. Financé à 250 mille dollars, soit environ 127 millions de FCFA, ce projet vise à contribuer au renforcement de la résilience nationale face à l’extrémisme violent en appuyant les actions du Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV), ainsi que des comités préfectoraux et cantonaux.

Il s’agira précisément dans ce projet, d’appuyer le mécanisme d’alerte précoce pour la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent dans les communautés ; de renforcer les cadres de dialogues et de collaboration multisectoriels entre les acteurs étatiques et non étatiques, en vue d’une réduction des facteurs de risque face à l’extrémisme violent liés aux conflits communautaires, aux défis sécuritaires et aux dialogues interreligieux.

Il entend également faciliter la prise en compte des besoins prioritaires des populations à la base et des zones à risque à l’extrémisme violent y compris la résolution des conflits communautaires.

En présentant ces projets, la coordinatrice nationale de WANEP-Togo, Mme Amédzénu-Noviekou Nora a signifié que ce lancement permettra de partager avec les acteurs, des informations sur les projets et les modalités de leur mise en œuvre.

L’ambassadeur des USA au Togo, Eric William Stromayer a indiqué que son pays est fier d’être aux côtés du Togo dans la lutte contre l’extrémisme violent qui menace, non seulement la stabilité du pays mais, celle de toute la région. Pour le diplomate américain, c’est une bataille qu’il faut gagner et les USA ont décidé d’accompagner le Togo grâce aux fonds «Trans-Sahara Counter Terrorism Partnership (TSTCP) et TechCamp».

Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Akobi Messan a rappelé que le CIPLEV entend prendre en compte, non seulement les mesures essentielles de lutte contre le terrorisme axé sur la sécurité, mais aussi, les mesures de préventions systématiques. « Ces mesures devront s’attaquer directement aux causes profondes et sous-jacentes qui conduisent des individus à se radicaliser et à rejoindre les groupes extrémistes violents», a-t-il dit.

La présidente du conseil d’administration de WANEP, Mme Mensah-Piérucci Marcelline a exprimé sa gratitude au département d’Etat américain pour avoir accompagné sa structure dans ces projets qui ouvriront de nouvelles perspectives et aideront à renforcer la gouvernance dans ces secteurs.

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