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Togo : des opposants et des OSC réclament la libération de «48 détenus politiques et s’indignent de la mort de 8 autres» depuis 2017

Publié le mercredi 23 decembre 2020  |  aLome.com
Conférence
© aLome.com par Edem Gadegbeku & K. Tchakou
Conférence de presse du ‘Comité pour la libération de tous les prisonniers politiques du Togo’
Mardi 22 décembre, siège de la CDPA, à Lomé. Conférence de presse du ‘Comité pour la libération de tous les prisonniers politiques du Togo’. Ce Comité travaille d’arrache-pied «pour obtenir la libération des militants de l’opposition politique qui croupissent encore dans les geôles» du Togo, au moins depuis les contestations politiques de 2017. Pr David Dosseh.
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Réunis au sein du ‘Comité pour la libération de tous les prisonniers politiques du Togo’, plusieurs acteurs politiques et défenseurs des droits humains travaillent d’arrache-pied «pour obtenir la libération des militants de l’opposition politique qui croupissent encore dans les geôles» du Togo, au moins depuis les contestations politiques de 2017.

Annoncée le 08 décembre dernier lors d’une conférence de presse des partis politiques de la DMK et affiliés, la mise en place du «Comité de libération des détenus politiques» a été actée ce mardi 22 décembre au siège de la CDPA, à Lomé. Avec à sa tête une coordination de cinq membres, ce Comité se donne comme priorité de «combattre l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire par le pouvoir exécutif togolais à des fins politiques». Pour le Pr David Dosseh, coordonnateur de ce Comité, «la justice togolaise s’assimile au bras armé du pouvoir de Lomé».

Après la liberté provisoire accordée aux deux leaders de la DMK, en l’occurrence B. Adjamagbo et G. Djossou, ce groupe de politiques et acteurs-clés de la société civile togolaise entend obtenir, dans les meilleurs délais, l’élargissement des «48 personnes qu’il présente comme des détenus politiques continuant d’être actuellement locataires des maisons d’arrêt du Togo sans jugement». Ils ont été arrêtés et condamnés pour certains pour participation à des manifestations de décembre 2018. On oppose à d’autres le fait d’avoir créé et animé des groupes Whatsapp séditieux qui ont été infiltrés, dénonce tour à tour ce Comité. Tout comme «les actes de torture infligés à certains de ces détenus».
Le Comité exige ainsi leur libération immédiate et sans condition car estime-t-il, «ces personnes sont arbitrairement arrêtées et détenues pour des raisons politiques».

Dans ce lot de personnes détenues pour leurs «opinions politiques», on recense selon le Comité sus-cité des militants du PNP, de la DMK et d’autres organisations politiques. Au cours de leur détention, «08 prisonniers politiques ont perdu la vie», dénoncent Pr David Dosseh et ses camarades de lutte. Entre-temps, Abraw Samer (coach de l’équipe de Sémassi de Sokodé) et Abrangao Youssaou, arrêtés le 21 janvier 2020 dans le cadre du Mouvement «Tiger Revolution», ont recouvré la liberté, soulignent ces mêmes défenseurs des droits humains.

Pr Dosseh, Claude Améganvi, Louis Attiogbé, Assiba Johnson et autres fustigent la «remise en cause de la règle intangible de la séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) qui selon eux est la base de toute République» et de tout Etat de droit. Ils dénoncent par la même occasion les «assassinats ciblés et la tentative de musèlement de la presse» ces trois dernières années au Togo.

Depuis le second semestre 2019, la loi encadrant les libertés publiques au Togo et tout particulièrement celle organisant la tenue des manifestations pacifiques a été corsetée. Un vote parlementaire qui avait déchainé en son temps la colère des politiques de l’opposition et des OSC. Mais c’est toujours le statu quo sur ce sujet.

Akoyi A. & K. T.
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