Diplomatie
Quelle nouvelle géographie militaire française et européenne au Sahel et en Afrique de l’ouest?
Publié le vendredi 18 fevrier 2022 | Lignes de Defense
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Suite aux annonces du président Macron (lire mon post précédent), l’EMA a apporté quelques précisions sur le redéploiement régional des forces françaises au Sahel et en Afrique de l’ouest.
Pour l’instant, on parle toujours de Barkhane. Le nom évoluera peut-être...
L’esprit final de la transformation
Il ne s’agit ni d’une déroute ni d’une défaite tactique pour l’armée française, insiste bien l’EMA. A terme, les forces françaises du Sahel n’auront plus vocation à agir contre les GAT sauf à frapper les "têtes" des groupes terroristes.
La réarticulation
C’est une manoeuvre complexe qui s’inscrit dans le cadre d’un processus coordonné avec les partenaires africains et européens. Pendant cette manoeuvre, les opérations contre les GAT se poursuivront de façon à sécuriser la partie terrestre de l’opération de désengagement. Toujours pendant cette manoeuvre, le dialogue se poursuivra avec les FAMA "dans une perspective de déconfliction".
Elle devrait prendre de 4 à 6 mois, mais une forte contrainte climatique (saison des pluies à partir de mai) pourrait perturber la manoeuvre.
En termes d’effectifs.
Actuellement, en BSS sont localisés 4600 soldats français dont 2400 sont au Mali. A échéance, les effectifs seront entre 2500 et 3000 hommes.
Les "unités retirées ne vont pas être redéployées", selon l’EMA; ce qui signifie que près de 1500 à 2000 militaires tricolores pourraient quitter le théâtre et regagner la France. Le reste sera déployé au Tchad et au Niger ("pas de commentaires" de l’EMA sur le Burkina Faso mais les FS de Sabre s’y maintiendront). Par ailleurs, les forces françaises du Sénégal, du Gabon et de Côte d’Ivoire poursuivront leurs missions, en particulier l’appui et l’accompagnement aux forces locales.
Et Takuba?
Takuba répond à des besoins spécifiques des militaires maliens qui ne sont/seront pas ceux des autres pays sahéliens et du golfe de Guinée.
Par ailleurs, l’engagement des pays contributeurs dépend de mandats nationaux spécifiques, avec un engagement spécifique et unique valant pour le Mali. Ces mandats ne peuvent pas être transposés tels quels hors du Mali. Il va donc y avoir une phase de redéfinition politique nationale pour savoir si les pays contributeurs resteront prêts à poursuivre leur mission au profit de nouveaux partenaires. ... suite de l'article sur Autre presse
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