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Pr Akodah Ayewouadan: «Nos produits fortement subventionnés s’évaporent vers les pays frontaliers»

Publié le lundi 4 avril 2022  |  Le Tabloid
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© aLome.com par Parfait
Lancement de la phase terrestre du Guichet unique
Lomé, 09 juillet 2015. Frontière terrestre Lomé/Aflao. En présence de plusieurs autorités et responsables de la SEGUCE TOGO, l`exploitation du Guichet unique connaît une nouvelle phase. Ce Guichet est une plateforme web dématérialisée, accessible 24h/24 et reliant plusieurs acteurs.
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Avant la dernière hausse officielle des prix des produits pétroliers, il y a eu entre-temps un petit problème de rupture de stock, à en croire le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale. Le bol du mais est assez onéreux depuis un bon moment et bien d’autres denrées de grande consommation connaissent une inflation régulière sur le marché. Ces situations s’expliquent manifestement, entre autres raisons, par l’exportation illicite ou de trafics clandestins vers les autres pays, surtout les frontaliers.

Le phénomène a été en tout cas évoqué par les ministres de la Communication et des Médias Prof Akodah Ayawouadan, du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale Kodjo Adedze, et des Transports aériens, terrestres et ferroviaires Affoh Atcha-Dedji, au cours de la conférence de presse conjointe animée mardi dernier sur la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe.

«Le carburant qui était prévu dans l’avant-dernier appel d’offres (prévision de 6 mois, Ndlr), déjà en octobre pratiquement, c’était fini, j’ai vu les consommations grimper», a indiqué à l’occasion Kodjo Adedze, évoquant un chiffre de 30 % d’augmentation de consommation du carburant, particulièrement le super sans plomb et le gas-oil. Sur des prévisions d’un mois par exemple, la quantité commandée tient à peine deux semaines voire une, a-t-il relevé, évoquant même le cas du jet A4, le carburant utilisé par les avions qui subit le phénomène d’exportation clandestine.

La pratique consiste, pour les gros camions notamment, à faire constamment le plein de carburant qu’ils vont déverser dans des circuits officieux de vente. « Vous savez très bien qu’on est dans la CEDEAO, libre circulation des biens et des personnes (…) La subvention que nous avons ici essaie de nourrir les autres alors qu’il s’agit de la contribution de tous, les impôts des uns et des autres utilisés pour subventionner», a-t-il déploré. «Il était clair et visible que nos produits fortement subventionnés s’évaporaient vers les pays frontaliers», a renchéri Pr Akodah Ayewouadan, ajoutant que «le même mécanisme avait existé à une époque entre le Ghana et nous, mais dans l’autre sens».

Le maïs n’échappe pas au trafic illicite. Par ailleurs, il a été évoqué les conditions pluviométriques défavorables, la diminution des superficies consacrées à sa culture à cause de l’orientation des paysans vers les cultures de rente comme le soja…pour expliquer la rareté de cette céréale sur le marché et, effet induit, la flambée de son prix. Mais à côté, le maïs est aussi victime de la cupidité des commerçants véreux. A en croire Affoh Atcha-Dedji, certains mélangent le maïs, moins cher, déversé sur le marché par l’Agence nationale pour la sécurité alimentaire au Togo (ANSAT) afin de faire baisser le prix du bol, avec celui des circuits ordinaires plus cher, afin de tirer le maximum de profit.

Bien d’autres produits subventionnés sont aussi sans doute victimes d’exportation illicite.
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