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2è interdiction d’un meeting de la DMK à Lomé: Plusieurs opposants décrient la survivance de mesures liberticides au Togo depuis février 2020

Publié le jeudi 14 juillet 2022  |  aLome.com
Conférence
© aLome.com par Edem Gadegbeku & K. T.
Conférence de presse de la DMK livrant le contenu de son Mémorandum soumis au G5.
Lomé, le 14 mai 2021. Tokoin CESAL. Comme convenu lors de sa rencontre du 04 mai dernier avec le G5, la DMK a fait parvenir ce vendredi 14 mai 2021 son Mémorandum de sortie de crise au chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo. Dans ce document, ces opposants au régime de F. Gnassingbé plaident pour un dialogue politique sous l’égide des Nations Unies et de l’UE.
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Selon un communiqué qu’il a publié dans la soirée de ce 13 juillet, la DMK (Dynamique Mgr Kpodzro) a décidé d’annuler son meeting programmé sur ce 16 juillet sur le terrain d’ASFOSA (à Lomé), pour éviter à ses militants des violences policières, suite «à une nouvelle interdiction» déguisée de son meeting de cette fin de semaine. Une donne qui suscite la colère de plusieurs opposants.


La DMK devait tenir initialement son 1er meeting sur le terrain de Bè-Kondjindji le 25 juin dernier, une manifestation interdite «sur la base d’informations de dernière minute selon le ministre D. Yark de la Sécurité».
«Le ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale, dans sa réponse reçue le 13 juillet 2022, confirme que l’enquête relative à l’attaque terroriste du 2 juin 2022 au Grand marché (de Lomé) n’est pas encore terminée, et par conséquent, il ne lui est pas possible d’accepter la déclaration de manifestation de la DMK. En d’autres termes, le régime vient d’interdire à nouveau un meeting programmé par la DMK», a informé et détaillé la coordination de cette Dynamique.
La DMK, à ce titre, «s’insurge contre cette énième interdiction de ses activités politiques, mais fidèle à son option d’éviter d’exposer la population à une violence policière, annule le meeting du 16 juillet 2022 prévu au stade d’ASFOSA à Ablogamé».

Une donne que dénonce encore la DMK, estimant que le ministre Boukpessi «piétine une fois encore notre Constitution et nos libertés fondamentales» à travers cette interdiction.

«Quand le fondement de la gouvernance repose grandement sur la privation de jouissance de liberté des citoyens, c’est l’inversion des valeurs qui caractérise un Etat pervers», a subtilement dénoncé sur le sujet Nathaniel Olympio, président ad intérim du Parti des Togolais.
Dans la même veine, Agbéyomé Kodjo dénonce encore depuis son exil une «anomalie démocratique», en ressassant sa contestation des résultats du dernier scrutin présidentiel en date organisé au Togo en février 2020.
«Depuis le scrutin du 22.02.2020 marqué par la compromission des observateurs de l’UA et de la CEDEAO qui ont validé l’inversion des résultats, aucun meeting de la DMK n’a été permis», a vitupéré le leader de la formation OBUTS.

Loin de jeter l’éponge dans la litanie de ses revendications depuis le 22 février 2020, la DMK «demande à toute la population Togolaise de rester mobilisée contre la vie chère, les violations des droits de l’Homme, la mauvaise gouvernance, les problèmes d’insécurité et d’être en attente de mots d’ordres futurs pour poursuivre la lutte de libération de notre cher pays d’un régime dictatorial qui sévit depuis bientôt 60 ans».
Tout en produisant un énième effort de rassemblement de ses soutiens dans l’Opposition et la société civile, la DMK «appelle de nouveau à plus de cohésion entre toutes les forces politiques et les forces vives de la nation assoiffées d’alternance».

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme (comme Amnesty International) ont appelé ces derniers mois le Gouvernement à lâcher du lest dans l’organisation et de la tenue de manifestations politiques au Togo. Manifestations interdites depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire au Togo. Cette seconde interdiction du meeting de la DMK intervient au moment où les fêtes traditionnelles sont de nouveau autorisées (dans le strict respect des mesures anti-Covid-19). Ou encore au même moment où un parti rival de la DMK comme l’ANC tient des meetings dans différentes cités depuis la fin 2020. Des militantes d’UNIR ont par ailleurs organisé le 4 juillet dernier à Ségbé une marche suivie de meeting «pour remercier Faure Gnassingbé au sujet du chantier de la voie Adidogomé-Ségbé».

Edem G.
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