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Annulation de son nouveau bureau : Le CNJ dénonce l’action des agences de renseignement dans la décision de la ministre Victoire Tomégah-Dogbé
Publié le vendredi 28 fevrier 2014  |  AfreePress




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Togo - La décision de la ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de la l’Emploi des Jeunes Victoire Tomégah-Dogbé d’annuler l’élection du nouveau bureau du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) commence par faire réagir. Pour annuler le processus ayant conduit à l’élection le 20 janvier dernier de ce bureau, le ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de la l’Emploi des Jeunes avait parlé de «fraudes massives » ayant entaché le processus.


« Faux », rétorque aujourd’hui Sylvain Vidzraku, Chargé à la communication du CNJ. « Il n’y a pas eu de fraudes mais des cas d’irrégularités qui ont été réglés tout au long du processus. Nous avons fait une élection après avoir réglé tous ces cas d’irrégularité jusqu’à revenir à Lomé et des millions ont été investis dans cette histoire. Nous revenons à Lomé avec un candidat élu qui n’est pas le candidat du ministère et c’est là que la ministre convoque une réunion et agite un rapport des agences de renseignement sollicitées par un membre du CNJ à l’insu du congrès, un rapport qui dit que les élections sont entachées de fraudes massives et de graves irrégularités », a lancé ce vendredi Sylvain Vidzrakou. « On ne peut pas dire aujourd’hui que les agences de renseignement sont plus fiables que les délégués du ministère du développement à la base, les points focaux, les préfets et les maires qui ont assisté jusqu’à la fin au processus électoral », poursuit-il et de penser que c’esdt l’échec du « candidat » de la ministre Victoire Tomégah-Dogbé qui explique mieux cette décision.

L’homme dit détenir « toutes les preuves » qui permettent de dire que la ministre a été informée tout au long du processus commencé en 2012 et qui a abouti en janvier 2014 à l’élection de Gartieb Laré à la tête de cette faîtière des associations de jeunes qu’est le CNJ.

Parmi les personnes en lutte pour mettre en orbite leurs candidats à la tête du CNJ, on cite le nom de l’ancienne patronne des impôts, aujourd’hui Directrice générale de la Délégation à l’Organisation du Secteur Informel, Ingrid Awadé qui aurait soutenu Gartieb Laré.
« Ingrid Awadé n’est ni de près, ni de loin liée à cette affaire », précise M. Vidzrakou.

Telli K.

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