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Terrorisme en Afrique, une «menace majeure» à la paix et à la sécurité internationales (ONU)

Publié le vendredi 11 novembre 2022  |  MAP
F.
© Autre presse par Gouvernement
F. Gnassingbé s’est entretenu avec les troupes de l’Opération militaire Koundjoaré (dispositif qui sert de bouclier entre le Togo et le Sahel).
Namoundjoga dans le Kpéndjal-Ouest, le 08 février 2021. F. Gnassingbé s’est entretenu avec les troupes de l’Opération militaire Koundjoaré (dispositif qui sert de bouclier entre le Togo et le Sahel).
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Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a averti, jeudi, que l’intensification du terrorisme en Afrique représente une “menace majeure” pour la paix et la sécurité internationales.

“Les terroristes et les extrémistes violents, dont Daech, Al-Qaïda et leurs affiliés, exploitent l’instabilité et les conflits pour accroître leurs activités et intensifier les attaques à travers le continent”, a souligné M. Guterres dans une allocution lue en son nom par la vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, lors d’une réunion du Conseil de sécurité.

Il a relevé que la violence insensée et alimentée par la terreur à laquelle s’adonnent ces groupes terroristes a tué et blessé des milliers de personnes et beaucoup d’autres continuent de souffrir de l’impact plus large du terrorisme sur leurs vies et leurs moyens de subsistance.

Au cours des deux dernières années, certaines des filiales les plus violentes de Daech se sont développées, augmentant leur présence au Mali, au Burkina Faso et au Niger ainsi que vers le sud dans le golfe de Guinée, a-t-il indiqué lors de cette réunion sur le terrorisme en Afrique, organisée par le Ghana qui assume la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de novembre.

“Les groupes terroristes et extrémistes violents aggravent l’instabilité et la souffrance humaine. Et ils peuvent replonger un pays sortant d’une guerre dans les profondeurs du conflit”, a prévenu le haut responsable onusien, ajoutant que les terroristes, les groupes armés non étatiques et les réseaux criminels poursuivent souvent des stratégies alimentées par la contrebande, la traite des êtres humains et d’autres méthodes de financement illicite, se faisant parfois passer pour des forces armées légitimes.

Il a en outre noté qu’au moment où les outils numériques propagent la haine et la désinformation, les terroristes et autres groupes criminels exploitent les tensions intercommunautaires et l’insécurité alimentaire déclenchées par le changement climatique, rappelant que dans le monde hyper-connecté d’aujourd’hui, la propagation du terrorisme en Afrique n’est “pas une préoccupation pour les seuls États membres africains”.

“Le défi nous appartient à tous. La lutte contre le terrorisme international nécessite des réponses multilatérales efficaces”, a-t-il insisté lors de cette réunion présidée par M. Nana Akufo-Addo, président du Ghana.

De l’urgence climatique aux conflits armés, en passant par la pauvreté et les inégalités, le cyberespace anarchique et la reprise inégale après la COVID-19, il a également souligné que le terrorisme converge avec d’autres menaces.

Pour une approche holistique et globale, le chef de l’ONU a cité le nouvel agenda pour la paix des Nations Unies. “Dans un contexte de polarisation croissante, cet agenda propose des moyens de faire face aux risques et de revitaliser notre système collectif de paix et de sécurité”, a-t-il conclu.

De son côté, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a attiré l’attention dans son exposé sur les dommages physiques et psychologiques quotidiens causés par le terrorisme et a rappelé que les réponses conventionnelles et les anciens modèles ne sont plus pertinents pour contrer l’évolution des menaces sur le terrain.
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