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Après les catastrophes de 2022, il faut agir pour le climat (OMM)

Publié le lundi 26 decembre 2022  |  ONU INFO
Inondations
© aLome.com par Edem Gadegbeku & Jacques Tchakou
Inondations dans des ruelles du quartier de Bè après de fortes pluies
Lomé, le 19 août 2019. Scènes d`inondations dans des ruelles du quartier de Bè après de fortes pluies.
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Selon le nouveau rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), les catastrophes liées à la météorologie, à l’eau et au climat, comme les inondations extrêmes, la chaleur et la sécheresse, ont touché des millions de personnes et coûté des milliards cette année, alors que les signaux et l'impact du changement climatique induit par l’homme se sont intensifiés.

Les événements de 2022 ont une fois de plus souligné la nécessité évidente de faire beaucoup plus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer leur suivi et de renforcer l’adaptation au changement climatique, notamment par l’accès universel aux alertes précoces, rappelle l’Organisation météorologique mondiale.

Avant même la publication des chiffres de la température mondiale pour 2022 attendue à la mi-janvier, il apparait déjà que les huit dernières années vont s’avérer les plus chaudes jamais enregistrées. La persistance d’un événement de refroidissement causé par La Niña, qui en est maintenant à sa troisième année, signifie que 2022 ne sera pas l’année la plus chaude jamais enregistrée. Mais ce refroidissement sera de courte durée et n’inversera pas la tendance au réchauffement à long terme causée par des niveaux records de gaz à effet de serre piégeant la chaleur dans notre atmosphère.

L'OMM précise que selon Les prévisions annuelles de température mondiale du Met Office du Royaume-Uni, la température mondiale moyenne pour 2023 sera comprise entre 1,08 ° C et 1,32 ° C (avec une estimation centrale de 1,20 ° C) au-dessus de la moyenne de la période préindustrielle (1850-1900). Pour la dixième année consécutive, les températures dépasseront d’au moins 1 °C les niveaux préindustriels et la probabilité d’un dépassement temporaire de la limite d’ 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris augmente constamment.

Améliorer d’urgence la préparation aux évènements extrêmes

«Cette année, nous avons été confrontés à plusieurs catastrophes météorologiques dramatiques qui ont coûté beaucoup trop de vies et de moyens de subsistance et compromis la santé, l’alimentation, l’énergie et la sécurité de l’eau et des infrastructures. Un tiers du Pakistan a été inondé, entraînant des pertes économiques et humaines importantes. Des vagues de chaleur record ont été observées en Chine, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud. La sécheresse qui sévit depuis longtemps dans la Corne de l’Afrique menace de devenir une catastrophe humanitaire», a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, M. Petteri Taalas.

Il a par ailleurs souligné la nécessité d’améliorer la préparation à de tels événements extrêmes et de veiller à atteindre l’objectif du Plan d’action «Alertes précoces pour tous» des Nations Unies au cours des cinq prochaines années. Les alertes rapides, l’augmentation des investissements dans le système mondial d’observation de base et le renforcement de la résilience aux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes figureront parmi les priorités de l’OMM en 2023, année au cours de laquelle la communauté de l’OMM célébrera son 150ème anniversaire.

L’organisation encouragera également une nouvelle méthode de surveillance des puits et des sources de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitreux en utilisant le programme de Veille de l’atmosphère du globe au sol et la modélisation par satellite afin de mieux comprendre le comportement des principaux gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Les indicateurs climatiques signalent des niveaux record

Les gaz à effet de serre ne sont que l’un des indicateurs climatiques qui atteignent aujourd’hui des niveaux records, au côté du niveau de la mer, le contenu thermique des océans et l’acidification. Le taux d’élévation du niveau de la mer a doublé depuis 1993, et augmenté de près de 10 mm depuis janvier 2020 pour atteindre un nouveau record cette année. Les deux ans et demie écoulés ont contribué à eux seuls à 10 pour cent de l’élévation globale du niveau de la mer depuis le début des mesures satellitaires il y a près de 30 ans, selon le rapport provisoire de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2022.

Selon l’OMM, L’année 2022 a aussi eu un impact exceptionnellement lourd sur les glaciers des Alpes européennes, avec les premiers signes d’une fonte sans précédent. La calotte glaciaire du Groenland a vu sa masse diminuer pour la 26e année consécutive et il a plu (plutôt que neigé) sur le sommet pour la première fois en septembre.

L’Arctique se réchauffe plus vite que toute autre région du monde

«Quand on pense à l’Arctique, on n’a pas l’habitude de prendre en compte les typhons, la fumée des feux de forêt et l’augmentation des pluies» remarque la NOAA, la National Oceanic and Atmospheric Administration des Etats-Unis, qui pourtant a inclus ces événements dans son rapport, sur l’Arctique de 2022. L’agence fournit une image détaillée de la façon dont le réchauffement remodèle cette région autrefois gelée et enneigée, dont les températures augmentent selon elle plus rapidement que dans toute autre partie du monde.

Bien que 2022 n’ait pas battu de records de température mondiale, des niveaux inédits ont été observés dans de nombreuses régions du monde.

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