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Les 50 ans de la disparition d’Amilcar Cabral au menu d’un colloque international à partir du 19 janvier

Publié le mercredi 4 janvier 2023  |  APS
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L’université Assane-Seck de Ziguinchor (UASZ) va abriter abrite à partir du 19 janvier un colloque international de trois jours sur les 50 ans de la disparition d’Amilcar Cabral (1924-1973), héros de la lutte pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert, a-t-on appris mardi des organisateurs.

Un communiqué reçu à l’APS renseigne que cette activité est organisée conjointement par le Laboratoire de recherches sur les institutions et la croissance (LINC) de l’UCAD, le Laboratoire de recherche en sciences économiques et sociales (LARSES) de l’ASZ, le Laboratoire d’économie appliquée et modélisation (LEAM) de l’Université Amadou-Makhtar-Mbow (UAM) et l’Association sénégalaise de philosophie (ASEPHI).

Des universitaires, chercheurs et autres intellectuels, venant de 10 pays, prendront part à cette activité visant à ‘’revisiter l’héritage de ce grand intellectuel et combattant de la liberté’’, précise le texte.

Au total, 46 communications sont prévues pour faire ressortir les multiples facettes de cette figure historique, font savoir les organisateurs. Ce qui, selon eux, est loin d’être étonnant quand on sait qu’Amilcar Cabral continue à inspirer de nombreux africains et pas seulement, qui voient en lui un modèle d’homme d’État qui a su concilier la théorie et la pratique.

Un grand nombre de travaux a été consacré à sa mémoire et à sa contribution dans presque tous les domaines du savoir : économie, politique, éducation, culture, etc., note le communiqué.

‘’Cet héritage ne peut pas occulter sa vision d’une Afrique libérée qui reposait sur quelques postulats essentiels comme le respect de la dignité de l’homme noir, le rôle incontournable de la jeunesse dans le développement du continent, la place déterminante de la femme dans la stratégie de développement des pays libéré du joug colonial et la culture comme pilier de l’œuvre de reconstruction nationale’’, signale la même source.

‘’Amilcar Cabral était convaincu qu’une simple continuation de l’héritage colonial, qu’il soit politique, économique ou culturel, serait désastreuse. Selon lui, c’est par un processus de longue haleine de déconstruction (révolution) sociale et structurelle que l’on pourrait amener les peuples africains à participer activement à la création des conditions de leur libération effective et de leur propre épanouissement’’, font valoir les organisateurs

Une pensée et des positions qui sont d’une actualité brûlante et qui rendent les recommandations du forum d’autant plus pertinentes, ont-ils souligné en assurant que les actes de ce colloque international allaient se traduire en ouvrage collectif.

Natif de Bafata (Guinée-Bissau), le fondateur du Parti de l’indépendance de la Guinée portugaise et du Cap-Vert (PAIGC, créé en 1956), est d’un père capverdien et d’une mère guinéenne.

Pendant que les colons portugais capitalisaient près de 500 ans de présence aux îles du Cap-Vert, Cabral entamait une lutte armée contre le colonisateur portugais. Assassiné le 20 janvier 1973, Cabral n’a pourtant pas assisté à l’indépendance de la Guinée portugaise et du Cap Vert.
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