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Coopération militaire: Le gouvernement burkinabè confirme avoir demandé le retrait des troupes françaises

Publié le mardi 24 janvier 2023  |  MAP
Ibrahim
© Autre presse par DR
Ibrahim Traoré, nouveau patron du MPSR (Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration) au Faso.
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Le porte-parole du gouvernement du Burkina Faso a confirmé lundi que les autorités de Ouagadougou avaient demandé le départ des troupes françaises basées dans le pays, dans un délai d’un mois, précisant toutefois que le départ de l’armée française n’est pas la fin des relations diplomatiques entre les deux pays.

«Ce que nous dénonçons aujourd’hui c’est l’accord qui permet aux Forces françaises d’être au Burkina. Au-delà de cela, il ne s’agit pas de la fin des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France et peut-être d’autres partenaires», a déclaré le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, dans une interview sur Radio-Télévision du Burkina (RTB).

En réponse à la demande de clarification souhaitée par le président Emmanuel Macron, à propos du départ annoncé de l’armée française du Burkina Faso, il a dit : «Il n’y a pas autre clarification à faire. Au stade actuel, nous ne voyons pas comment faire plus clair», rapporte l’Agence d’information du Burkina AIB.

«Nous ne voyons pas pour quelle raison, la France ne va pas respecter le délai d’un mois», a commenté souligné le ministre.

«Il ne faut pas se lancer dans des procès d’intention (…). Au stade actuel, nous ne voyons aucune raison que la partie française ne respecte pas les termes d’un accord qu’elle a signé. De toutes les façons, comme on l’a dit il ne faut pas présumer, il ne faut pas faire de procès d’intention», a souligné le ministre.

Selon lui, «le départ de l’armée française ne va pas laisser un vide. Le seul vide qui puisse être laissé dans cette guerre contre le terrorisme, c’est le vide que les Burkinabè auront eux-mêmes laissé».

«La vision de la Transition aujourd’hui c’est que ce sont les Burkinabè eux-mêmes qui vont consentir les sacrifices pour la libération et la reconquête de notre territoire et surtout pour la refondation», a-t-il laissé entendre. Au sujet du départ de l’ambassadeur de la France, Luc Hallade, il a indiqué que la France devrait accéder à cette requête dans la semaine.
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