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Sanctions : la Cédéao ne suit pas l’Union africaine

Publié le lundi 20 fevrier 2023  |  DW Afrique
Macky
© Autre presse par PMD
Macky Sall cède la Présidence de l`UA à Azali Assoumani
Addis Abeba, le 18 février 2023 - Le président Macky Sall cède la Présidence de l`Union africaine, après un mandat d`un an, à Azali Assoumani, Président de l`Union des Comores
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La Cédéao a décidé de maintenir ses sanctions contre le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Le président de la Commission de l’UA Moussa Faki Mahamat a pourtant remis en cause l’efficacité de ces sanctions.


Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso ont envoyé des délégations à Addis Abeba pour plaider la levée de leur suspension, mais cette démarche semble ne pas avoir abouti.

Les pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont en effet décidé de "maintenir les sanctions existantes contre les trois pays, et d’imposer des interdictions de voyage aux membres du gouvernement et d’autres représentants" du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée.

La décision est contenue dans un communiqué signé par le chef de l’Etat bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de la Cédéao. Elle est issue d’une réunion organisée ce samedi (19.02.2023) en marge du sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba.

Régimes militaires

Le Burkina Faso, le Mali et la Guinée sont dirigés par des militaires qui ont pris le pouvoir à l’issue de coups d’Etat. Ces trois pays d’Afrique de l’Ouest avaient été suspendus par la Cédéao après les prises de pouvoir successives par des militaires en 2020, 2021 et 2022. Le Mali et la Guinée avaient en outre été soumis à d’autres sanctions, en partie levées depuis.

Demande conjointe de levée des sanctions

Les trois pays avaient demandé le 10 février la levée de leur suspension de la Cédéao, mais également de l’UA, déplorant les "sanctions imposées". Théoriquement, le retour à l’ordre constitutionnel dans ces pays est prévu en 2024 au Mali et au Burkina Faso, en 2025 en Guinée.
Dans le communiqué, les pays membres de la Cédéao ont par ailleurs demandé aux autorités guinéennes de mettre en place un "dialogue national inclusif avec tous les acteurs politiques".

Mais la Cédéao dit également avoir "pris note" des "défis humanitaires et sécuritaires graves" auxquels font face les trois pays, notamment le Burkina Faso et le Mali régulièrement frappés par les violences djihadistes.

L’efficacité des sanctions remises en question

Ce Vendredi (18.02.2023), Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, a déclaré que le conseil "paix et sécurité" de l’institution se réunirait, à une date non précisée, pour décider d’une éventuelle levée de la suspension de ces trois pays, ainsi que du Soudan.

Ce Samedi, le diplomate tchadien a affirmé que "ces sanctions ne semblent pas produire les résultats escomptés".
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