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Tone/prise en charge des victimes des violences basées sur le genre : Des organes et acteurs de la région des Savanes renforcent leurs capacités

Publié le vendredi 1 septembre 2023  |  Agence de Presse Togolaise
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© Autre presse par DR
Tone/prise en charge des victimes des violences basées sur le genre : Des organes et acteurs de la région des Savanes renforcent leurs capacités
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Dapaong– Des comités mis en place dans les villages par le ministère de l’Action sociale pour protéger les droits des enfants et lutter contre les Violences basées sur le genre et des acteurs communautaires, renforcent leurs capacités sur la prise en charge des victimes des Violences basées sur le genre (VBG), du 31 août au 1er septembre à Dapaong.

Cette formation est à l’actif de l’Association Racine Féminine basée à Lomé et concerne huit communes de la région des Savanes à savoir : Kpendjal 1, Kpendjal-Ouest 2, Tône 1, 3, 4, Cinkassé 1, 2 et Oti-Sud 1. Elle a bénéficié de l’appui du Fonds des nations unies pour l’Enfance (UNICEF). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « d’amélioration de l’accès aux services de protection des enfants et des femmes exposés au risque de violences basées sur le genre et d’exploitation suite au débordement de la crise du Sahel ».

La rencontre vise à renforcer les capacités des adolescent-e-s, des jeunes, des femmes et des leaders communautaires, y compris des populations déplacées sur les violences basées sur le genre, les droits humains, la cohésion sociale. Elle permet également d’assurer la prise en charge psychosociale des survivantes des VBG, afin qu’à leur tour, ils puissent protéger les enfants et des femmes, y compris les déplacés victimes ou exposés aux VBG, aux abus et exploitations suite au débordement de la crise du sahel dans les Savanes et plus spécifiquement dans les communes bénéficiaires.

Les participants suivront diverses communications telles que les droits humains et droits des enfants, les VBG, prise en charge sociale des victimes des VBG. Il est également prévu des communications sur la prise en charge psychologique et médicale des victimes des VBG, la prise en charge juridique des victimes des VBG et l’explication sur les dotations relatives à la pris en charge des survivantes des VBG.

Pour le secrétaire général de la mairie Tône1, Yambame Domitote, « jusqu’à ce jour, les femmes sont encore victimes des VBG parce que les hommes qui sont chefs de ménages ne se rendent pas compte que les femmes ont des droits qu’ils doivent respecter ». Il a invités les participants à accompagner ces associations, ONG et le gouvernement qui travaillent dans ce domaine pour qu’un jour on puisse vivre dans une société où les droits des femmes et des enfants seront reconnus et respectés.

Le chargé du projet, Sitomé Kokou Sédoufia a témoigné sa reconnaissance à l’UNICEF pour ses appuis multiformes. Il a fait savoir que pour l’année 2022, selon les données recueillies auprès de la direction régionale de l’Action Sociale, de l’Alphabétisation et la Promotion de la Femme des Savanes, 250 cas de violences (physique, sexuelle, psychologique, économique…) ont été enregistrés dans la région. A en croire M. Sitomé, « l’augmentation du nombre de déplacés (internes et externes) dont les femmes et les enfants suite au débordement de la crise du sahel dans cette région a entrainé un accroissement des besoins divers dans les familles et lieux d’accueil ». Cette situation, poursuit-il, expose les enfants et femmes à des risques d’abus et de VBG si des initiatives de prévention, de prise en charge psychosociale et d’accompagnement de ces communautés ne sont pas mises en place.

ATOP/BBG/AR
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