Lomé– La plateforme, « le Mécanisme d’alertes aux obstacles au commerce (MAOC) », mise en place en 2018, a été relancée, le mercredi 19 février à Lomé, pour le renforcement de la compétitivité du secteur privé togolais.
Cette initiative est organisée par le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), le Centre du commerce international (ITC) avec le soutien financier de la Coopération allemande (GIZ). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Accès au marché international (AMI), qui bénéficie de l’appui du Programme pour la promotion de la Compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), cofinancé par l’Allemagne et l’Union européenne, et mis en œuvre par la GIZ.
L’objectif de la relance du MAOC est de permettre aux entreprises de signaler rapidement aux autorités compétentes les difficultés rencontrées lors de leurs activités d’importation ou d’exportation. Ce mécanisme va offrir aux institutions d’appui au commerce des données en temps réel sur les obstacles affectant les entreprises et aider les autorités publiques à identifier et résoudre efficacement les barrières commerciales.
Les participants ont échangé sur les meilleures approches pour garantir l’opérationnalisation efficace de ce mécanisme. L’accent a été mis sur l’importance d’une collaboration étroite entre les secteurs public et privé afin de garantir une résolution rapide et efficace des obstacles signalés. Les discussions ont également porté sur les modalités de collecte et d’analyse des données, l’accès en temps réel aux informations ainsi que la nécessité d’une réponse rapide de la part des autorités pour renforcer la confiance des acteurs économiques.
Une deuxième journée sera consacrée le 20 février à la vulgarisation dudit outil auprès du secteur privé marquant ainsi le début d’une campagne d’information et de mobilisation du secteur privé sur tout le territoire national.
Le secrétaire général du ministère du Commerce, Comlan Nomadoli Yakpey a indiqué que le MAOC constitue une avancée significative pour garantir un commerce fluide et sécurisé, élément clé du développement économique. Il a souligné que le gouvernement togolais place l’intégration commerciale au cœur de sa politique économique. « Nous œuvrons activement pour renforcer nos échanges avec les autres pays africains en facilitant la mise en œuvre des accords commerciaux, en particulier l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette approche intégrée vise à positionner le Togo comme hub stratégique du commerce intra-africain, favorisant ainsi la croissance et la prospérité de l’économie nationale », a dit M. Yakpey.
« La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, en sa qualité de porte-parole du secteur privé mais aussi en son pouvoir de point focal national opérationnel désigné, se réjouit de la réactivation de ce mécanisme », a dit son président, José Kwassi Séménouh. Il a ajouté que « nous sommes pleinement engagés à accompagner cette initiative en sensibilisant et en mobilisant nos membres pour son utilisation effective ».
lntervenant par vidéo conférence, la directrice du bureau Afrique-France de l’ITC, Mme Aïssatou Dialo a relevé que le MAOC vient répondre aux besoins exprimés par les entreprises togolaises qui rencontrent trop souvent des difficultés pour faire valoir leurs potentiels sur les marchés régionaux et internationaux. Ces obstacles non tarifaires, continue-t-elle, peuvent freiner l’essor du secteur privé et ainsi ralentir la dynamique d’intégration économique que porte la ZLECAf. Elle a réitéré l’engagement constant de l’ITC à accompagner le Togo sur la voie de la diversification économique, de l’intégration régionale et de l’accès au marché mondial.