Une action soutenue et coordonnée est encore requise au niveau international et national pour renforcer les mécanismes d'amélioration continue des systèmes nationaux de sécurité et santé au travail, a estimé lundi Yacoubou Hamadou, le ministre togolais du Travail, de l'Emploi et de la sécurité sociale, dans la capitale togolaise.
Il a tenu ces propos à l'ouverture d'un atelier de cinq jours pour la validation de l'analyse de la législation et de la pratique nationale relative à l'application de la convention 187 de l'OIT sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail.
Selon le ministre Hamadou, s'il est vrai que des progrès notables ont été accomplis dans de nombreux pays dont le Togo, il n'en demeure pas moins vrai que de problèmes majeurs persistent.
Dans ce contexte, le Togo a sollicité l'appui du BIT pour améliorer sa législation et sa réglementation en la matière, a-t- il ajouté.
Le ministre Hamadou souligne que c'est à un moment où le Togo a engagé de grandes réformes engagées et tenu les états généraux de la sécurité et santé au travail qui ont permis l'adoption d'un document cadre contenant les principales recommandations à mettre en oeuvre pour améliorer la santé et la sécurité des travailleurs togolais.
A effet, l'atelier regroupe des représentants des travailleurs, des psychologues, des représentants de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) et du patronat qui examinent les normes de l'OIT en matière de sécurité et santé au travail, la convention n°187, le système de sécurité et santé au travail du Togo, ainsi que la sécurité et santé au travail d'un point de vue pratique.
Selon Cécile Balima-Vittin, spécialiste des normes internationales du travail au bureau de l'OIT à Dakar, la sécurité et santé au travail visent, notamment, à maintenir le plus haut degré possible de bien-être physique, mental et social des travailleurs et à protéger les travailleurs contre les dangers qui menacent leur santé.
Chaque Etat qui ratifie la convention doit développer, en consultation avec les organisations d'employeurs et de travailleurs les plus représentatives, une politique nationale, un système national et un programme national de sécurité et de santé au travail, a-t-elle précisé.