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Liberté N° 1680 du 16/4/2014

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Vision Togo 2030 sans l’alternance ?
Publié le vendredi 18 avril 2014  |  Liberté


© Savoir News par DR
Kako Nubukpo, ex -directeur exécutif du Centre Autonome d’Etudes et de Renforcement des Capacités pour le Développement au Togo (CADEREDT).


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« L’histoire démontre que la liberté d’esprit n’a pas pu se développer nulle part sans liberté politique » (Fredik Cygnaeux)

« Vision Togo 2030 », tel est le nouveau processus d’élaboration du plan de développement du Togo à l’horizon 2030 lancé avant-hier par le gouvernement togolais. Selon le représentant de l’exécutif togolais, Ahoomey-Zunu Séléagodji procédant au lancement, ce processus témoigne de l’engagement du gouvernement à lutter contre la pauvreté dans ce pays « même si l’incidence de la pauvreté au niveau national est passée de 61,7% en 2006 à 58,7% en 2011 », nuance-t-il lui-même.

Le décor de de ce nouveau processus ainsi planté, il ne faut pas se leurrer. Il s’agit d’une nouvelle fanfaronnade qui n’existe que pour endormir « les pauvres togolais », et il ne faut pas en douter.

Objectifs du millénaire pour le développement (OMD); Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE) et son parrain le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP)…ont beau promettre monts et merveilles, le Togo se retrouve comme à la case départ. Lorsque l’on fait le tour de tous ces processus, documents et autres stratégies, qu’est-ce qui a au juste bougé dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations togolaises ? Rien, sinon que des catalogues de bonnes intentions.

Vouloir creuser les problèmes sociaux fondamentaux et en trouver des solutions idoines en marginalisant les questions politiques majeures, comme dans le cas du Togo, c’est en vérité laisser la proie pour l’ombre. Car, on a beau proposer tous les meilleurs plans et stratégies de développement, aussi efficaces que le très légendaire Plan Marshall pour le Togo, il n’y aura guère de résultats concluants. Et c’est peu de le dire. Peut-on encore incarner les aspirations des Togolais lorsqu’on est toujours dans les hold-up up électoraux, les achats de conscience et la mauvaise gouvernance comme Faure Gnassingbé ?

Le mal togolais est même plus profond que les différentes propositions contenues dans ces documents que l’on vante aux yeux des Togolais comme un sacré sésame. Disons plutôt que ces stratégies, dont la toute nouvelle « Vison Togo 2030 », défendue à bout de bras par le ministre de la Prospective et de l’Evaluation des Politiques Publiques, Kako Nubukpo, ne sont que « l’opium du peuple togolais » pour paraphraser Karl Marx. Parce qu’au lieu de toucher positivement le quotidien du Togolais et participer à l’amélioration de son niveau de vie, elles gangrènent et rongent sa vie, toute exagération réservée. On ne peut guère envisager un autre Togo sans parler d’alternance. Celle-ci porte de fait en elle, les germes de renouvèlement et de transformation de la société.

On en vient alors. Quand alternance démocratique il y a, « Vision Togo X an », il y aura. Tous ces stratégies, processus, etc. proposés ne suffisent pas. Il faut qu’ils aillent de pair avec une alternance politique. Si en effet la démocratie est le pouvoir du peuple, reste à savoir d’où vient le pouvoir et ce qu’est un peuple, son ardente aspiration.

Ivan Xavier Pereira

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