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54 ans d’indépendance du Togo / Nicodème Habia, ancien député : « Le Bilan est plus que négatif et pas grande chose de manière significative »
Publié le lundi 28 avril 2014  |  Ici Lomé


© Autre presse
Nicodème Habia, ex député exclu de l’UFC


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Le Togo célèbre le 27 avril prochain, le 54ème anniversaire de son accession à la souveraineté nationale. Cette fête sera célébrée à Lomé mais sous quel signe ? Certainement des activités disparates seront organisées par les héritiers de cette liberté retrouvée. Il s’agira pour certains de défilé, pour d’autres des manifestations de rue alors que d’autres encore opteront pour des cultes et prières et aussi des activités sportives et culturelles. Ancien député UFC mais exclu de ce parti au lendemain des élections législatives pour avoir dit tout haut ce que les autres pensent bas, l’homme reste toujours fidèle à la lutte pour l’alternance politique au Togo. Approché, Nicodème Habia, a accepté volontiers répondre aux questions portant aussi bien sur le bilan de l’indépendance du Togo et sur la situation politique togolaise dans son entièreté. Constatant que les 54 ans n’ont pas servi à grand-chose, il juge que l’alternance est la seule voie pouvant permettre un réel décollage de ce pays comme pensé par les artisans de l’ « Ablodé ». Mais seulement qu’à la différence de certains qui misent gros sur 2015, il fait une analyse qui propose une période transitoire pour sortir le pays de la crise.

Lecture !

27 avril 1960, 27 avril 2014, le Togo célèbre dans quelques jours le 54ème anniversaire de son accession à la souveraineté nationale. Que vous dit cette date ?

Cette date de 27 Avril 1960, me rappelle les énormes sacrifices consentis par nos arrières grands-parents pour sortir notre pays du joug des colonisateurs et de leurs complices. Mais la question qui reste posée est relative à la jouissance effective de cette indépendance au plan du développement et des progrès sociaux. D’où la nécessité pour notre génération de continuer la lutte pour relever le défi vis-à-vis de nos détracteurs en internes en fin de permettre à chaque Togolais de jouir des fruits réels de cette indépendance.
On connait l’attachement que vous portiez à la célébration de cette date lors que vous étiez encore dans l’UFC, parti qui se réclamait une émanation de ceux qui ont lutté pour cette indépendance.

Aujourd’hui que vous n’y êtes plus, comment allez-vous célébrer cette date ?

J’ai toujours accordé une importance capitale à cette fête même loin de mon pays. J’ai souvent mesuré l’importance de l’acte que nos aïeux avaient posés en ses périodes de colonisation et la détermination qui les avaient tous animés à se mobiliser pour l’indépendance du Togo et ce, malgré la souffrance de l’heure. Moi-même, je suis issu d’une famille qui a porté les vertus de liberté et de l’indépendance, c’est un engagement atavique (héréditaire-ancestral).

Si on vous demandait aujourd’hui de dresser un bilan de la gestion du Togo durant ces 54 ans, que peut-on retenir ? Le Togo est-il en évolution où en recul ?

Le Bilan est plus que négatif et pas grande chose de manière significative ces dernières années.
Tout ce qui se fait en ce moment-ci est fait d’une manière à ce que les générations futures aient plus de difficultés à faire face aux besoins fondamentaux immédiats ; ceci est dû aux endettements pharaoniques. Si nous faisons la comparaison avec le Bénin, qui a eu son indépendance au cours de la même année de 60. C’est un pays qui a connu un coup d’Etat comme le Togo, il a été dirigé par un militaire comme le Togo, il a aussi connu une conférence nationale comme le Togo, en aucune manière une seule famille ne considère guère ce pays comme un porte monnaie.
Ce qui inévitablement impose une alternance qui doit permettre une nouvelle conception de l’organisation de l’Etat et d’une gestion rigoureuse des biens publics.

Que faire alors pour corriger le tir ou pour faire mieux ?

Pour corriger le tir ou faire mieux, il faut qu’il y ait un changement de régime, une alternance politique et ça ‘‘urge’’.
Deux échéances tiennent à cœur aux Togolais dans les mois à venir. Il s’agit des élections locales et de la présidentielle. Quelle importance doit revêtir ces deux scrutins pour le pays dans sa marche vers le développement et l’instauration d’un Etat de droit comme l’a rêvé les acteurs de l’indépendance du Togo ?
Les deux échéances revêtent d’une importance capitale pour toute nation.
Mais dans la situation du Togo, les réalités sont autres et nos idées vont vers une période transitoire pour résolument faire sortir le pays de cette crise qui perdure.
Vu les atermoiements au sein de l’opposition politique togolaise, au sortir des législatives et qui se sont poursuivis, d’aucuns disent que le jeu est plié en faveur du parti au pouvoir. Vous, en jetant un regard sincère sur la classe politique togolaise, y a-t-il matière à espérer l’alternance au Togo d’ici à 2015 ?
S’il doit avoir matière à espérer pour une alternance politique en 2015, il faut qu’il y ait une transition ;
Au cas contraire pas d’espoir.
Entre ces deux scrutins, celle qui mobilisera certainement plus les Togolais sera la présidentielle. S’il vous est donné de dresser le profil du prochain candidat de l’opposition pour faire face à celui du parti au pouvoir, quelles doivent être les capacités et potentialités de ce dernier ?
Certes l’opposition dans son ensemble a besoin d’un candidat unique. Je ne crois pas que le moment soit propice pour définir le profil de ce candidat. Toutefois les réflexions peuvent continuer dans ce sens en aparté dans tous les états-majors des partis politiques avec à l’idée qu’ils sont en train de jouer leur ultime cartouche.

Parlant de vous, après votre exclusion de l’UFC au cours de l’année dernière, votre avenir politique a du mal à se dessiner. Vous ne parlez plus qu’au nom d’une association qui fait dans l’humanitaire et qui ne réagit que quelques rares fois sur des questions d’ordre politique. Un parti politique est annoncé et il peine à venir. Des couacs ?

Monsieur le journaliste, c’est votre appréciation et conception de la chose. Moi, je suis toujours sur le terrain politique et social.
Parlant de ce parti politique, quelle sera la coloration de cette formation, et qu’est-ce qui est fait jusqu’à ce jour ?
Prenez votre mal en patience ; vous serez informé au moment opportun.

Un message poignant à l’endroit des Togolais à la veille de ce 54ème anniversaire du Togo ?

Nous devons reconnaître que nos ancêtres nous ont déjà fait l’essentiel, à nous maintenant et surtout la jeunesse togolaise de se mettre en ordre de bataille pour reprendre le flambeau de l’indépendance pour une alternance politique et pour l’instauration de la vraie démocratie.
« La nuit est longue mais le jour vient ». La lutte continue !

Je vous remercie.

Réalisée par G.K, Lomé



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