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TOGO: Les acteurs ont échangé autour des médicaments génériques
Publié le samedi 7 juin 2014  |  Le Télégramme du Togo




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Différencier les médicaments génériques des médicaments de la rue et amener les prestataires à prescrire les médicaments génériques aux patients, tels sont entre autres objectifs qui ont amené la CAMEG et la direction des
pharmacies, à initier ce vendredi à Lomé un forum d’échange et de discussion entre les acteurs.
Constatant qu’il est difficile de concevoir notre système de santé
sans les médicaments et prenant en comptant les difficultés financières
des populations togolaises, les principaux responsables jugent opportune
l’option des médicaments génériques qui, au contraire ne sont pas
illicites, mais respectent les normes requises même si son coût d’achat
est moindre.
Ainsi faisant la différence entre les génériques et les médicaments
de la rue, la Directrice générale de la CAMEG (Centrale d’Achat des
Médicaments Génériques), Dr Assih Mamessilé, a révélé que « les
médicaments de la rue sont illicites, échappent au contrôles ». Ce qui
visiblement n’est pas le cas des médicaments génériques, qui, toujours
d’après cette dernière, « sont réglementés et tracés ». Pour Dr Assih,
lorsqu’on parle de produits génériques, il faut aller comprendre que
c’est une copie de l’original respectant la qualité et qui n’est conçu
que lorsque 30 ans après, le brevet de production de ces produits est
tombé dans le domaine public. Toutefois, malgré la tombée du brevet dans
le domaine public, celui qui en produit les génériques de ces produits
brevetés ont obligation de produire une substance soumise à contrôle et
réglementée.
En terme clair, les génériques sont de loin différents des
médicaments de rue même si par amalgame, les prestataires jugent les
deux types de médicaments comme étant de mauvaise qualité. Ce sont là
quelques unes des certitudes et autres inquiétudes que, à en croire le
Directeur des Pharmacies, Dr Atany Bernardin Nyassa, l’on a voulu
partager au cours des travaux. Toujours d’après lui, l’on ne saurait se
défaire des génériques qui malgré la qualité n’a rien à envier à
l’original, quand on sait que dans les priorités de l’Etat, il y a cette
question de prise en charge de la majorité des populations.
Ont pris part à ces discussions qui ont eu pour cadre l’une des
salles de conférence de l’ENAM à Lomé, des directeurs préfectoraux de la
santé, des responsables des unités de soins, des hôpitaux et surtout
des prestataires.
Cette nouvelle sensibilisation des acteurs de la santé, surtout les
prestataires, aura, au cas où elle venait à porter ses fruits, le mérite
de soulager considérablement les ménages dont 52% des dépenses sont
destinés aux soins de santé, selon le l’étude des Comptes nationaux de
la santé (2008-2009).

G.K, Lomé (Telegramme228)

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