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Togo : Ses voisins bandent les muscles jeudi contre son éventuelle inculpation, Pascal Bodjona leur dira «coucou»
Publié le jeudi 7 aout 2014  |  Afrika Express


© aLome.com par Parfait
Pascal BODJONA entouré de ses avocats.


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A la suite du rejet de son pouvoir en cassation, par la Cour suprême, il y a deux semaines, la menace d’une éventuelle inculpation plane, sur l’ancien ministre d’Etat Pascal Bodjona. Une éventualité que n’envisage guère le voisinage de l’ex Directeur du Cabinet de Faure Gnassingbé. Un sit-in de dénonciation d’un acharnement contre leur illustre voisin est annoncé pour demain devant le domicile du l’ex ministre… qui leur fera un coucou !



Ex puissantissime ministre togolais, ancien directeur de cabinet du président de la République, longtemps très influent baron du régime, Bodjona est définitivement rentré en disgrâce vis-à vis de Lomé 2, à la faveur de l’affaire d’escroquerie internationale. Dans l’Emiragate, une affaire dans laquelle sa culpabilité n’a jamais pu être établie, est apparue au grand jour suite à des plaintes déposées par l’homme d’affaire émirati, Abass Al Youssef contre le présumé escroc Sow Bertin Agba, et Pascal Bodjona de même que le Français Loïk Le Floch Prigent. Entendu, au départ comme témoin, l’ex ambassadeur du Togo dans la capitale américaine, est sur le point d’être de nouveau inculpé.


Il y a de cela quelques jours, dans un point de presse co-animé avec le collectif de ses avocats, le natif de Kouméa annonçait, non pas sa retraite politique mais, son intention de ne plus « retourner dans son ancienne maison dans laquelle on l’attendrait avec de flèches empoisonnées ».

Une déclaration interprétée de mille manières par la presse togolaise dans son ensemble qui semble avoir compris que l’ex bras droit du régime se pose en véritable adversaire contre son camp d’hier. C’est dans ce contexte qu’est intervenu, il y a deux semaines, le rejet par la Cour suprême de Lomé, de sa demande de pourvoir en cassation. Un rejet qui semble être compris par les « partisans » de l’ex militant de Unir, le parti au pouvoir, comme « le début d’une manœuvre contre l’homme en vue de lui couper de l’herbe sous le pied » dans l’éventualité d’un combat politique à l’heure où le Togo se prépare pour les prochaines présidentielles en 2015.

Du déjà vu….


Il est plus qu’évident, au regard des dernières évolutions du dossier dans l’affaire d’escroquerie internationale, et comme le confirment certains analystes, que l’on court vers une nouvelle inculpation de Pascal Bodjona. Comme en 2012, après son arrestation, son voisinage se mobilise pour, dit-on, « l’extirper des griffes de la justice togolaise ». Selon un article publié par un de nos confrères « des jeunes des quartiers proches du domicile de l’ancien ministre togolais de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona, à savoir Agbalépédo, Cacavéli, Adidoadin, tous de la banlieue nord de Lomé la capitale togolaise, s’organisent pour signifier à qui de droit leur désapprobation de l’acharnement judiciaire dont ce dernier fait l’objet depuis déjà trois ans. ».

Selon toujours le confrère, on pouvait lire sur des murs de ces quartiers, des affiches qui convient les riverains à « un sit-in de soutien à Pascal Bodjona, devant son domicile ». Et une date est avancée, « le 07 août 2014 à 8 h ». S’il n’ a plus aucune incertitude sur la tenue de cette manifestation, il n’en demeure pas moins sur l’issu. Le 1er septembre 2012, ce fut un accrochage violent entre ces jeunes et les forces de l’ordre qui a précédé l’interpellation du Ministre, dans le cadre de l’instruction de l’affaire dite d’escroquerie internationale.

Une semaine plus tard, pour son transfèrement à la gendarmerie nationale, et à la faveur d’un mouvement organisé par le mouvement Martin Luther King, se sont de nouveaux les pluies de gaz lacrymogènes qui ont dissipé une foule nombreuse qui s’étaient massées devant cette même gendarmerie. C’est dire à quel point les manifestations de soutien à l’ancien bouillant militant du Hacame, un mouvement estudiantin des années 1990 et craint pour sa radicalité, sont souvent émaillées de heurts entre force de l’ordre et manifestants.


Et qu’en pense le ministre ?



Depuis son interpellation en septembre 2012, les mouvements de soutien à Pascal Bodjona n’ont pas cessé de voir le jour. Depuis son Kouméa natal au quartier de sa résidence, qui porte d’ailleurs déjà son nom, les mouvements de soutien à l’ex militant de Unir ne manquent pas d’occasion pour se faire entendre.


Si pour les détracteurs du Ministre, on évoque une manipulation orchestrée par des proches de Pascal, dans le camp en face, on se félicite de cette popularité tout en rejetant ces accusations. « Il faut comprendre que ces regroupements de jeunes en faveur du Ministre Bodjona sont une initiative personnelle des jeunes. C’est vrai qu’après ils ont cherché à nous contacter mais je tiens à vous dire que ni le Ministre, ni ses collaborateurs ne coordonnent ou n’organisent quoi que ce soit. Il est vrai qu’en tant qu’homme politique, le Ministre ne peut que se féliciter de ses soutiens car un jour ou l’autre il aura besoin d’eux, mais il n’est ni de près ou de loin mêlé à ces organisations » nous a confié aujourd’hui par téléphone, une voix autorisée qui a toujours fait office d’intermédiaire entre les médias et le Ministre Pascal Bodjona.


« Le Ministre Pascal Bodjona est au courant de cette manifestation. Nous avons été informés aussi, comme vous, de la tenue de cette manifestation demain et nous prenons acte. Nous sommes dans un pays de droit où tout le monde est libre de faire ce qu’il veut. Demain, il sortira pour les saluer» a ajouté ce journaliste proche du ministre. Dans la foulée, le premier vrai mouvement de soutien a vu le jour, Fan Club Pascal Bodjona qui affiche ses pancartes dans la ville avec un numéro de téléphone. « Nous constatons l’initiative et si un jour, le ministre doit refaire surface politiquement, c’est un atout » a confié à Afrikaexpress ce proche qui ajoute, « ce n’est pas notre initiative» .



Considéré par beaucoup d’observateurs de la vie politique togolaise comme un véritable animal politique, Pascal Bodjona, continue d’entretenir le flou sur ses réelles intentions politiques. Si le divorce avec son ancien parti Union pour la république (Unir) est consommé, il n’en demeure pas moins sur l’avenir de son combat politique. Fera t-il cavalier seul ou rejoindra t-il une formation politique de l’opposition. C’est la grande interrogation au Togo. Il connaît la réponse mais veut laisser passer le temps. Comme à son habitude.
Retrouvez vendredi un portrait consacré à Pascal Bodjona et sa nouvelle vie sur afrikaexpress.


Mawulikplimi AMEGEE


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