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J.-P. Fabre accuse Faure G. d’un détournement de 8000 milliards en 6 ans
Publié le mardi 2 septembre 2014  |  AfreePress


© Autre presse
Rencontre Faure Gnassingbé - Jean-Pierre Fabre


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Selon le président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, la principale raison du refus de Faure Gnassingbé de faire les réformes politiques est que 9 233,5 milliards de francs CFA sont illicitement sortis du pays entre 2002 et 2011.

Entre 2005 et 2011, c’est-à-dire sous Faure Gnassingbé, a-t-il ajouté, 8 233 milliards de francs CFA sont illicitement sortis du pays.

L’information a été donnée par M. Fabre ce mardi à Lomé, lors d’une conférence qu’il a animée sur le rapport rendu public en décembre 2011 par l’ONG américaine Global Financial Integrity (GFI) sur les flux financiers illicites sortis des pays en développement.


Ces montants « détournés » couvrent largement le déficit budgétaire, le produit Intérieur brut (PIB) et les dépenses du pays représentent en moyenne moins de 20% des fonds sortis illicitement.

Selon le député ANC, « avec cet argent, le Togo aurait pu éviter de voter des budgets avec des déficits qui font croître d’année en année la dette intérieure et extérieure. Le Togo aurait pu payer plus de deux fois la totalité de sa dette, si les flux illicites sortis du pays rien qu’en 2008, soit 2 235 milliards de francs CFA avaient atteints le trésor public ».

En conséquence, soutient Jean-Pierre Fabre, la responsabilité de la pauvreté, de la misère et du dénuement total de la population est «imputable» au système au pouvoir en place.

«Le Togo est loin d’être pauvre mais il a été appauvri par un régime archaïque et réfractaire à tout changement », a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Fabre a tenu pendant son développement à rappeler que ces fonds « illicites » sortis du pays ne prennent pas en compte « les flux illicites internes ». Selon lui, des centaines de milliards ont été détournés à la Banque Togolaise de Commerce et d’Industrie (BTCI), à la société d’Etat de téléphonie mobile Togo Telecom. Il a signalé l’existence des «malles», des « coffres-forts », des marchés publics illégalement attribués, les surfacturations et les sous-facturations.

« Au lieu d’instruire les institutions d’investigation, de recherche ou de contrôle, à l’effet de traquer et d’endiguer le phénomène, les autorités togolaises préfèrent régler des comptes politiques en lançant à la police, la gendarmerie et à l’Agence nationale de Renseignement aux trousses d’honnêtes citoyens et de leaders politiques concurrents », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, propose-t-il, les populations doivent se mobiliser massivement pour mettre fin à « plus de 50 ans de pillage, d’incurie et d’irresponsabilité ».

Pour cela, il faut une force politique à même d’apporter de « vraies solutions » aux préoccupations des populations, une force politiques responsable et de « grande stature » qui sortira le peuple togolais des « profondeurs du désespoir » pour les conduire « à la lumière de l’espérance », a-t-il suggéré.

GFI est un organisme américain qui, dans son rapport de décembre 2011 a révélé que plusieurs mille milliards sont sortis illicitement des pays en développement, dont le Togo qu’il avait placé au 40ème rang sur les 144 pays les plus corrompus.

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