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Des experts dénoncent l’attribution à Bolloré du deuxième terminal à conteneurs d’Abidjan
Publié le lundi 8 septembre 2014  |  Agence Ecofin


© aLome.com par Parfait
Les travaux de construction du 3ème quai du port autonome de Lomé lancés par le Groupe Bolloré, sont presque terminés et seront livrés en octobre 2014


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Le journal Le Monde et RFI ont révélé ce jour les conclusions des experts mandatés par la commission de la concurrence de l’UEMOA : ils donnent entièrement raison au ministre ivoirien du Commerce Jean-Louis Billon et jugent, comme lui, que cette attribution a créé une situation « assimilable à un abus de position dominante ».

Déjà attributaire du premier terminal, le groupe Bolloré est parvenu à obtenir la concession du second terminal alors que l’appel d’offres visait explicitement à créer une situation de concurrence : « L'exploitation du terminal se fera dans un cadre concurrentiel, notamment avec le terminal à conteneurs actuellement exploité au port d'Abidjan.», était-il annoncé.

Cette attribution surprise avait alors provoqué le mécontentement des opérateurs portuaires concurrents, dont le philippin ICTSI qui a porté plainte auprès de l’UEMOA.

Le document révélé par les médias parisiens ne reflète, à ce stade, que l’avis des experts mandatés. Reste maintenant à l’UEMOA à clore son enquête et à prendre sa décision.

On se rappellera toutefois la sortie tonitruante de M. Billon en juin 2013 : « L’idée de départ était d’ouvrir à la concurrence le port d’Abidjan et on finit avec un supermonopole multiplié par deux.

Ce n’est pas une bonne chose pour notre économie. On aurait voulu brider l’économie ivoirienne, on ne s’y serait pas pris autrement. C’est une situation que je regrette profondément (…) Grâce à ce monopole, Bolloré se permet aussi des pratiques anticoncurrentielles, comme les ventes liées : l’armateur CMA-CGM, par exemple, n’a pas d’autre choix que de sous-traiter à Bolloré la manutention de ses navires. Je me demande pourquoi, chaque fois qu’on arrive sous les tropiques, on se permet ce qu’on ne ferait jamais chez soi ?».

Très remonté M. Billon avait alors évoqué ses soupçons : « En 2004, quand je critiquais vivement le contrat sur le premier terminal, j’avais été approché par quelqu’un du groupe Bolloré. Cette personne m’avait fait des propositions pour que je révise ma position, mais je n’avais pas cédé. Je ne serais pas surpris si demain on me disait qu’il y a eu des problèmes de gouvernance dans l’attribution du deuxième terminal ».

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