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Non ! Faure Gnassingbé ne doit pas pouvoir braver la volonté du peuple togolais
Publié le mardi 2 decembre 2014  |  letogolais


© aLome.com par Parfait
M. Godwin TETEH, écrivain et membre Politique de l’ANC


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NON !!! FAURE GNASSINGBÉ NE DOIT PAS POUVOIR BRAVER LA VOLONTÉ DE L’ÉCRASANTE MAJORITÉ CONSCIENTE DU PEUPLE TOGOLAIS

« Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : La première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. » Karl Marx.

On savait, depuis belle lurette, que si notre illégal et illégitime rotelet Faure Essozimna GNASSINGBÉ a fait tout et continue à tout faire pour empêcher les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales prescrites par l’Accord Politique Global (APG) du 20Août 2006, c’est simplement parce qu’il tient mordicus à briguer un troisième (et pourquoi pas un énième ) mandats présidentiels. Et ce, contrairement à ce que commande l’article 59 de notre Loi Fondamentale du 14 Octobre1992, qui stipule : «En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats». Rappelons que cette Loi fondamentale a été plébiscitée « à plus de 99,17% » (Cf. Journal "LE CORRECTEUR", N°566 du 27 Novembre 2014, p.5)

Mais voici que deux événements majeurs viennent juste de plonger Faure E. Gnassingbé dans un état cauchemardesque : (i) la révolution burkinabé qui a renversé le pouvoir de Blaise Compaoré en deux jours seulement (30 et 31 octobre2014), (ii) la gigantesque marche organisée par le CAP - 2015 (Combat pour l’Alternance Politique en 2015) dans des rues de Lomé en date du vendredi 21 novembre de cette même année.

En effet, comme suite à ces deux événements particulièrement traumatiques pour lui, « le fameux » fils du fameux « général » Gnassingbé Eyadéma est devenu du coup fébrile ; il est, pour ainsi dire, entré en une espèce de transe; il se démène comme un noyé qui essaie de s’accrocher à un brin de paille... Le 22 novembre 2014, face à M. Jean-Pierre Fabre. (Chef de file de l’opposition togolaise), et comme s’il a perdu toute sérénité, il s’écrie « Le Togo n’est pas le Burkina (…). Est-ce que je peux aller aux élections ? » Et d’ajouter : « Vous voulez toujours imposer votre point de vue sans en avoir les moyens ». Mieux, narguant le Peuple togolais, ce roitelet bourré d’ambition malsaine va au Ghana proférer, le 25 novembre courant, ce qui suit : « Tout ce que je peux vous dire, c’est que la constitution en vigueur sera rigoureusement respectée ».




Une manière de lancer un ballon d’essai ?! Une façon de tâter le pouls ou de prendre la température du Peuple togolais ?! Lui seul sait. Mais toujours est –il que, N’EN DÉPLAISE À M. FAURE GNASSINGBÉ, LE TOGO S’APPARENTE BEL ET BIEN AU BURKINA FASO !

Oui ! Voici ce que Blaise Compaoré aussi racontait, lorsqu’on lui parlait du cas tunisien : « On évoque, avec des pincettes tout de même, la chute de Ben Ali en Tunisie. Un régime supposé tout-puissant qui s’est effondré en quelques heures. Le président conteste la parallèle : « Au Burkina, nous avons une démocratie, des journaux, des élections transparentes, des contre-pouvoirs, des partis politiques. Les situations sont très différentes… » (Cf. Journal AFRIQUE MAGAZINE (AM), n° 350 de novembre 2014, p.40). Il va dès lors sans dire que Faure Gnassingbé gagnerait ( !) à prendre l’attache de son mentor burkinabé aujourd’hui en cavale tel un vulgaire malfrat…

Lorsque le fils de Gnassingbé Eyadéma, dans une colère bleue, déclare que nous autres, combattants togolais de la liberté, nous n’avons pas les moyens de nos légitimes aspirations, il veut dire, à n’en pas douter, que lui dispose d’une armada prétorienne, clanique, de milices stipendiées, des deniers publics du Togo, de la Justice, des médias officiels, de la diplomatie, de l’Administration, etc, de la Terre de nos Aïeux ... Et donc qu’il peut nous écraser ( !) si nous tenons à lui barrer la route d’un troisième mandat présidentiel.

Mais nous nous devrons d’empêcher - par tous les moyens légitimes à notre portée - Faure Essozimna Gnassingbé de briguer un troisième mandat présidentiel. Nos juristes émérites ont déjà, à suffisance, démontré la justesse de cette position. Qu’il me soit donc permis de gloser encore seulement un tantinet soit peu là-dessus.

Primo, c’est, comme tout le monde le sait, par une flagrante et pure forfaiture que Gnassingbé Eyadéma s’est maintenu à la tête de l’État togolais en 2003- 2005.

Secundo, nous connaissons aussi pertinemment la façon tout à fait rocambolesque, comi-tragique, illégale et illégitime, dont Faure Essozimna Gnassingbé a été propulsé aux rênes du pouvoir d’État en 2005 !!! et en 2010 ! En d’autres termes, laisser ce roitelet briguer un troisième (et pourquoi pas un énième) mandats présidentiels reviendrait à accepter la transformation de la République Togolaise en monarchie héréditaire des Gnassingbé…

Tertio, quant à la mythologie de « la majorité silencieuse » que le RPT/UNIR a traînée dans certaines artères de la même ville de Lomé… ce même jour du vendredi 21 novembre 2014 …, cette entité sociale ne représente aucune force politique. À la vérité, ce ne sont nullement de pauvres individus analphabètes, politiquement inconscients, alimentaires, affamés systématiquement à dessein… puis achetés chacun avec un billet de banque de 2000 (deux mille) francs CFA (3,05€) aussi flambant neuf soit-il, qui font l’Histoire. Ce sont, à coup sûr, les éléments conscients…de la société qui font l’Histoire.

Quarto, assurément, Faure Essozimna Gnassingbé se fourvoie lourdement s’agissant de son appréciation des manifestations populaires à répétition qui se déroulent dans notre pays depuis sa deuxième usurpation du pouvoir d’État en 2010. À ce sujet, que le lecteur veuille bien prendre connaissance des lignes-ci, de "AM" déjà cité, p.41, concernant Blaise Compaoré : « Son entourage accentue cette sensation d’aissance, de risques limités. Clairement, l’équipe du patron baigne dans un étrange excès de confiance. Comme aveugle au pays qui l’entoure. Un de ses proches nous confie : « En Afrique, la rue ne prend pas le pouvoir, on n’a jamais vu cela. » Un autre proche nous fait part d’une analyse imparable : « Le président tient l’armée, il tient le parti, il tient le système des chefferies populaires. Les campagnes sont fidèles. Les élites ne prendront pas le risque du chaos.»

Pato, pour ce qui est des Forces Armées Togolaises (FAT), des milices éyadémao–gnassingbéennes, la roue de l’histoire tourne … chaque jour que Dieu fait ! « Le pouvoir « absolu » n’est qu’une illusion temporaire. Et l’Afrique a changé. Elle se transforme .Par une succession de mouvements profonds et de crises, elle évolue vers un modèle à la fois authentique et moderne de gouvernance. » (Cf. " AM" précité, p.43.)


En tout état de cause, le roitelet mégalomane aux pieds d’argile Faure Essozimna Gnassingbé vient de se déshabiller lui-même !!!

Il est à présent nu ! « Un serpent découvert ne mord pas » (Diction Kabiyè) .Mais il est rendu comme fou par Jupiter qui a décidé de le perdre ! Nous nous devons cependant de l’empêcher de nuire, puisque tout fou peut toujours nuire !!! Nous nous devons de l’empêcher de mettre à feu et à sang !!! notre beau petit pays : le Togo. Nous nous devons de l’empêcher de jouer sa comi-tragédie jusqu’au bout !!!
Peuple Togolais, comme un seul homme, levons –nous pour dire HALTE- LÀ !!! à Faure Essozimna Gnassingbé !

Lomé, le 27 Novembre 2014


Godwin Tété

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